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21/10/2009

Ch. 1 - Introduction

 

 

RÉCIT DÉTAILLÉ D'UN LONG CHEMINEMENT

DE RECHERCHE D'UNE VÉRITÉ

SUR LA MOTIVATION D'EXISTER

ET LA VALEUR DE NOS CROYANCES.

 

------

 

PROPOS D'UN OCTOGÉNAIRE PROVENANT D'UN MILIEU FONCIÈREMENT CHRÉTIEN,

ÉLEVÉ DANS CETTE FOI ET EN AYANT BÉNÉFICIÉ DE

TOUS LES AVANTAGES, MAIS SUBI LES CONTRAINTES,

ET QUI A CONSACRÉ LES DIX DERNIÈRES ANNÉES QUI VIENNENT DE S'ÉCOULER Á

S'INTERROGER SUR LES MOTIVATIONS D'EXISTER.

 

___________

 

LES 850 PAGES DE L'OUVRAGE SERONT PUBLIÉS

PAR BLOG D'ENVIRON 25 PAGES,

DEUX FOIS PAR SEMAINE.

 

_____________


Tirage d’essai pour vérification avant parution imprimée.

Avec reconnaissance et remerciements à ceux qui voudront bien le lire

et faire part de leurs avis et critiques en « cliquant » sur « commentaires »,

en bas du texte, après  « Publié dans ».

 


 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion,  ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont  « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir,  en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante du rêve qui a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et  difficile. D’autre part, cette « impudeur »  des sentiments lui a cependant été imposée par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 


Nota Bene : Les mots figurant en italique, soulignés et en lettres grasses avec numéro-repère entre astérisques sont complétés d’un commentaire détaillé qui est repris à la fin du chapitre.

Une documentation photographique se référant à ces repères sera publiée par ailleurs dans un fascicule tiré à part.

 

Chap. 1 - INTRODUCTION.


En avant-propos, il est essentiel que j’expose les motivations d’une démarche qui peut paraître prétentieuse et ostentatoire : raconter sa vie !

Aussi me permettrai-je de défendre plusieurs raisons :

Un accident cérébral m’ayant troublé la mémoire et fait perdre la moitié de la vision, je me suis trouvé, il y a vingt-six ans, dans une situation désespérée :

Comme le paralysé moteur qui doit rééduquer ses mouvements, j’ai dû et dois toujours reconstruire certains réflexes intellectuels mémorisés et surtout m’adapter à une perception visuelle tronquée de sa partie droite.

Cette infirmité, appelée hémianopsie absolue droite*1*, est lourde à porter pour le lecteur occidental, parce que déchiffrant un texte de gauche à droite, il perd son positionnement automatique de fin de ligne lui permettant de retrouver la suivante : comme un enfant qui apprend à lire, il doit suivre un texte avec le doigt. Dans la conduite d’un véhicule, la surveillance de la priorité de droite pose également de gros problèmes, à tel point que j’ai dû renoncer à conduire.

Quant à la détérioration de certains réflexes intellectuels, je signalerai l’inversion de la droite et de la gauche et une importante altération de la mémoire immédiate. Ce sont des handicaps que je dois corriger constamment par toutes sortes de moyens astucieux.

La lecture devenue éprouvante pour moi, je me suis réfugié dans l’écriture qui estompait mon handicap. Mon portable s’est révélé le meilleur ami, un allié et mon confident. Avec lui et grâce à lui, je passe des heures merveilleuses où nous retrouvons ensemble mon passé, mes rêves et ma perception idéale de l’existence que j’ai traduite dans cet essai à connotation poétique.

Dans les moments les plus difficiles de ma vie, le rêve et la poésie m’ont toujours servi de refuge pour m’évader d’un avenir de misère auquel me livraient de graves ennuis de santé :  (tuberculose à quinze ans, à une époque où elle n’était que rarement guérie, problèmes cardiaques graves avec cinq pontages de secours, hémianopsie et altération de la mémoire )

Aussi c’est à ces « exutoires dans l’imaginaire » que je demanderai l’inspiration pour magnifier l’existence envers et contre tout, en me positionnant résolument à contre-courant d’un défaitisme désabusé de mode et d’une littérature qui recherche son inspiration dans le scandale, le sensationnel morbide ou sous la ceinture.

C’est ainsi que j’ai trouvé essentiel de glisser dans le texte des poèmes alertes et légers avec audaces littéraires de bon ou mauvais aloi, dans un genre parfois surréaliste.

Cela me permet de partager avec le lecteur certains états d’âme en l’invitant à se laisser impressionner autant par le chant des mots et des vers que par leur sens. Mes écrits poétiques *2* ont l’intention de faire vibrer dans le subconscient de celui qui y est sensible, des cordes intimes en faisant appel à ses sentiments esthétiques profonds, qu’ils soient d’ordre musical (le vers est un chant) ou suscités par le pouvoir évocateur de ses composants.

