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24/01/2009

Évolution exponentielle

Modeste Toulemonde cherche à comprendre :  Partie 7 :  Évolution exponentielle.  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) Doù vient la vie ?  (3) Infini et Éternité  (4)  Les grands Initiés et le fondamental (5) Illusion et intelligence  (6) Darwin – Cohérence et déduction.

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m’arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l’équilibre de notre planète : l’intelligence créatrice.

 

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d’années.

 

Avant d’aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j’aimerais rappeler les étapes d’une évolution due autant au hasard qu’aux accidents, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants (bien que cela reste à voir) .

 

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures tellement l’évolution de l’homo est mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l’homme ».

 

Aussi, il m’a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l’histoire de nos lointains ancêtres. °liste résumée d’un tableau des hominidés  tirée de Wikipédia°

 

LISTE DES HOMINIDÉS  se subdivisant en :

 

a)       Représentants du genre Pongo  (pongo pygmaeus)

b)       Représentants du genre Gorilla  (Gorille)

c)       Premiers hominins  dont Toumaï (-7 millions d’années à -4,4 millions d’années )

d)       Panina  (Pan troglodytes et paniscus)

e)       Hominina (4,4 millions à nos jours)

 

Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d’années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à –2,6 million d’années) ;

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d’années)

 

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions d’années)

Rudolfensis (-2,4 à –1,8) Habilis (-2,4 à –1,6) Géorgicus – premier hors Afrique (-1,8 à –1,2) Ergaster (1,9 à 1) Antecessor (–1,2 à –à  0,700) Erectus, premier debout  (-1 à 0,300) Heidelbergensis (-0,600 à –0,200)  Néanderthalensis (-0,250 à –0,028) Sapiens idaltu (-0,195 à -154) Rhodesiensis (-0,300 à – 0,125) Floresiensis (-0,095 à - -0,012) Soloensis (-0,095 à –0,012) et Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d’un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.  

Tiré du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme », ed. Odile Jacob – page 232,  au dernier chapitre : L’évolution du genre humain et l’homme moderne

Entre  Homo ergaster et les hommes plus récents, la taille relative du cerveau passe de 900 cm³ à 1200 cm³.  On se dispute pour déterminer si cette tendance est graduelle ou connaît des sauts évolutifs.  Le peu de fossiles entre 1,5 et 0,5 millions d’années ne permet pas de valider l’une ou l’autre de ces hypothèses. … On note aussi l’acquisition de cerveaux relativement plus grands à partir de 500.000 ans, quelles que soit la population humaine. …  C’est vers cette époque que les hommes maîtrisent l’usage du feu.  Or la cuisson des aliments, surtout des végétaux, les rend plus facilement digestes.  L’énergie et les nutriments requis par le cerveau deviennent plus aisément disponibles et favorisent son développement.

 

L’homo sapiens est le « petit dernier » de l’histoire évolutive des « vivants ».  Il est bien moins corpulent et encéphalisé que ses ancêtres Cro-Magnon  A l’état adulte nous ressemblons à des adolescents tardifs de Cro-Magnon. °ibidem p.233°

 

Principales caractéristiques des Hominidae  °Wikipédia – hominidae° 

Le poids des adultes hominidés est généralement compris entre 50 et 250 kg. Ils sont caractérisés par une marche bipède (parfois imparfaite), une musculature robuste, un gros cerveau et une face prognathe. Tous sont d'excellents grimpeurs, à l'exception du gorille adulte, surtout les gros mâles dits « à dos argentés » dont le poids interdit d'escalader les arbres, ainsi que de l'humain. Les enfants gorilles escaladent parfaitement les branches des arbres.

Le régime alimentaire des hominidés est omnivore, principalement frugivore, mais la viande n'est pas absente.

La principale de leurs caractéristiques est leur comportement social très complexe avec des interactions très importantes entre individus du même groupe et une grande expressivité faciale permettant de manifester leurs émotions. Tous sont capables de communiquer de façon efficace et tous sont capables avec une éducation appropriée d'apprendre un langage rudimentaire et de manipuler des concepts abstraits. Les hominidés font également partie des rares animaux à avoir conscience d'eux-mêmes (ils se reconnaissent dans un miroir, contrairement au chat par exemple).

