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22/12/2009

Ch. 8 - Le chant des cimes

 

 

 

PROPOS D'UN OCTOGÉNAIRE PROVENANT

D'UN MILIEU FONCIÈREMENT CHRÉTIEN

ÉLEVÉ DANS CETTE FOI

ET EN AYANT BÉNÉFICIÉ DE

TOUS LES AVANTAGES

MAIS SUBI LES CONTRAINTES,

ET QUI A CONSACRÉ LES DIX ANNÉES

QUI VIENNENT DE S'ÉCOULER Á

S'INTERROGER SUR LES MOTIVATIONS D'EXISTER.

ET LA VALEUR DES CROYANCES.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } mentionnés en début de chapitre.

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AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante du rêve qui a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui a cependant été imposée par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

 

Chapitre 8 - LE CHANT DES CIMES.

 

Repère du chapitre 8. {8.1} Je découvre la poésie qui m’apporte réconfort et raison de vivre - {8.2} Je me pénètre de la beauté scripturale des mots, tout en les écoutant -

(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier) du blog.)


{8.1} L’hiver suivant fut vite là. La neige tomba abondamment en tempête, nous isolant du reste du monde pour quelques jours.

 

Quelques répétitions de ce scénario climatique, le frère Eligius taillant la neige à coups de sa large pelle entre les accalmies et je retrouvai très vite le cadre hivernal uniforme qui m’avait tant excédé quelques mois plus tôt.

 

Les sapins tendaient des bras de franges blanches au-dessus de leurs édredons de neige tandis que les choucas et les freux voletaient en papillons noirs, poussant des croassements qui se perdaient de crêtes en crêtes.

 

Avec Jean, mon compagnon de randonnée, nous devînmes vite des assidus de grimpettes dans les environs de la Villa.

 

En meilleure forme et de santé améliorée, j’appréciais maintenant le décor immaculé, scintillant au soleil, qui s’étendait uniformément autour de nous. L’air était merveilleusement pur et semblait aussi bleu que le ciel qui le bordait en fond d’azur.

 

Cette ambiance feutrée, le crissement de la neige qui s’enfonce sous le pied, l’enivrement de l’air qui soûle, les bruits lointains des glaciers qui craquent, la nature qui se cherche au soleil de midi… : toute cette mélodie blanche, brillante de paillettes cristallines ensorcelait mon jeune cœur de dix-sept ans et de mon âme de potache naïf s’est alors élevé un chant intérieur qui me faisait atteindre des cimes célestes.

 

Les mots se révélèrent à moi dans toute leur diversité sonore, scripturale ou suggestive. Je découvris leur beauté, je les regardais longuement en les écoutant.

 

Je leur trouvais des frères ou des amis. Je leur accordais une âme et j’aimais leur fantaisie. Je les recherchais au hasard des pages. J’en aperçus certains au détour d’une phrase où, tout éclatant de couleur en plein paragraphe, ils m’appelaient, les bras tendus.

 

Je les cueillais alors comme des fleurs rares pour enchanter mes écrits et plus tard quand je rencontrai Magritte, je me sentis intéressé et attiré par la démarche des surréalistes.

 

J’aimerais transmettre à ceux qui me lisent toute l’innocence de ces premiers chants en leur demandant de retrouver la candeur de leurs jeunes années et de se laisser attendrir par la fraîcheur des mots et la mélodie qu’ils ont voulu communiquer.

 

L’enfant blanc

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La neige me regarde,

Ses yeux scintillent et sourient.

Dans son cœur blanc

Qui me fait mal

 

J’ai mes pas dans les tiens,

Ô  petit enfant pur

Et je pressens la candeur

De tes yeux de neige

 

Mais où me conduis-tu

De tes pieds de neige ?

Mais où me conduis-tu

Dans ton manteau de soie ?

 

J’ai mis mes pieds

Dans les tiens

Et dans ton froid de neige,

Et dans ton froid de ciel,

Ils m’ont fait mal

De ton froid de marbre

Et de ton blanc de pierre

 

Je te suivrai toujours

Avec des yeux de fièvre

Avec des yeux de marbre

Et des dents jaunes

De vieux qui se meurt

 

Tes pas s’effacent

Et meurt ma peine.

Je suis à genoux

Et mes bras se tendent,

Enfant où es-tu ?

 

Où es-tu

Petit enfant de marbre ?

Où es-tu

Petit enfant de neige ?

 

Est-ce toi qui as écrit :

« J’aime »

Dans le froid du marbre,

Dans le froid des glaces ?

 

Est-ce toi qui as lancé

Ce cri des êtres

Ce cri des âmes

Ce cri des hommes ?