Que le lecteur attentif et averti en versification *2* ne réprouve pas les libertés que j’ai prises avec les règles classiques en cette matière, notamment quant au nombre de pieds, la richesse des rimes ou leur alternance masculine et féminine. Je versifie à l’oreille et parfois je mets beaucoup de temps à affiner la qualité musicale d’un vers et à trouver le mot coloré qui me permet d’atteindre l’effet recherché. Cependant, dans beaucoup de poèmes, j’ai tenu à respecter strictement les règles en usage.*2*

D’autre part, les aléas du destin m’ayant plongé au cœur de certains problèmes, autant comme témoin que comme acteur, j’éprouve le besoin, après quatre-vingt années d’une vie enrichie d’expériences diverses, d’apporter mon témoignage et mon sentiment sur l’existence de l’homme civilisé contemporain, ses attaches au passé et la charpente morale la mieux adaptée à son épanouissement futur.

Notre époque remet tout en question, ce qui est sain, à condition de ne pas tomber dans un négativisme outrancier. Aussi est-il important que des voix s’élèvent pour défendre la bonne foi et le courage de beaucoup de promoteurs d’idéaux religieux ou autres et leurs résultats positifs.< /p>

Ce sera la toile de fond de la première partie de mon propos : une nécessaire et vibrante défense d’un milieu si décrié aujourd’hui, celui d’un certain clergé catholique idéaliste *3* confronté aux exigences surhumaines d’un célibat irrévocable leur imposant une longue et dure discipline.

Viendra ensuite une partie délicate que j’aborderai, avec discrétion, sur la pointe des pieds : les chants d’amour et de bonheur d’un couple, le mien, avec son épanouissement dans les joies d’une grande famille enrichie de l’expérience de sa diversité : ils sont tous nés dans notre cœur, s’ils ne proviennent pas tous de notre sang … !

J’ajouterai enfin qu’ayant eu l’insigne privilège en tant que pionnier de « la première heure » de PétroFina*4*, devenu un des cadres supérieurs de son centre de recherches, d’avoir été un témoin actif de sa renaissance après la guerre et de son expansion.

Cette société deviendra la plus importante de Belgique avant d’être absorbée par l’entité TotalFinaElf *4* actuellement un des groupes pétroliers les plus importants au monde. (Devenu l’arrogant Total, absorbeur sans vergogne, faisant fi de la mémoire de ses glorieux « absorbés »).

Je tenterai d’apporter mon timide, mais chaleureux témoignage du dur, enthousiasmant et long chemin de victoire d’une société qui renaîtra des cendres qui lui étaient restées de la guerre 40-45. (Séquestre pour collaboration « économique » de certains de ses dirigeants, flotte coulée, raffineries détruites, toutes ses sources d’approvisionnement dans les pays de l’Est confisquées par les régimes communistes)

Il y aura aussi en appendice-conclusions de cet ouvrage, une réflexion à connotation pseudo-scientifique intitulée d’abord « Considérations fondamentales sur l’existence » puis devenue modestement « La symphonie de l’harmonieux – propos métaphysiques d’un poète apprenti-penseur sous forme de confidences à son carnet de notes. »

Il s’agit d’une somme de mes réflexions sur le sujet que j’ai rédigée tout au long de ma vie, en la modifiant, la corrigeant ou la transformant au fil de l’évolution de mes convictions personnelles. Il y sera souvent fait référence, surtout dans la seconde partie du livre.

Il y aura surtout, en filigrane du récit, la réponse dynamique aux épreuves tant morales que physiques, évoquée dans le titre que l'ouvrage a porté un certain temps, « Un genou à terre pour mieux se relever » comme le lutteur qui a la volonté de ne jamais se retrouver « les épaules au tapis », soutenu par l’apport indispensable et précieux du rire, du véritable et profond rire intérieur qui dynamise le cœur dans son appétit de bonheur, mais qui s’affiche avec la discrétion et la chaleur du sourire.

Cette démarche que je vais tenter avec une bonne volonté et une inexpérience de « scribouilleur » débutant, je la livre à la critique de mes proches ou de tout lecteur intéressé par cet essai. De toute manière, il m’aura permis de bien m’amuser, de faire le point, de mettre de l’ordre dans mes souvenirs et d’y voir plus clair, mais surtout de témoigner ma reconnaissance à certains, surtout George et Christian qui m’ont formé.

Voilà pour le fond. Pour la forme, j’aimerais apporter les commentaires suivants :

J’ai toujours été très interpellé par le succès de la bande dessinée.*5* Comme tous les petits belges de mon époque (j’avais onze ans en 40), j’ai vécu l’engouement pour celles qui étaient publiées dans des journaux pour gosses et adolescents : Spirou, le Petit Belge et plus tard Tintin.