 

Quelques dates importantes de la préhistoire  °Wikipédia – préhistoire°

Paléolithique

Il y a 5 Ma2 : apparition des Australopithèques

Il y a 3 Ma : apparition d’Homo rudolfensis souvent considéré comme le premier représentant du genre humain 7

Il y a 400 000 ans : domestication du feu à Menez-Dregan et Vértesszőlős

Il y a 100 000 ans : premières sépultures au Proche-Orient

Il y a 30 000 ans : en Europe, Homo sapiens est la seule espèce humaine restante après la disparition de l’Homme de Néandertal

Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.

Néolithique

Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie)

Vers -4 500 / -2 000 : mégalithisme (dolmens et menhirs)

Vers 3 300 av. J.-C. : invention de l’écriture en Égypte et Mésopotamie, fin de la Préhistoire.

 

 

 

Classification classique de l’Homo habilis  (Wikipédia)

Règne : Animalia ;  Embranchement :  Chordata ;  Sous-embranchement : Vertebrata ;  Classe : Mammalia ;  Ordre : Primates ;  Famille : Hominidae ; Sous-famille : Homininae ; Genre : Homo

 

Extrait du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme » page 200/201 (édition Odile Jacob) – Des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues.

Faire une synthèse entre la paléoanthropologie, la préhistoire, la génétique et la linguistique comparée ne  relève pas de la simplicité.  Les données des différentes disciplines convoquées autour des origines de l’homme soulignent l’importance de l’Afrique.  Pour autant, cela ne signifie pas que des populations et, surtout, que c’est l’espèce Homo sapiens qui s’installe au faîte des espèces en raison d’une quelconque supériorité.  Trop d’anthropologues se laissent égarer par des corrélations fallacieuses qui associent une population d’Homo sapiens avec de nouveaux modes de communication, l’invention d’un véritable langage symbolique, une organisation sociale plus efficace, de nouvelles technologies et l ‘émergence de l’art, autant d’affirmations qui ne sont pas vérifiables ou, quand on dispose de données assez précises, sont réfutées.  C’est le mythe du peuple élu revisité par d’autres mythes modernes comme le mirage du village  mondial porté par l’illusion technologique.  La terre des hommes a toujours été  marquée par la diversité des populations et des cultures.  Ce n’est pas une population d’une espèce qui supplante toutes les autres, mais des populations africaines qui contribuent plus que les autres au génome de notre espèce actuelle.  Il y  a eu remplacement dans certaines parties du monde et mélanges dans d’autres parties. Mais, quelle que soit la population actuelle, aucun ne s’enracine sur une lignée isolée, fiction parfois terrifiante d’une pureté originelle.  Enfin, il est complètement erroné d’affirmer que les populations migrantes sont plus modernes que celles évoluant plus localement.  L’origine de notre espèce remonte à plus de 160.000 ans et son évolution s’inscrit depuis dans une dynamique des populations humaines dont on entrevoit à peine la complexité.

 

Émergence des rites funéraires  °Données tirées de ibidem pages 156 à 161°

Les plus anciennes tombes connues sont celles des Proto-Cro-Magnon de Qafzeh et de Skhul, datée de 100.000 ans. 

° suivent une énumération de sépultures découvertes  sur différents sites°  Ces cimetières attestent du choix de lieux privilégiés pour enterrer les morts, mais qui pour autant sont aussi des lieux d’habitat.  Ces grottes sont occupées : successivement sur de longues périodes et on ne sait s’il s’agit de nécropoles ou de sanctuaires. Les sépultures individuelles sont également nombreuse. °ibidem°

 

… Les hommes du moustériens enterrent tous leur défunts quel que soit leur âge ou leur sexe.  Les corps sont couchés sur le côté (décubitus latéral) avec les jambes repliées … ° viennent ensuite différentes caractéristiques propres à certaines découvertes :  femme enterrée avec un enfant, ou enfant avec un fœtus … fosses rectangulaires avec éventuellement une litière … massacre d’animaux … présence d’outils, fleurs, humérus d’ours, mandibule de sanglier … °ibidem°

 