 

Je le vois toujours, ce chemin de neige qui rejoignait le ciel bleu. Je la revis encore, cette première émotion, quand mes pieds s’enfonçaient dans des traces de ceux d’un enfant… ou d’une très jeune fille.

 

Assis dans la neige, j’ai imaginé et rêvé le message… Et j’ai griffonné mon premier poème…

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Quelques jours plus tard, au soir tombant, j’entendis un merle noir qui s’égosillait perché tout au haut d’un sapin immense dans un ciel bleu noir d’acier dur.

 

J’étais seul sur la terrasse qui nous était réservée et bien camouflé dans des couvertures, mon cœur s’est mis à « siffler » avec l’oiseau.

 

 

Salut, beau merle,

Salut, merle noir

Que vois-tu

Dans la fraîcheur du soir ?

 

Du haut de ton sapin noir

Que vois-tu

Bel oiseau du soir ?

 

Tu chantes à plein gosier

Le cristal clair des pentes

Qui coule en cascade

A la recherche des sentes.

 

Mon cœur a froid

Merle noir

Et se serre contre toi,

Contre ton duvet noir

Et ton bel habit de soie.

 

Mon âme a perdu son corps

Et frileuse se serre encor

Contre ton cœur d’oiseau noir

Qui dit bonsoir au soir.

 

Chante toujours,

Beau merle d’amour

Chante au ciel

Des rêves de miel

Des songes du soir

Partis en espoir.

 

Devant moi, à mes pieds, s’étendait la vallée, sous son voile de coton blanc.

Quelques nuages en gros flocons de laine s’accrochaient au flanc des pentes. Et sur tout ça régnait un silence molletonné que le merle entrecoupait de ses trilles sonores et passionnés.

 

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Je m’interrogeais souvent sur ces rêves éveillés que j’avais la faculté de susciter et que l’on pourrait assimiler aux transes incantatoires que les sorciers, mages, derviches tourneurs et autres marabouts utilisent pour conjurer le sort ou prévoir l’avenir.

 

Pour participer physiquement au déroulement de mes histoires, je devais susciter cet état de rêve par mouvements concentriques des doigts.

 

Enfant, je n’atteignais cet état qu’au prix d’un effort physique important, ce qui a toujours effrayé mes parents, surtout ma mère qui combattait ce penchant qu’à juste titre elle jugeait anormal.

Je pense que mon père l’avait aussi, mais à un stade très rudimentaire qu’il n’a jamais perfectionné. Un de mes fils provoquait cet état, couché dans son lit, en se tournant violemment de gauche à droite ; il m’a toujours dit qu’il vivait ainsi des histoires qu’il imaginait… . Je sais qu’une cousine le fait aussi, mais je ne lui en ai jamais parlé et n’en connais pas le résultat.

 

Quant à moi, je me réfugiais dans ces rêves-histoires pour trouver ce que l’existence ne m’apportait pas. Avant l’adolescence, c’était merveilleux de candeur.

 

Avec la puberté, le rêve s’est compliqué des contradictions en provenance du subconscient qui contrariaient un aboutissement que je voulais imposer.

 

A Montana, je me confiai à George et à Jean qui furent assez perplexes. Un prêtre psychologue donna un nom à cet état : dédoublement de la personnalité. Ce serait un exutoire pour grands imaginatifs qui matérialisent ainsi des rêves qui leur permettent de supporter le réel.

 

Le poème qui va suivre pourrait s’intituler précisément  « Dédoublement ». Je l’écrivis en essayant d’exprimer un rêve, peuplé de personnages éthérés que j’appellerai lutins.

 

Lutins roses

Sur pierres mauves,

Mon œil est seul

Loin dans la nuit.

 

Lutins mauves

Sur pierres roses

Et fond de ciel,

Sur calices d’or

Et fond de nacre.

 

Lutins de joues,

Lutins de soie,

Lutins de joie,

Lutins de rêve.

 

Où sont

Les enfants de fièvre ?

Où sont

Les enfants de mousse ?

Ils ont trouvé la pierre

Quand ils cherchaient la mer ;

Ils ont trouvé l’argile

Quand ils cherchaient de l’eau.

 

Que font

Les enfants de fièvre ?

Que font

Les enfants de mousse ?


Ils sont dans la rivière

Pour y trouver de l’eau ;

Ils sont sur la plage

Pour y trouver la mer.

 

Lutins roses et lutins mauves

Dans la danse des fleurs,

Et sarabande de couleurs,

De pieds agiles et joues rondes :

Vous êtes les petits pages

Qui se gorgent de ciels

 

Ces lutins mauves, ces lutins roses, je les imaginais lumineux, se détachant sur fond azur et je ne leur ai jamais trouvé de formes précises.