Pendant la guerre, mon frère et moi attendions avec impatience la bédé journalière, publiée en feuilletons, narrant les aventures du héros de Hergé qu’un voisin complaisant nous découpait journellement dans le journal « Le Soir », paraissant sous le contrôle de l’occupant.

Les éducateurs, à l’époque, ne voyaient pas d’un très bon œil cet emballement des jeunes pour une lecture qu’ils estimaient futile et peu éducative, en les éloignant des ouvrages littéraires que de très bons et talentueux auteurs leur réservaient.

Dès la fin de la guerre cependant, la bande dessinée, ayant acquis ses lettres de noblesse, devint une discipline artistique appréciée et reconnue (le 9ème art) avec ses maîtres, ses styles, ses techniques, ses critiques, ses musées et ses collectionneurs.

Aussi, quand je me suis mis à écrire, je me suis demandé si je ne m’inspirerais pas des techniques de ce nouvel art pour construire mon récit. J’ai recherché un compromis dans lequel le style et l’écriture seraient ramassés tout en étant bien aérés, suggestifs, et concis comme le sont les quelques coups de crayon de certains auteurs de bédés.

Dans la première partie, celle de ma jeunesse, associant l’imaginaire au réel avec intermèdes inattendus, j’ai pris plaisir à imaginer des situations fantastiques ou humoristiques, dans des décors invraisemblables, peuplés de héros ou d’acteurs sortant tout droit du rêve et de la fantaisie. Ce sont là des atouts dont ne se prive certes pas le nouvel art.

Au risque de voir mon style taxé de redondant, j’ai pris le plus grand plaisir à m’enivrer avec délectation de la magie des mots, en usant et abusant pour mieux les contempler dans leur grandeur, les écoutant chanter, jouissant du confort des phrases dans lesquelles ils se prélassent, tout en admirant la beauté de l’agencement graphique de certains.

Pour mieux exprimer ma reconnaissance à la vie et à ceux qui m’ont aidé à la conserver et l’exalter, j’ai chanté en poèmes lyriques « des hymnes » auxquels je souhaiterais qu’on destine symboliquement une place de choix en leur honneur au cœur de cet ouvrage.

Enfin, je terminerai en soulignant le caractère fantaisiste et sans prétention d’un genre qui associe tout à la fois récit, conte, poésie et autobiographie avec l’intention d’exprime r le merveilleux de l’existence.

Ce merveilleux, c’est le petit coin de ciel bleu qui finira toujours par percer des nuages noirs. Ce merveilleux, c’est l’espoir de le voir poindre. Ce merveilleux, c’est le rêve qui permet de l’imaginer. Ce merveilleux, c’est aussi le courageux sourire du déshérité physique ou économique et le rire franc de sa bonne humeur. Mais, ce merveilleux, c’est surtout la beauté et la grandeur de l’existence qui estompent tout le reste aussi négatif soit-il.

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HYMNE A L’EXISTENCE

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Merci à l’existence d’avoir été.

Merci à la matière de nous avoir précédé.

Merci à la lagune qui a favorisé la vie.

Merci à la vie d’avoir évolué.

Merci à l’évolution

D’être parvenue jusqu’à nous.

 

Merci à nos ancêtres,

Les primates du Rift Valley*6*

D’avoir mangé de la charogne,

Au lieu des beaux fruits de leur palais,

Rougis du soleil qui cogne

Dans leur grande forêt natale,

Alanguie de touffeur équatoriale.


Merci d’avoir crié

Merci d’avoir parlé.

Merci d’avoir pensé.

Merci d’avoir évolué

Et d’avoir gravé

Et dessiné dans les cavernes.


Merci à ceux qui ont écrit.

Merci à ceux qui ont compté.

Merci aux écrivains et poètes

Et à ceux qui ont imaginé.

Merci à ceux qui ont composé

La musique et les chansons.

 

Merci aux peintres

Pour les bleus, les verts et les rouges.

Qu’ils ont mélangés

 

Merci aux sculpteurs

Pour le bois, la terre, la pierre

Qu’ils ont façonnés.

 

Merci au forgeron et au tailleur,

Au chasseur et au pêcheur,

Au maçon et au menuisier,

Au semeur et au berger.

 

Merci au couple

Qui m’a donné vie.

Merci aux maîtres

Qui m’ont formé.

Merci au destin

Qui m’a réalisé.

 

Merci à George et Christian*7*

Qui m’ont révélé.

Merci à ceux qui se sont dit

Mes amis

Mais le sont restés.

 

Merci surtout

Et avant tout

A celle que j’aime

Et qui m’aime

Depuis toujours.