  On ne cesse de dire que les Néandertaliens seraient des hommes très archaïques.  On conteste leur aptitude au langage comme on met en doute qu’ils aient eu des sépultures et une symbolique, ou encore de chasser les grands animaux.  °Pascal Picq conteste tout cela en précisant que si on connaît si bien les Néandertaliens c’est parce qu’ils enterraient leurs morts°  … En effet, la plus ancienne sépulture connue  est celle de Qafzeh.  Elle renferme un proto-Cro-Magnon …  D’autre part, si les Néandertaliens ont adopté ce type de comportement, il faut admettre un mode de communication capable de diffuser une part  de sa signification et cela ne peu se faire sans le langage … °ibidem°

 

  Cette attitude culturelle, qui ouvre la voie vers une pensée abstraite et spirituelle, est plus ancienne.  Ses prémices se retrouvent dans la concentration  de squelettes de pré-Néandertaliens de La Sima de Los Huesos d’Atapuerca en Espagne datée de plus de 200.000 ans.  La concentration de plus d’une trentaine d’individus en cet endroit exige une intervention volontaire. Dans l’état actuel de nos connaissances, aucun élément ne permet d’instituer une différence culturelle fondamentale entre les Néerdantaliens et les proto-Cro-Magnon au cours du moustérien. °ibidem°

 

En ce qui concerne la disparition de l’homme du Neandertal, Stéphanie Thiebaut, directeur de recherche au CNRS (La science au présent 2007 -  page 105) précise : « Ainsi parmi les hypothèses concernant la disparition de l’homme du Neandertal et son remplacement par l’homme moderne, celle du changement  climatique est considéré comme plausible.  Ce changement s’effectue, il y a environ 30.000 ans, au moment où l’Europe subit un très fort refroidissement».

 

Il est intéressant aussi de signaler la découverte du site Néandertalien de Caours dans les tufs de la Somme qui met fin au débat entre les tenants d’une thèse qui prétendait que les Néandertaliens étaient inadaptés au climat tempéré océanique et à sa végétation pendant la période interglaciaire de 130.000 à 115.000 avant notre ère, période pendant laquelle on avait perdu sa trace.  A Caours, les tufs dépôts sédimentaires qui se forment pendant les interglaciaires, ont préservé de tels vestiges, sous la forme de cinq niveaux successifs d’occupation, qui fournissent des données uniques sur le comportement de subsistance de l’homme de Neandertal dans un environnement tempéré. (Découvertes d’outils tranchants en silex, ossements de grands herbivores d’un milieu de forêt tempérée où persistent des prairies – os fracturés pour récupéré la moelle – peut-être un site de boucherie ? ) °Tiré de : Le site Néandertalien de Caours (Somme) -  Jean-Luc Locht – La science au Présent 2007 – page 39°

 

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CANTATE DE L’EVOLUTION EXPONENTIELLE.

 

Des yeux avides d’horizons,

Des yeux affamés de ciels,

Des yeux écarquillés de désir,

Du désir de devenir.

 

C’est la rage des hommes,

La rage du savoir,

La rage de l’avoir,

La rage de la plénitude.

 

Et puis l’angoisse des incertitudes,

Celle du passé qui s’enfonce,

Celle de l’avenir qui s’effleure,

Celle du présent qui se meurt.

 

Dans des accords de violoncelle,

Un oiseau de neige s’est envolé

Porteur de  trêve et d’olivier

De vague à l’âme, de fleurs et de ciel.

 

Sur des mains pâles

Un cœur s’est refermé

Avec la vie, avec l’espoir

Avec le chant du bel été.

 

Ce sera l’azur des grandes orgues,

Ce sera la grandeur des passions,

Ce sera la ferveur de l’unisson,

Quand le rêve ne sera plus fiction !

 

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A ce stade de mes considérations, je trouve nécessaire de marquer un temps d’arrêt et de réflexion afin de me pencher sur les conditions actuelles d’existence de l’être humain privilégié qui a la chance de se « trouver du bon côté de la barrière ». 

 

Nous avons atteint un degré incroyable de confort, de sécurité et de jouissance des choses matérielles.  Rien, si ce n’est un cataclysme, ne devrait arrêter cette marche du progrès dans le domaine du confort.

 

Cependant, notre biotope changera nécessairement, se modifiant considérablement, et nul n’est capable d’en prévoir valablement le processus, ni ses conséquences. 

 

Qu’en est-il des variations climatiques pendant notre ère ?

