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05/01/2010

Ch. 11 - Un paria chez les "bien-portants"

&

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

__

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante du rêve qui a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui a cependant été imposée par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

CHAPITRE 11 - TEL UN PARIA.

 

TABLE DES REPÈRES DU CHAPITRE - {11.1} Trop dure retour à la réalité de la situation du convalescent en sursis de rechute, dans un monde de bien-portants qui craignent la contagion - le refuge de la « chaise-longue » devenue bureau-chaise - {11.2} Le devoir de reconnaissance me lie à l’Église - {11.3} L’émancipation des lectures en provenance de la bibliothèque communale - {11.4} Je rêve d’un « paradis sur terre » où tout est planifié sans les aléas de l’existence -


{11.1} J’étais censé guéri.  L’étais-je réellement ?  A cette époque-là, on ne se rétablissait pas de la tuberculose : on était en «rémission ».

 

Cela voulait dire qu’on risquait à tout moment de rechuter, d’être contagieux et de retrouver l’univers concentrationnaire des « sanas », pour finalement y mourir.

 

Aussi l’entourage se méfiait-il et prenait-il les plus grandes précautions. En retrouvant ma famille et mon environnement social, je réalisai que je venais d’un monde d’exclus, antichambre du mouroir.

 

Le médecin de Montana m’avait bien dit, lors de son dernier examen, qu’il n’était pas question de « lâcher » le pneumothorax afin d’éviter que les plèvres ne se recollent, se ménageant ainsi une possibilité d’intervention en cas de rechute.

 

L’intermède douloureux du petit trocart enfoncé dans un thorax qui n’aimait pas ça du tout, resterait dès lors au programme de mes « réjouissances » hebdomadaires.  En Italie, George et moi devions «  discrètement » trouver le praticien qui nous l’infligerait.

 

Cette précarité me révoltait et la tête dans le sable, je la refusais, refoulant ce statut de convalescent en sursis de rechute dont l’avenir s’annonçait sombre et peu engageant…

 

Mais j’étais animé d’une telle foi dans la vie,  d’un tel besoin d’exister, que j’étais déterminé à me battre inlassablement.  A l’instar de mes deux amis, George et Christian, j’étais décidé à dévorer la vie à pleines dents.  Ils m’avaient gagné à la cause de l’idéal et du beau avec un enthousiasme à soulever  l’Himalaya.

 

Mon premier « bain » dans le noyau familial eut l’effet indigeste de la « bombe glacée » qui vous encombre le ventre.

 

C’était l’époque des grandes vacances scolaires et mes frères avaient été « écartés » dans la famille.

 

Une chaise longue en rotin m’était réservée dans un coin de la pièce de séjour. Effondré et humilié, je fus forcé d’accepter la situation dégradante du « grabataire » qu’on vient charitablement visiter.


Moi qui sortais d’une épopée éreintante en Italie et qui depuis près de six mois bénéficiais à Montana, d’un statut spécial que je mettais à profit pour me rendre utile ou batifoler à ma fantaisie.

 

A la défense de mon milieu familial, dans un contexte d’époque, il faut préciser que cette maladie très contagieuse faisait des ravages dans les familles qui en étaient victimes (c’était plus grave que le sida maintenant et beaucoup plus contagieux).

 

On considérait « l’échappé » des sanas en sursis de rechute. De plus, l’aréopage des oncles et tantes,  constatant que je n’avais pas du tout la « bonne mine » qui s’imposait après deux ans de séjour dans les miraculeuses montagnes suisses, jugeait que l’intermède transalpin était une folie qu’il fallait à tout prix réparer.

 

Les visites « obligées », faussement chaleureuses, des tribus  collatérales de Bruxelles, me restent dans la gorge, comme le harpon dans celle d’un squale.

 

Je les vois tous, ramassés dans un coin, (j’exagère à peine), les enfants me zieutant comme une bête dangereuse.  Cela fait très mal… !

 

Le chef de tribu se sentait obligé de me questionner sur mes voyages en se livrant  à quelques boutades qui se voulaient humoristiques. Les autres y répondaient en s’esclaffant bruyamment : ça détendait l’atmosphère, mais ça puait la gêne. Ils sont partis rapidement, prétextant je ne sais trop quelle raison.

 

Heureusement, le bon remède du temps qui passe, de l’habitude et ma patiente détermination arrangèrent tout. Pour rassurer mon monde, je jouais au gars plein de projets qui ne tient pas en place.