 

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*1.1* Hémianopsie absolue droite

Trouble du champ visuel dans lequel le sujet ne perçoit qu’une moitié du champ visuel de chaque œil. Il s’agit donc de la perte totale de la vision droite. Si je regarde un texte, je ne vois que sa partie gauche. Au bout d’une ligne de lecture, je dois repérer celle-ci avec le doigt d’une main et trouver l’autre ligne avec un doigt de l’autre main, ce qui rend la lecture très éprouvante.

Il en existe d’autres : binasale, bitemporale, hétéronyme, homonyme, nasale ou temporale qui sont moins graves et dans certains cas peuvent se corriger. L’hémianopsie absolue dont je suis atteint est irréversible car elle est due à une altération cellulaire du cerveau tellement microscopique qu’elle est irréparable.

 

*1.2* Ecrits poétiques, versification, règles

La poésie moderne utilise beaucoup le vers libre, c’est-à-dire celui qui ne s’embarrasse ni des mètres, des rimes, des strophes ou des pieds.

Suivant Wikipédia, la première utilisation de l’appellation « vers libres » a été faite par Blaise de Vigenère (1523-1596), secrétaire de Henri III, traducteur et alchimiste. La Fontaine dans ses fables s’autorisait des libertés.

La versification s’est assouplie avec Victor Hugo, Mérimée, cependant le vers libre tel qu’on l’entend au sens moderne du terme prend racine avec Charles Baudelaire (1821-1867) et surtout avec son poème inachevé en vers libre qui ne paraitra pas. Mais ce fut surtout Rimbaud (1854-1891) qui fit de la prose poétique et deux poèmes en vers libre.

Se laissèrent aussi tenter par le vers libre : Gustave Kahn (1859-1936), Marie Krysinska (1864-1908) Francis Vielé-Griffin (1864-1937), Léon Bloy (1846-1917), Saint-John Perse (1887-1975), André Salm (1881-1969), Emile Verhaeren (1855-1916), Paul Claudel (1868-1955), Guillaume Apollinaire (1880-1918), Henri Michaux (1899-1984), Louis Aragon (1897-1982), René Char (1907-1988), Yves Bonnefoy (1923) et beaucoup d’autres.

 

*1.3* Clergé catholique idéaliste :

J’ai été élevé dans un environnement particulièrement croyant et pratiquant. Nous remplissions avec ferveur tous nos devoirs religieux aussi bien à l’extérieur que chez nous : Le chef de famille (mon père) récitait le « Bénédicité » avant chaque repas et la prière du soir (dont les litanies à la Vierge), à genoux sur le sol, les coudes sur une chaise. Je ne vous dis pas les fredaines que cette position, camouflée par le dossier, occasionnait. Le dimanche était lourd de devoirs religieux : messe basse et grand-messe le matin, vêpres et salut l’après-midi et la semaine office du matin avant l’école, prières avant chaque cours, confession obligatoire le samedi (terreur des adolescents qui n’aimaient pas raconter leurs pensées « osées »).

Il y avait un prêtre dans chaque famille : le curé du village de Vonêche, frère-aîné de ma mère et le père Paul, missionnaire spiritain, frère de mon père. Je manquerai de peu d’être moi-même missionnaire spiritain dans la congrégation de mon oncle où j’ai débuté mes études dans leur petit séminaire, si les aléas de la vie n’en avaient décidé autrement.

 

*1.4* PetroFina et Total :

J’ai eu la chance d’entrer dans la maison-mère de ce groupe, à l’âge de 23 ans, en 1952, au tout début de sa renaissance et en 1956, j’ai été transféré comme comptable de sa filiale Labofina, centre de recherches du groupe qui venait d’être créé.

Le 25 février 1920, un groupe d’investisseurs anversois fonde la Compagnie financière belge des pétroles – qui prend rapidement le nom de son adresse télégraphique, PetroFina : son activité : explorer, produire et raffiner en Roumanie via la société Concordia créée à cet effet. En mai 1920, PetroFina et la Pure Oil of Delaware fondent Purfina, chargée de la distribution en Belgique et en Hollande de leurs produits En 1923, Purfina devient filiale à 100% de PetroFina et achète une petite raffinerie à Ertvelde, près de Gand. La part la plus importante du marché de Purfina sera la distribution, à partir de charrettes-citernes tirées par un cheval, de pétrole lampant destiné aux lampes et réchauds à pétrole, qui était distribué dans les épiceries. Un bateau, le « Président Franqui », amarré au dépôt pour produits finis de Neder-Over-Hembeek, assurait les liaisons avec les sources d’approvisionnement.