 

La forme n’avait aucune importance : seules les couleurs, seuls les tons étaient essentiels. C’étaient des êtres sans forme mais très pastel. Des fondus de teintes… Je ne sais pas si on peut imaginer ça !…

 

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Un jour d’ennui et de cafard, je griffonnai ce qui me passait par la tête. C’était un jour sombre, sans soleil. Un de ces jours de misère qui pèse sur le dos et les genoux.

 

Je pensais appeler mon poème « Ennui ». Mais je m’enivrai de mots et de leur sonorité toute colorée et je fus surpris que mon cœur se soit mis à chanter, profondément heureux.

 

J’ai vu le ciel

S’ouvrir en deux,

Un Dieu sévère

Faire de grands yeux.

 

J’ai vu des nuages bas,

Lourds de gris,

Des sapins noirs,

Sans branches

Et des oiseaux tristes au nid

 

Mais j’ai vu l’eau

Belle et claire

Qui chantait

De pierre en pierre.

 

Mais j’ai vu aussi

L’oiseau tout près du nid

Avec au bec

Un ver pour ses petits

 

Mais j’ai vu encore

L’écureuil de feuille en feuille,

S’évanouir dans les branches,

En éclair roux,

Dans la brume blanche.

 

J’ai vu toujours

Des sourires de gentianes

Et des rêves de lis rouge

Traverser des ciels sans nuage

Bordés de diaphanes plages.

 

J’ai vu enfin

Le ciel fermer les yeux

Et Dieu sévère

S’adoucir un peu.

 

Je ressens encore, en relisant ces vers qui se voulaient cafardeux, ce « spleen heureux » qui me faisait les yeux brillants. Quelque chose me gonflait la poitrine qui était calme et serein, à la frontière du bonheur profond.

Si je pouvais faire partager pareil sentiment, dans des situations similaires, à un seul de ceux pour qui j’écris, j’en ressentirais la plus intense satisfaction. Ce peut être un excellent exutoire en période de « cafard » : se réfugier dans une diversion imaginaire exaltante ou apaisante.

 

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Le 1 avril 1947 était un mardi de la semaine sainte, appelé par les chrétiens : Mardi Saint. A Montana, les séminaristes se devaient de réserver à cette semaine toutes leurs pieuses attentions. Cette ambiance particulière m’inspira des vers de circonstance.

 

Les mains des hommes

Forgent les clous,

Le fer grince et l’âme gémit.

Ils vont clouer Dieu.

 

Le vent siffle sa bourrasque.

La croix se dresse,

La plaine frémit.

 

Est-il possible

Que Dieu soit mort !

Est-il possible

Que dans le temple

Se soit écoulé l’or !

 

Les douze ont peur :

Le maître s’en va.

Le roi ne dort plus

Sur son lit de corail.

 

La foule court,

Le pavé sonne encore.

Les ongles sont longs :

Ils griffent la mort.

 

Un Dieu s’en va

Et prend pitié.

Un Dieu est mort :

Il a dit

Qu’il va ressusciter.

Dans ce climat de semaine religieuse, j’ai trouvé des accents de ferveur que je ne ressentais plus beaucoup. Et pourtant, très serviable ou n’osant refuser, je servais tous les matins la messe à plusieurs officiants qui se succédaient aux autels de la chapelle ; il y avait une vingtaine de prêtres et seulement quelques séminaristes pour les assister.

 

Je remplissais cet office comme une corvée, surtout pressé d’en finir. Je n’étais pas le seul : certains célébrants expédiaient leur messe à une allure et avec une telle désinvolture qu’il était permis de douter de leurs réelles convictions.

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En avril 1947, le printemps s’installa en force à coup de chaud soleil, de nature éclatante de vie nouvelle. L’eau des neiges chantait dans les rigoles ou dévalait routes et chemins.

 

Mon âme de potache poète s’en donnait à cœur joie, en accents délirants qui s’élevaient à l’unisson d’une ambiance propice au lyrisme exalté.

 

L’herbette pousse joliette

De dessus la neige jaunie.

Le soleil réchauffe

Ses doigts engourdis

Et la sève se gonfle

De l’eau des ruisseaux.

 

L’âme des fleurs

S’éveille

Et pense au parfum

Qui sommeille

Dans leurs ventres alourdis.

 

Les oiseaux rient

En sourdine

Et lutinent

Leurs compagnes

En pâmoison d’amour.

 

Le chamois se mire

Dans l’eau du ruisseau

Le lézard au soleil

Rêve de roches chaudes

Et les abeilles

Chantent le miel en fleur.

 

Le cœur des hommes

Est tendre :

Leurs yeux sont doux.

Des mains chaudes

Se tiennent

Et des baisers s’échangent.

C’est l’amour

Et le chant des anges.