 

Seul, pourtant, je m’affalais dans ma chaise-longue, vidé.  Je l’avais transformée en siège de travail en l’estropiant de son appui-jambes.

 

C’était devenu un « bureau-chaise » dont les appuie-bras soutenaient une planche de travail. Cette solution était aussi un bon prétexte pour libérer l’unique table de notre pièce de séjour.

 

Ce siège en rotin devint, dans un premier temps, mon petit univers bruxellois.  En cachette, je m’y reposais avec délectation en abaissant le dossier et en m’étendant pour « récupérer ».


{11.2} L’avenir se présentait contradictoire et nébuleux : d’une part, prisonnier du devoir de reconnaissance, j’étais condamné au sacerdoce.  (A Gentinnes et à Montana, j’avais bénéficié d’avantages financiers importants qui me liaient à l’Eglise.), d’autre part, j’étais obsédé par une soif d’union physique et mentale que seul, en fonction du milieu et de l’époque, le mariage pouvait satisfaire.   Je n’osais révéler à personne, pas plus à mes amis George et Christian, cette situation qui me déchirait.

 

Il ne faut pas en conclure que j’étais particulièrement ou même maladivement scrupuleux.  J’ai retrouvé beaucoup d’anciens condisciples aux destinées diverses (sacerdoce ou retour à la vie civile), tous se sont trouvés confrontés au même dilemme.

 

Certains m’ont avoué s’être laissés embarquer dans cette voie, par erreur, sans oser en sortir, comme entraînés par les rouages d’un mécanisme irréversible.

 

Il est renversant de constater, avec le recul du temps, combien la destinée est aléatoire, combien une décision ou un événement peuvent bouleverser ou modifier le cours d’une existence.

 

Comme aucun chemin n’est tracé d’avance, nous subissons les impératifs du hasard et nous nous adaptons à ses conséquences avec les facultés qui nous sont propres.

 

Si je n’avais pas été malade, j’aurais pu avoir été coincé, également, dans le traquenard du sacerdoce, des missions d’Afrique et, qui sait, subi un sort analogue à celui des exécutés de Kongolo et peut-être devenir "martyr" malgré moi.

 

Pour l’heure, j’étais loin d’être sorti du « guêpier » ecclésiastique.  Scrupuleux, je me préparais à suivre stoïquement les traces de mes oncles.

 

Dès la rentrée scolaire de septembre, je me mis à l’ouvrage pour tenter de décrocher le diplôme d’humanités greco-latine, indispensable pour entrer au séminaire.

 

Beaucoup d’hommes généreux se trouvèrent sur ma route. Désintéressés, ils voulurent m’aider en me donnant des cours particuliers.  Ils étaient professeurs ou préfet d’un important institut bruxellois (Sainte Marie).

 

Je me souviens tout particulièrement d’un austère préfet des études, raide comme un piquet, qui  me serrait la main de loin, le menton renfoncé dans un « bonjour Philippe » vinaigre, mâchoires et lèvres serrées.

 

Mais  cet accueil rébarbatif camouflait un homme sensible qui voulait m’aider.  C’est lui qui se démena pour trouver parmi ses collègues et confrères des professeurs bénévoles.

 

Ma santé précaire ne faisait pourtant pas de moi une recrue fort intéressante. Sa démarche m’inquiétait cependant,  car elle ne faisait qu’aggraver l’état de dépendance morale qui me liait à l’Eglise.

 

Pourtant, ce fut une période heureuse.  Je me réfugiai dans la lecture et le rêve, l’un complétant tellement bien l’autre.

 

{11.3} La bibliothèque communale de mon quartier m’ouvrait un trésor littéraire qui me comblait.

 

Les romans, essais ou études se prolongeaient dans mes songes éveillés en aventures romanesques et épiques agrémentées d’inventions ou trouvailles techniques à connotations scientifiques que je me plaisais d’y fourrer.

 

Premier coup de canif au contrat tacite auquel je me sentais lié, première libération du joug des contraintes morales imposées aux ouailles chrétiennes, je bravai le fameux « index » qui défendait certaines lectures dites licencieuses : Zola, par exemple ou Giraudoux, Montherlant, Sartre, Camus etc.

 

Mon adorable bibliothèque publique « laïque » m’offrait généreusement une abondante et croustillante littérature qui me ravissait et me préparait tout doucement au revirement essentiel de mes conceptions philosophiques.