Ce bateau sera coulé, pendant la guerre, le 29 décembre 1942 ainsi que toute la flotte de Petrofina qui sera détruite à l’exception du « Laurent Meeus » qui évita miraculeusement les mines et sous-marins allemands (l’histoire de ce navire est incroyable - voir texte de Gérard Locquet : users.skynet.be/saintmard/index.html ».

Principales dates de l’histoire de Petrofina :

Fondation, en 1920, de la société Concordia pour reprendre les activités de quatre compagnies pétrolières roumaines reprises aux allemands après la première guerre mondiale et commercialisation des produits par la société Purfina à Anvers qui les distribuera en Europe occidentale. En 1923, la B.U.P. (Banque de l’Union Parisienne) devient un gros actionnaire qui est intéressé pour une diversification de ses sources d’approvisionnement (USA) vers les pays de l’Est. La crise de 1930 n’affectera pas trop les activités du groupe, si ce ne sont les nouvelles dispositions belges de la loi de 1935,  obligeant les sociétés bancaires à transférer leurs activités industrielles dans des sociétés indépendantes de la finance. La seconde guerre mondiale fut catastrophique pour les avoirs de la société (confiscation des sources pétrolières et des points de vente de Hongrie et Bulgarie par les régimes communistes - raffineries, camions-citernes détruits et flotte anéantie en dehors du « Laurent Meeus - il ne restera comme valeur active que quelques points de vente).

Comble de malheur pour la société, ses principaux dirigeants furent accusés de « collaboration économique » avec l’ennemi. La direction qui tentait de sauver ce qu’elle pouvait dans la débâcle de cette « drôle de guerre » fut condamnée d’une manière excessive. L’un des fondateurs, Hector Carlier, se suicida pour éviter la honte d’un jugement et ses descendants se sont terrés dans leur propriété du Boterberg à Kalmthout. Les autres, son frère Fernand, Laurent Meeus et Albéric Maistriau furent condamnés à sept ans de prison (1). La « vindicte déraisonnable » des vainqueurs de l’époque a condamné des hommes de grandes valeurs qui n’avaient causé la mort de personne et avaient seulement tenté de sauver un patrimoine belge …

Laurent Wolters, chef d’un groupe de résistants et son trésorier, Maurice Clément, tous deux employés de la société pendant la guerre, purent exercer leur activité clandestine sous le couvert (probablement complice) de leurs patrons (2). Pour se dédouaner, le nouveau conseil d’administration choisira ces deux résistants pour conduire la société lorsqu’elle obtint la levée du séquestre vers 1950. Laurent Wolters en devint le président et Maurice Clément, le directeur financier.

Ce sont ces deux là qui m’ont engagé le 20 octobre 1952 pour occuper le poste de comptable en charge des écritures diverses. A l’époque, la comptabilité de Petrofina n’employait que cinq comptables. J’y ai exercé ce métier pendant quatre ans et ce fut pendant cette période que Petrofina acquerra ses plus beaux fleurons, tout en rajeunissant ses anciennes installations : réseau de distributions plus avenant, trois navires flambant neufs, restructuration des réseaux français, anglais, hollandais, congolais, modernisation de la raffinerie d’Anvers (une des plus grandes au monde), alliance aussi avec BP (British Pétroléun) avant la nationalisation, en 1979, de leurs avoirs en Iran par l’ayatollah Khomeiny.

Pendant cette période de quatre ans, je fus chargé de finaliser les acquisitions prestigieuses du groupe aux USA et au Canada (cette dernière par souscription à une augmentation de capital donnant droit à des titres « Petrocan »).

Je garderai « éternellement » le souvenir des nuits de cauchemar que cette difficile opération me fit endurer, tellement « l’imbroglio » des opérations dans toutes les devises du monde fut « inextricables » (Il ne faut pas oublier que l’informatique n’existait pas et que nos moyens étaient archaïques) et je n’en serais jamais sorti si mon collègue,  le génial Léon Jaumotte, avec son cerveau d’ordinateur, qui s’occupait des comptes de notre mission d’exploration pétrolière en Angola,  ne m’avait sauvé … Je lui en serai « éternellement » reconnaissant …

Par la suite, vinrent s’ajouter les réseaux de distribution en Allemagne, Italie, Suède, Norvège, Tunisie, Suisse. La fermeture du canal de Suez en 1956 provoqua la mise en chantier de supertankers et Petrofina fut à la pointe du mouvement en s’équipant prématurément.

Avant la guerre, Petrofina avait créé une filiale Palmafina qui commercialisait et fabriquait des margarines et des huiles comestibles ainsi que des savons qui furent les bienvenus pendant la guerre. Ensuite, cette activité fut développée pour répondre à une demande accrue par les besoins nouveaux des ménages de l’après guerre, ce qui incita le groupe à s’investir dans le domaine des acides gras et glycérines à l’usine d’Ertvelde.