Au cours du premier millénaire de notre ère, s’il apparaît que les IVème et Vème siècle connaissent des périodes de relative stabilité des paysage, il semble que, de la fin du Vème  au VIIème, de nouveaux déréglements biologiques soient responsables de la méconnaissance que nous avons de cette époque (période d’inondations dévastatrices, précédée par celle la plus chaude des deux millénaires aux environs de 500) – l’Europe connut l’optimum climatique médiéval entre 1000 et 1400 avec de généreuses récoltes (La vigne poussait en Angleterre, en Normandie et en Picardie), mais qui fut suivi du « petit âge glaciaire » qui a duré  jusqu’en 1850. °tiré de «Vers quel réchauffement climatique ?» -  Stéphanie Thibaut – La Science au présent 2007 -  page 106 °

 

En ce qui concerne l’avenir, le même auteur dans le même article écrit : « Si les hypothèses les plus récentes suggèrent que le réchauffement de la planète pourrait avoir pour conséquence paradoxale un refroidissement rapide du climat dans l’hémisphère Nord autour de l’océan Atlantique, à cause de la perturbation des grands courants océaniques et la disparition du Gulf Stream et si les simulations numériques montrent qu’une transition brusque est possible, la date et les conditions de cet événement sont toujours inconnues. »

               

De plus, nous serons confrontés à des problèmes d’environnement difficiles et dangereux tels que ceux que nous connaissons actuellement (couche d’ozone, pollution marine, sida ou autres infections virales, vaches folles, fièvre aphteuse, peste aviaire etc.…) ; d’autres nous attendent sans doute et attendent nos descendants.

 

Cependant, les performances des scientifiques et des techniciens permettent  les plus grands espoirs quant à cet avenir qui est loin d’être compromis, tant l’explosion des découvertes humaines, dont « l’exponentialité » ne fait plus de doute,  se constate de jour en jour.

 

A l’appui de cette affirmation, il n’est pas inutile de rappeler quelques avancées scientifiques ou technologiques spectaculaires récentes  : décodage du génome humain, clonage des cellules vivantes, téléphonie et Internet, reconnaissance vocale et, en informatique, l’augmentation de la rapidité de réponse et de la capacité de mémoire tout en diminuant le volume du matériel utilisé,  etc. … etc.…

 

A ce stade de ma réflexion, je me suis posé la question de savoir quelle attitude l’homme conscient de ses responsabilités devrait prendre pour réussir un futur pourtant aléatoire.

 

Il semble évident que, dans notre contexte de culture occidentale d’origine et d’inspiration chrétienne,  nous devrons encourager toute action élévatrice des valeurs morales d’altruisme.

 

Cependant prôner ce type de philosophie n’est pas facile, tant les avantages immédiats sont difficiles à démontrer, car nous sommes ainsi faits que nous privilégions surtout les actions qui nous apportent un résultat égoïste immédiat et concret.

 

Aussi à ce stade de ma « dissection morale », à la recherche d’une attitude suffisamment alléchante pour être adoptée, je vais m’efforcer d’apporter des arguments suffisamment  réalistes pour celui dont l’idéal n’est pas « monnayé » par la promesse d’un avenir bienheureux dans l’au-delà.

 

Tout homme normalement équilibré, va s’efforcer d’assurer à sa descendance ou à celle de ses proches un futur valable et suffisant.  Cette démarche au bénéfice de l’avenir de son entourage immédiat,  aura pour objet essentiel la constitution d’un environnement confortable et sécurisé (maison, biens meubles, fortune).

 

Cette «courte vue », naturellement égoïste, n’est pas facile à combattre.  Comment, en effet, convaincre quiconque de l’intérêt « supérieur » de chacun, si ce n’est en lui faisant valoir le «devoir intellectuel » de tout être humain vis à vis de sa descendance.

 

Ce «devoir intellectuel » de l’homme est à prôner et encourager de toutes les manières possibles, la meilleure restant le développement de ce que j’appellerai le « sens familial élargi ».

 

Pourquoi « sens familial élargi » ?  Parce qu’il ne doit pas aboutir à la formation du « clan familial » qui est la plus néfaste des dérives de l’individualisme et du grégarisme.  Le clan est la première expression animale du regroupement.  Il  a permis à certaines espèces de survivre et de se développer en formant des meutes, hardes, colonies, troupeaux.