 

Ce sera quand même long, douloureux et chaotique, ainsi qu’on le constatera dans la suite de mon récit : une véritable intervention chirurgicale dans le « tissu moral » de mon individualité.  Comme quoi la chappe contraignante du milieu écrase et  « colle à la peau ».

 

{4} Pour mieux resituer et décrire cet important moment de mon existence, et faire mieux percevoir l’état d’âme dans lequel je flottais délicieusement, voici la relation d’un de ces rêves enchanteurs.

 

Je dois préciser que la littérature que j’engouffrais avec l’avidité de l’affamé était tellement dure, réaliste et peu réjouissante que je me réfugiais, pour souffler, dans le merveilleux de l’irréel, y associant les plus étonnants  personnages.

 

Le monde était plus que jamais en péril.  Deux blocs destructeurs s’affrontaient en permanence en se faisant  très peur.  Les capitalistes, nous, les communistes, eux, c’est-à-dire russes et consorts.  L’arme atomique mettait chaque jour les états civilisés en danger d’anéantissement.

 

La menace d’une troisième guerre mondiale hantait nos esprits et ne nous permettait pas de profiter pleinement des avantages que le confort de notre société de consommation commençait à  nous apporter.

 

Aussi tentai-je de trouver dans mes « élucubrations imaginaires » un exutoire à ce sentiment oppressant.

 

En explorant l’immensité de mon territoire onirique, j’avais découvert un être fabuleux, un «Némo » qui se déplaçait avec son  petit « Nautilus » et qui avait la faculté, comme tous mes personnages, de se « dématérialiser », ce qui lui permettait de jouer au « passe-murailles » et de bénéficier des avantages de l’invisibilité.

 

C’était un George transformé.  Front bombé et dégarni, comme il se doit, grand et légèrement voûté en savant déformé par les veillées studieuses,  il s’était mis dans la tête de sécuriser le monde et de lui imposer la paix et le confort.

 

Je lui ai fourni les pouvoirs qu’il convenait :

 

- Celui de laver les cerveaux des dirigeants du monde de tout instinct belliqueux et de les doter d’un merveilleux sentiment de fraternité universelle.

- Celui de gérer les flux économiques pour en atténuer les effets néfastes.

- Celui de régulariser les conditions atmosphériques de toutes les zones peuplées.

- Celui de donner au corps médical et aux chercheurs le coup de pouce nécessaire à la réalisation de leurs recherches en vue d’éradiquer les grands maux de l’humanité.

- Celui de prévoir les catastrophes et de les neutraliser.

- Et cetera.


Des cellules de spécialistes furent mises en place pour réaliser et surveiller tout cela :

 

- Des économistes, attentifs à pallier les aléas résultant de l’immense complexité de la mécanique économique.

- Une police des nuages qui distribuerait l’eau judicieusement grâce à des moyens magnétiques appropriés.

- Une équipe de « sanitaires » chargée de faire aboutir les recherches médicales en orientant les cerveaux des chercheurs.

- Des climatologues, vulcanologues et autres océanologues pour dominer et catalyser les événements climatiques.

- Et pour gérer et planifier, un conseil supérieur de gestion planétaire sous la « haute direction » de George, assisté de son habituel complice, c’est-à-dire  « mes zigues » comme on dit en Suisse.

 

C’était le « paradis sur terre ».  J’avais, si pas annihilé, au moins fortement atténué les effets de la fameuse pomme, faute d’orgueil de nos premiers ancêtres, cause de nos misères et de nos souffrances que nos catéchismes ne manquaient pas de nous rappeler.

 

Que « LE » supposé auteur de l’humanité ne m’en veuille pas de contrarier, dans mon imaginaire ses desseins punitifs !

 

Entre deux lectures,  je levais le rideau de mon théâtre des rêves et mes personnages entraient en scène pour refaire le monde.

 

C’est ainsi que ce jour-là, (en juin 48) le Cégépé (Conseil de Gestion Planétaire) devait se réunir en catastrophe pour prendre les mesures qu’il convenait afin d’éviter un conflit entre les deux camps. Une fois de plus, c’était l’Allemagne qui en était la cause et le sort de Berlin.

 

Rappelons qu’après la défaite du Reich, les Quatre Grands (Américains, Anglais, Français et Russes) s’étaient entendus pour contrôler le territoire allemand.

 

Les accords de Postdam (entre les Etats-Unis, l’URSS et le Grande Bretagne, sans la France) en juillet 45, mal ficelés, constitueront matière aux prémices de la « guerre froide » et de la méfiance qui prévalut dans les deux blocs.  Staline durcira sa position en installant le « rideau de fer » qui isolait le monde communiste.