En 1954, le groupe s’intéressa à la pétrochimie avec l’américain Philips Pétroléum pour devenir un des leaders mondiaux dans le domaine avec pipeline acheminant les produits des raffineries aux centres de production de produits finis, situés à l’intérieur du pays, à Feluy en Belgique. Aux USA, il en sera de même chez Cosden à Big Spring.

En 1969, associé à Philips Pétroléum, Petrofina découvre un gisement important en Mer du Nord (Ekofisk). Ses réserves de pétrole et de gaz naturel, grâce à la mise en place d’une récupération par injection d’eau permettra de prolonger la durée de l’exploitation à 2050, en portant la récupération du pétrole en place à 50% au lieu de 17%. Ce fut le départ d’une expansion mondiale gigantesque amenant la société à se placer parmi les grands d’Europe et la première société de Belgique. D’importantes mesures de rationalisation furent également entreprises dans tous les secteurs pour réduire le nombre de sites de fabrication et de raffinage.

En 1970, Laurent Wolters, atteint par la limite d’âge, se retire et cède la place à Jacques Meeus, le neveu de Laurent Meeus, qui sera lui-même remplacé, en 1975, par Adolphe Demeure de Lespaul, que j’ai très bien connus à ses débuts, car nous étions voisins de bureau, en 1953, quand il était stagiaire.

Un long pipeline sous-marin relia Ekofisk à une station d’épuration à Emden en Allemagne pour alimenter la France, la Hollande et la Belgique et la mise en place, en Belgique à partir de 1972, d’un vaste programme de rationalisation « verticale » pour amener les produits par pipeline depuis Anvers (Petrochim alimenté par la raffinerie SIBP) jusqu’à Feluy (Belgochim) pour la matière première et (Synfina) pour le produit fini. C’est à cette époque, que le groupe consolide les installations de peinture de Sygma Coatings qui contrôle 20 usines de peinture et fusionne Oléochim et Palmafina (huiles ménagères et savons).

En 1977, PetroFina et l’italien Montedison créent Montefina avec intégration de Belgochim et construction d’un laboratoire de recherches moderne sur le même site (Fina Research). Aux USA, Hercofina devient un très gros producteur de styrène et polystyrène.

En 1980, à Ekofisk, on injecte de l’eau pour accroître les réserves récupérables et en 1986, augmentation importante des réserves par l’acquisition des champs de Maureen au large de l’Écosse ainsi que de nombreux autre champs dans le monde. C’est en 1980 aussi, que Petrofina Canada est racheté par la Compagnie Pétrolière Nationale du Canada par décision canadienne de nationalisation.

En 1988, rachat des parts de BP (50%) de la raffinerie SIBP à Anvers qui devient une des plus performante au monde surtout en production d’essence sans plomb et de cracking et par la suite, avec les filiales d’Anvers du groupe, se place comme un des plus gros producteurs européens de polyéthylène haute densité et l’achat d’une usine de polypropylène au Texas, en 1984, lui permet de produire neuf pour cent de la production annuelle des USA.

La dernière décade du deuxième millénaire fut difficile suite à la chute des prix en produits chimiques et aux excédents de raffinage, mais compensée cependant par une meilleure rentabilité de ses champs pétroliers.

Adolphe Demeure de Lespaul décédera en 1985 des suites d’un cancer. Pour son personnel, il sera un exemple de courage et d’abnégation remarquable, se dévouant pour sa société jusqu’au dernier jour. Il fut remplacé par Jean-Pierre Amory pendant cinq ans, jusqu’à ce que le principal actionnaire de PetroFina, le Holding Bruxelles-Lambert mené par Albert Frère, porta celui-ci à la présidence du groupe en 1990. Les vice-présidents en seront Etienne Davignon, président de la Société Générale de Belgique, deuxième actionnaire et François Cornelis, en tant que « patron exécutif ».

A partir de 1990, la société connut une période de développement considérable, malgré les difficultés rencontrées dans le secteur  (problèmes avec le gouvernement norvégien - abandon de certains sites de production en raison de l’instabilité politique : Angola, Congo, Gabon, Burundi, Rwanda). Mais ce fut l’époque du développement d’énormes nouveaux champs : en Italie, en mer Caspienne, en Azerbaïdjan et en Alaska et en chimie : le contrôle complet de Montefina, devenu Fina Chemicals, partenariat avec BASF, accord avec Solvay dans le domaine des polyéthylènes hautes densités, fusion de Sigma avec Lafarge.

En 1997, PetroFina lance une vaste opération de rachat des actions Fina en bourse américaine, renforçant ainsi sa présence aux USA avec introduction au NYSE (New York Stock Exchange), devenant ainsi la première société belge à y figurer.