 

Le clan a permis à nos ancêtres des savanes de survivre avec le développement dont nous bénéficions actuellement. Cet instinct grégaire a suscité l’éclosion de groupes organisés en tribus d’abord, états et nations ensuite, avec à leur tête des chefs, guides et leaders.

 

A notre époque de regroupement des états en entités plus continentales (Usa, marché commun européen avec parlement et monnaie et les tentatives de regroupement africain et asiatique…),  il est nécessaire d’adopter une philosophie de progrès allant dans le sens de la mondialisation des esprits.

 

Cette attitude doit prendre le pas sur tout «esprit de clocher » qui ne peut plus être de mise à ce tournant de l’histoire de l’humanité.  C’est donc un devoir de l’être humain actuel d’opter pour toute démarche répondant de la solidarité universelle.

 

Il est donc important de souligner ici ce que nous entendons quand nous parlons de «sens familial élargi »,… élargi à toute l’humanité… si ce n’est peut-être qu’un rêve !

 

Nous entendons par  « sens familial élargi »  toute attitude ou action en faveur du bien-être de l’être humain quel qu’il soit.  Dans la mesure de ses moyens et de sa disponibilité, il est souhaitable que tout homme conscient de ses responsabilités, pose des actes allant dans ce sens.

 

Heureusement, l’époque actuelle voit ses leaders mondiaux œuvrer dans cette optique, depuis la dernière guerre mondiale ;  mais il faut rester vigilant, les vieux démons de l’isolationnisme sont loin d’être morts et gagnent du terrain devant la concurrence de la main-d’œuvre des pays pauvres qui suscite les outrances de l’extrême droite xénophobe.

 

En toutes choses, il faut raison garder, il n’est donc pas sain de tomber dans un militantisme outrancier, prôné par certains « souleveurs de montagnes », idéalistes fort sympathiques au demeurant, mais très peu réalistes. 

 

La sagesse fera privilégier, dans la vie de tous les jours, les actions individuelles de bon sens et de solidarité,  grandies par une maîtrise de soi communicative et chaleureuse profitable à tout un chacun.

 

Une mise en garde est sans doute nécessaire aussi contre la déviance égocentrique de certains écologistes qui sous prétexte de défendre l’environnement prônent une idéologie « capitaliste » de repli sur soi sans égards pour les moins bien nantis du globe. 

 

L’écologie ne se conçoit  que dans une entente universelle de restriction des moyens développés pour augmenter notre confort, si ceux-ci mettent en péril l’avenir de notre environnement.  Cependant comment faire comprendre aux pays en développement et à nous-même que le confort et le plaisir de la consommation ne seraient plus permis ou devraient être réduits  ? (Un milliard trois cents millions de Chinois et plus d’un milliard d’Indiens se convertissent progressivement et sans restriction à notre système économique et vont mettre en péril la plupart des formules écologiques. )

 

La conclusion de l’octogénaire que je suis qui a vécu son existence dans la période la plus diversifiée et la plus riche de l’histoire quant à ses bouleversements scientifiques et économique et subi en 40-45, la plus grande catastrophe guerrière de tous les temps, sera de transmettre à ses proches plus jeunes, ses enfants et petits-enfants surtout, un message axé sur la tolérance et l’ouverture d’esprit dont la teneur sera la promotion des valeurs fondamentales d’idéal chrétien de fraternité (aimez-vous les uns les autres) de nos civilisations occidentales qui me semblent le mieux convenir au progrès et à l’avenir heureux de l’humanité. 

Ces valeurs altruistes devront impérativement s’aligner sur les conséquences de l’accroissement démentiel des populations sur la surface limitée de notre globe, au détriment d’une qualité de vie matérielle qui devrait régresser, mais qui s’enrichirait de la paix du cœur et des armes dans la solidarité universelle.

 

 

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Commentaires

L'homme, celui qui enterre ses morts... Je me demande parfois si cet art de la sépulture persistera. De plus en plus de cendres dispersées, de moins en moins de jeunes dans les cimetières. Quelles en sont les raisons profondes, au-delà des raisons sociologiques?

Écrit par : Tania | 24/01/2009

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