 

En 45, Berlin, situé en territoire dévolu aux soviétiques fut partagé en quatre zones, contrôlées par les quatre vainqueurs. Cette arrogante capitale du Reich devint alors le creuset d’une guerre larvée entre les deux maîtres du monde : celui dit « libre » et les « communistes ».

 

En juin 1948, Staline rappela le maréchal Sokowski qui gouvernait le secteur russe et instaura un blocus terrestre qui durera un an.  Les alliés de l’Ouest furent forcés de ravitailler leur secteur par avion.

 

Ce fut le plus gigantesque pont aérien de l’histoire (deux cent septante sept vols acheminèrent un million huit cent mille tonnes de marchandises dont du charbon qui sera stocké dans le stade olympique).

 

Pour endiguer le flot incessant d’Allemands qui changeaient de secteur, les Russes élevèrent, en 1961, le tragique mur qui restera un symbole de la liberté bafouée.

 

Mon imaginaire se devait de s’aligner sur ces événements pour en gérer le cours dans l’intérêt du monde occidental et de la fraternité universelle.

 

Les moyens puissants dont disposait notre Cégépé nous permirent d’écarter le danger d’une guerre dite froide et d’assurer au monde de l’après-guerre  l’économie de près d’un demi-siècle de souffrances, affres, angoisses et risques de conflits, mettant gravement en péril toute sa civilisation.

 

Mon « Némo », héros de mon histoire, comme celui de Jules Verne se devait d’anticiper, de sauter cette cinquantaine d’années.

 

C’est ainsi que  j’eu le plaisir d’imaginer ce monde sans guerre, ce monde de fraternité et de justice que nous espérerons toujours sans trop y croire.

 

Et pourtant, ne serions-nous pas sur le chemin de cette ère nouvelle de solidarité universelle, condition « sine qua non » de la survie de notre espèce ?  Peut-être faut-il rêver pour réaliser !

 

Hymne au rêve (im)possible.

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J’ai fait un rêve,

Mais est-ce un rêve ?

 

Le monde, il était beau

Le monde était gentil,

Au revoir, les corbeaux

L’orage, il est parti.

 

Le monde a changé de peau

De chagrin,  il n’en a plus.

Son hiver chante au pipeau

Malgré le temps qui a plu.

 

Le monde n’a plus qu’une peau,

Celle du cœur, sans la couleur.

Au loin, haillons et oripeaux,

Quand seule compte la valeur.


Le monde devint si gentil

Qu'un rapace s’est converti,

Que tous les loups se sont couchés,

Et que les  rats se sont cachés.

 

Le monde deviendra si beau

Que des oiseaux feront au ciel

Comme d'immenses jets d’arc-en-ciel

Pour le plus vivant des flambeaux.

 

Ai-je fait un rêve ?

Etait-il un rêve ?

 

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Commentaires

L'émancipation par la lecture, j'y adhère, évidemment. Pendant mes études secondaires, l'index n'était plus d'actualité, mais mon professeur de français racontait comment il lui fallait auparavant la permission de l'évèque pour lire certains livres, "pour raisons professionnelles", et jamais dans un endroit public!
Mon père, je m'en souviens, a jeté à la poubelle mon exemplaire scolaire du "Germinal" de Zola, qui pour lui sentait le soufre, trace d'une éducation puritaine.

Écrit par : Tania | 06/01/2010

Cette éducation puritaine nous a collé à la peau, moi en tous cas, qui fut trop scrupuleux et "orienté". Les jeunes ne réaliseront jamais la chance qu'ils ont de connaître cet avantage de la liberté de pensée ... Dangereux, cependant, sans balises ... Encore faut-il déterminer lesquelles ! ... Nous sommes au tournant d'une nouvelle morale ... sera-t-elle laïque, à défaut de mieux ... ?

Écrit par : doulidelle | 06/01/2010

Comme Tania a parlé des livres, des interdits, je retiens, moi, cette phrase qui me dit tant, qui est si vraie dans mon cas aussi:
"Il est renversant de constater, avec le recul du temps, combien la destinée est aléatoire, combien une décision ou un événement peuvent bouleverser ou modifier le cours d’une existence.".
Une soirée, j'avais 18 ans, a fait basculer toute ma vie et me retrouver mariée à un espagnol, vivre ici à Majorque.
J'attends la suite Doulidelle!

Écrit par : colo | 06/01/2010

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