Enfin, fin de l’année 1998, tombe l’annonce de la reprise de PetroFina par le français Total, au nez et à la barbe du français Elf Aquitaine et de l’italien ENI. Peu de temps après Elf se fit également absorber par Total qui devint ainsi, dans un classement par chiffre d’affaires de 2008, le quatrième au monde après Exxon Mobil (USA), Royal Dutch Shell (Pays-Bas et Royaume-Uni, BP (Royaume-Uni) ; les suivants étant dans l’ordre Chevron (USA), Amoco Phillips (USA), Sinopec (Chine), China National Petroleum, corp (Chine), ENI (Italie), Valero Energy (USA)

Notes  :

(1) Voir à ce sujet l’article paru dans le Soir du 16/5/2008 signalant le décès de Marie-Antoinette Carlier, dernier enfant d’Hector Carlier, un des fondateurs de PetroFina. p;nbsp; Celui-ci s’était suicidé en 1986 et avait laissé son immense fortune à ses enfants restés depuis sans descendance.

Il est important de signaler que la fortune des héritiers d’Hector Carlier était devenue considérable parce qu’elle était constituée surtout des titres Petrofina que le fondateur de la société possédait depuis l’origine et que ses héritiers avaient respectueusement conservés.  Avec le temps et les opérations d’échange, de bonification et de rachat, ces actions avaient pris une valeur estimée à 0,5 % du capital de la société Total lorsqu’elle avait absorbé Petrofina.

Suivant l'article du Soir,  la dernière des héritières, décédée en octobre 2007, aurait légué ses biens, estimés, après paiement des droits de succession et affectation à des legs privés, à une trentaine de millions d’euros,  à la fondation Roi Baudouin avec mission de s’en servir pour développer des projets en Afrique dans le domaine de l’approvisionnement en eau et de l'éducation. En 1988, le « condottiere » Carlo de Benedetti aurait approché Madame Marie-Antoinette Carlier pour lui racheter ses actions pour un montant considérable. Elle refusa par fidélité à la mémoire de son père.

Je viens de découvrir avec étonnement des articles de la « Dernière Heure » qui relate une version surprenante de la fin d’Hector Carlier qui « serait mort deux fois », due à l’historien-journaliste Guy Van den Broek. Selon lui, les obsèques se seraient déroulées devant un cercueil vide lesté de pavés, avec la complicité d’un médecin et d’un fonctionnaire de l’état civil. Hector Carlier se serait réfugié au Brésil jusqu’à sa véritable mort, 10 ans après, à l’âge de 72 ans. Ce rebondissement s’il s’avère exact, n’enlève rien à l’estime que je porte à un homme dont l’existence antérieure aux faits était remarquable tant par la probité que par la noblesse des sentiments et la qualité de sa gestion.

D’autre part, une branche brésilienne des descendants du frère (réfugié au brésil après avoir purgé sa peine) se serait manifestée et aurait confié la défense de ses droits de succession à un avocat mais semble-t-il sans grandes chances s’il s’avère que la prescription est établie.

 

(2) J’ai eu le privilège de connaître deux témoins important de cette époque tumultueuse : Léon Wolters, le frère du grand patron qui avait son bureau à côté du mien quand nous nous occupions tous les deux de la filiale Plycol-Fina, qui fabriquait des colles et adhésifs.

Après sa journée, il lui arrivait souvent de venir bavarder avec moi. C’est ainsi qu’il m’a souvent parlé de son frère qu’il voyait toutes les semaines au château du Bisdom ; cependant, autant il était disert sur la plus grosse partie de son existence passée, autant il devenait rêveur et secret sur certaines époques, comme s’il partageait les regrets de son frère de n’avoir pu intervenir pour sauver de la honte ces personnages de grande valeur, victimes des aléas de l’histoire.

L’autre témoin de cette époque douloureuse, fut notre chef–comptable, Robert Cirquin, vieux serviteur de la société, qui par ses fonctions de comptable de la maison-mère, était bien placé pour en connaître tous les « dessous ». Il fut transféré avec moi, en 1956, pour gérer administrativement Labofina, centre de recherches qui venait d’être créé pour appuyer les nouvelles extensions du groupe. Nous nous sommes connus une dizaine d’années et il me parlait souvent de son passé. C’est ainsi qu’il me confia son sentiment sur le comportement de la direction de PetroFina pendant la guerre, convaincu que ceux qui furent condamnés pour collaboration financière, n’ignoraient pas les activités clandestines de deux de leurs employés-cadre : Laurent Wolters et Maurice Clément, et « fermaient les yeux », comme s’ils les approuvaient. Il me révéla avoir lui-même participé indirectement à certaines actions sans beaucoup se cacher.

Ce vieux bonhomme qui connaissait beaucoup de choses était particulièrement protégé par Maurice Clément, qui a toujours été son chef direct, sans doute reconnaissant des services passés et de sa discrétion.