 

J’allais avoir dix-huit ans et j’avais le cœur en fleur, c’était le printemps dans un merveilleux décor de nature en fraîcheur. Les bourgeons gonflaient, repus de sève, d’où naissaient de délicates émeraudes qui deviendraient de tendres feuilles. Les crocus et les perce-neige se dispersaient de pente en pente et les prés verts se réchauffaient au pied des sentes.

 

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Je vis aussi celui que j’appelai le « Roi de la Rose ». C’était un perce-oreille au nom entomologique rébarbatif de Forficule auriculaire.

 

Il n’est pas beau du tout et même effrayant à cause de ses deux pinces caudales qui semblent prêtes à percer le plus dur des épidermes... ou le lobe d’une oreille.

 

Pourtant, je le vis, un matin frais de rosée, dans un parterre de roses que le frère Eligius entretenait amoureusement. Il s’était blotti entre deux pétales et me regardait en clignant des yeux complices.

 

Gentil perce-oreille roux,

Entre deux gouttes de ciel,

Tu es devenu tout chose

Sous la caresse du soleil.

 

J’aimerais te taquiner

En te grattant le nez.

J’aimerais avec toi

Me coucher dans ton antre

Pour te caresser le ventre.

Tes petits yeux sont tendres

Tout humides de rosée.

J’ai mis mon cœur

Sur ta main.

 

Mais tu n’en as pas voulu :

Tu préfères les jeux

De la lune

Qui, la nuit, te fait

Les yeux doux.

 

Petit roi de la rose

Je viendrai ce soir

Pour te dire bonsoir

Et te border

De pétales roses.

 

C’est tout gentil, et je le lirai le soir à mes petits-enfants qui rêveront du perce-oreille qui joue avec les rayons de la lune.

 

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L’orage et la viole se sont rencontrés et en fond sonore le Concerto brandebourgeois de J.S. Bach. Ce mélange incongru me torturait, je m’enivrais d’ozone et de tonnerre et l’âme à plat, j’enviais le silence des tombes et l’opacité des nuits infinies sans étoiles.

 

Lancinante plainte

Et pleure ma viole ;

Eprouvante geinte,

Est triste ma piaule.

 

Tonnerre dans les yeux,

Eclairs dans le ventre

Je rêve d’instants doux,

M’abîme dans les pentes.

 

Je bouffe mon âme

Et chante l’épouvante.

Bach est maudit,

Je veux sa peau.

 

La viole me viole

De son son long.

Ma peau démange,

Criblée de cancer.

 

J’ai bu les éclairs

Reins déployés,

Bras écartés,

Genoux en terre.

 

J’ai vu un cyclope

Qui fixait ma viole

De son œil vide et mou

De pauvre oiseau mort.

 

Ma barque est en mer

Bousculée par la vague

Mais je bois les éclairs

que je crache en feu.

 

Le ciel m’en veut,

Je n’ai plus d’horizon,

L’araignée me rejette

Vidé de mon sang blond.

 

C’est sinistre et cafardeux !!! Bach m’écrasait … et me faisait peur. Je n’ai jamais été fort attiré par la musique. Mozart, peut-être !…

 

J’ai besoin d’un chant intérieur que la sonorité des vers est seule capable de m’apporter. En moi s’élèvent des mélodies de mots qui se placent sur la portée des phrases pour le plus enivrant des concerts.

 

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Les écrits poétiques ont-ils encore droit de cité de nos jours ? Ils s’étiolent et leurs accents lyriques se perdent ou sont ridiculisés.

 

Notre époque est cruelle, dure et complexée de son passé romantique et pudibond  : dédain des envolées, pudeur de la naïveté et de la candeur des sentiments, réflexe du rire à n’importe quel prix, abrutissement et obsession de l’humour facile sous la ceinture…

 

N’est-il pas temps que plus de voix se fassent entendre pour renforcer, dans notre société, des accents qui élèvent et répondent peut-être mieux à son besoin d’équilibre, sans pour autant s’en prendre au présent qui a le mérite de son ouverture d’esprit et de sa disponibilité d’accès à la culture  ?

 

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Commentaires

Vos poèmes sont émouvants.
Mon père aussi a été atteint de la tuberculose à la fin de la guerre. Il a connu une rechute de quelques mois fin des années cinquante et s'est également fait soigner en Suisse.
Nous fêtons ses nonante ans l'an prochain et il se porte comme un sou neuf !!
Grâce à votre récit je comprends mieux ce par quio il est passé. Merci Doulidelle.

Écrit par : claire | 22/12/2009

Merci Claire de votre gentil commentaire. La poésie, le rêve et l'imaginaire sont des domaines privilégiés ou le malheur et la souffrance ont du mal à vous atteindre ... Voulez-vous bien transmettre à votre père le salut chaleureux d'un frère rescapé comme lui de ce fléau de notre jeunesse.

Écrit par : doulidelle | 22/12/2009

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