Je tiens, quant à moi, puisque je reste un des derniers témoins d’une époque sombre et malheureuse, marquée par les excès vindicatifs de certains vainqueurs, à rendre justice à la mémoire de victimes qui furent sacrifiées à l’intérêt supérieur d’une grande société qui voulut occulter certaines périodes troubles de son passé.


*1.5* La Bande  dessinée :

La « BD » est maintenant admise comme le 9ème art et un concept de cet art. Elle fut longtemps considérée comme un simple outil de divertissement pour la jeunesse. Les auteurs belges publiés dans les journaux hebdomadaires pour jeunes, Spirou et Tintin, ne se prenant pas eux-mêmes au sérieux, contribuèrent beaucoup à la déconsidération de cette production par les intellectuels.

Ce sentiment a fort évolué de nos jours pour devenir un art à part entière avec ses critiques, sa littérature, son histoire et ses collectionneurs. Malgré des tentatives d’adaptation des techniques les plus avancées en utilisation de moyens pointus en matière de travail de l’image, cet art reste individuel au dessinateur qui garde la liberté d’y manifester toute sa fantaisie et sa créativité. Il reste maître de l’espace qui lui est réservé que ce soit par cadrage, originalité de la bulle, texte dessiné ou utilisation fantaisiste de l’espace. Cette liberté a ouvert un champ énorme de possibilités aux artistes qui ne manqueront pas d’y étaler leurs talents voire leur génie.

Cet art de la représentation graphique d’une histoire par dessins suggestifs date de la préhistoire quand l’homme des cavernes racontait ses exploits de chasseur en les gravant sur les parois des grottes. Il est vraisemblable que la raison de cette démarche était plus incantatoire que narrative. De tous temps, les hommes ont raconté leurs exploits sur divers supports : monuments, stèles, colonnes, murs, peaux de bêtes, parchemins, tissus et enfin sur parchemins, papier ou toile.

Les plus anciennes bandes dessinées qui racontent une histoire en plusieurs dessins, publiée en plusieurs exemplaires, pourraient dater de l’époque des images d’Épinal dans les Vosges, vers 1796, qui étaient tirées en plusieurs exemplaires au moyen de presse à bras qui comprimaient sur une feuille de papier une planche de bois gravée (Xylographie) qu’un coloriste complétait au moyen de pochoirs pour les différentes couleurs.

Avant la BD franco-belge, qui reste la plus féconde et la plus renommée dans le monde, on signalera surtout les « comics », principalement américains.

Quand j’étais gamin, avant la guerre, je me souviens qu’entre copains d’école nous nous passions ou nous nous échangions des babioles contre des « bandes dessinées » ou « comics », tels (entre parenthèses année de leur première parution)  : La famille Fenouillard (1890), Pim,Pam,Poum, (1897) ; Les Pieds Nickelés (1908) ; Winnie l’ourson (1926) ; Bécassine (1905) ; Popeye (1929) ; Tarzan (d’abord publiés sous forme de roman en 1929) ; Superman et Batman (1930) Dick Tracy (1934) ; et celles en provenance du cinéma : Mikey (1928), les trois petits cochon (1933), Donald Duck (1934), Blanche neige et les 7 nains (1937), Bambi (1942), Fantasia (1941) … ;

 

*1.6*Rift Valley

Cette vallée, surnommée aussi « berceau de l’humanité » tellement on y a découvert de fossiles de l’homme n’est plus considérée comme tel depuis que les scientifiques ont procédé à des fouilles plus profondes permettant de découvrir des restes humains plus anciens, en Tanzanie et dans des grottes d’Afrique du Sud ainsi que dans la partie humide et boisée du Tchad, à 2500 km du rift.

La théorie de L’East Side Story, popularisée par Yves Coppens, avançait que la formation du rift aurait conduit à une différenciation climatique et environnementale majeure entre la région de l’ouest, humide et boisée et celle de l’est, qui par accident climatique était devenue plus sèche et de ce fait envahie par les hautes herbes de la savane.

Les singes qui s’y sont trouvés, privés de leur alimentation d’arboricole, se seraient adaptés à la bipédie pour dominer les hautes herbes et à la nourriture carnée chapardée aux grands fauves et aux charognards en remplacement de leur alimentation de frugivore-insectivores.

La théorie de la bipédie qui aurait donné l’avantage à nos ancêtres de se libérer les mains et de se redresser pour repérer les prédateurs ou les sources d’aliments, ainsi que la théorie de l’associativité par petits groupes de 25 à 30 avec un meneur pour traquer des proies vivantes, prémice de l’instinct de collectivité, restent cependant celles que les anthropologues retiennent le plus souvent.