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09/12/2008

Les Initiés et le Fondamental

 

Modeste Toulemonde cherche à comprendre – Partie 4 : Les Initiés et le Fondamental.

Parties précédentes : (1) E = mc²  (2) d’où vient la vie ? (3) Infini et éternité

 Monsieur Toulemonde « penseur en formation » poursuit son étude en abordant  le sujet bien délicat et tant controversé d’un élément  « fondamental » à la motivation d’exister : Avons-nous une raison supérieure d’exister ?  Faut-il trouver un sens à notre existence ?

 Sommes-nous autre chose qu’une cellule évoluée ?

 Il est indispensable dans le contexte du milieu occidental chrétien dans lequel nous évoluons d’écouter en premier lieu :

 

LA VOIX DES GRANDS INITIES

 

Ils étaient grands, ils étaient forts,

Les femelles offraient leur corps.

Ils étaient les maîtres du feu,

Ils éloignaient le fauve hargneux.

 

Ils étaient chefs, ils étaient beaux,

Les femelles autour en flambeaux

Les autres à leurs pieds les craignaient,

Et couchés,  ces autres attendaient.

 

Ils étaient guides, ils étaient science

Les autres en foule les suivaient

Ils apportaient la connaissance

Les autres en masse les vénéraient.

 

Ils leur ont donné Dieu

Pour supporter leurs souffrances

Ils leur ont donné Dieu

Pour  combler leurs espérances

 

-----

 

 

Notre univers est-il référentiel, c’est-à-dire que c’est par rapport à des données connues et révélées, « des références », que nous construisons notre réel ?  Par éducation religieuse,  je me pose souvent cette question,… et je cherche la réponse…

 

Ce serait par rapport à des références qui nous sont, ou nous ont été édictées et transmises que nous concevons et structurons l’espace dans lequel nous évoluons

 

Toutes nos connaissances seraient relatives à ces références qui seraient une manière d’appréhender l’ensemble des connaissances universelles à peine effleurées par nous, les humains. 

 

Ces connaissances seraient transmises par des « initiés » qui seraient doués de capacités de perception particulières : ce sont ceux qu’on nommera grands initiés, c’est-à-dire : Bouddha, Jésus, Mahomet, Confucius, Lao-Tseu, Moïse,  etc. … 

 

Cette théorie ferait la part belle aux créations artistiques, littéraires et musicales, ainsi qu’aux écrits révélés qu’ils soient bibliques, coraniques, bouddhiques ou autres qui feraient partie du savoir suprême que des « Initiés » pourraient transmetttre.

 

Dans cette hypothèse, nous devrions admettre avec beaucoup d’humilité que notre monde intelligent n’est qu’une infime partie de ce tout de la connaissance, essentiellement structurée statique, éternelle et infinie.

 

L’être supérieur existerait en tant que tel, soit en tant que celui qu’on a appelé Dieu, au-dessus de tout, maître de tout.  Il existerait en tant qu’infini dans lequel nous trouvons une place évolutive et en ce qui nous concerne dépendant de l’espace-temps,… à moins qu’un autre espace ne nous soit réservé après notre mort physique, dans lequel nous serait accordé le bonheur suprême que nous recherchons…

 

Cet autre espace n’aurait ni passé, ni présent, ni futur.  Il serait hors du temps.  Il n’aurait pas d’espace non plus : nous l’occuperions totalement. Nous rejoindrions Dieu dans la « béatitude de son éternité « statique ».

 

Dans ma tentative de recherche fondamentale de ma raison d’exister, je me pose la question de savoir le pourquoi de ce qui est.  « Etre ou ne pas être, là est la question » disait Hamlet, un crâne dans les mains.  Nous pourrions compléter et préciser :  être un être intelligent inspiré ou non, là est la question !

 

C’est la pensée, le raisonnement, étayés par la connaissance qui donnent un sens à notre monde, mais jusqu’à preuve du contraire à notre monde terrestre seul. Nos religions nous poussent à croire que nous sommes le centre de l’univers et qu’il n’existe que pour nous : c’est ce qu’on appelle de l’anthropocentrisme.

 

Dans ce cul-de-sac de mes pensées, je me suis retranché derrière la seule théorie que ma logique voulait bien admettre : L’univers (ou l’univers-total) obéit à une seule loi qui est d’ailleurs celle de tous ses composants bien définie par Einstein  (E=mc²).   L’univers c’est avant tout de l’énergie en perpétuel mouvement.

 

Quand je place mon crayon sur sa pointe, je pose un acte de début – donc de création de temps – mais en même temps, c’est un acte de début d’espace – du point partent des droites infinies développées dans des plan géométriques et volumétriques dont je suis le centre.   Ces actes posés supposent une origine et une volonté de créer cette origine (en l’occurrence, c’est moi qui ai décidé de placer mon crayon sur sa pointe).  Pour les religions, c’est l’être supérieur qui est à l’origine de l’espace-temps.  Dans la genèse des croyants « du livre » Dieu ou Allah n’a pas de début ni de fin, il est « éternel » : il existe dans son temps éternel et occupe tout l’espace. (Dieu est partout disait-on dans mon enfance.)

 

On peut aussi avancer l’hypothèse d’un Grand Concepteur qui tournerait en boucle.  (comme en informatique)

 

Notre système évolutif résulterait de l’action d’un Grands Concepteur qui en  quelque sorte tournerait en boucle éternellement, canevas des événements possibles.

 

Notre système proviendrait d’une sortie de boucle décidée par Le Grand Concepteur.

 

En cybernétique, la boucle est une suite de relations de cause à effet telle que le dernier effet réagisse sur la première cause et en informatique, la boucle peut être infinie,  la sortie de boucle créant l’événement (celui que le programme provoque).  

 

Si j’ai choisi cet exemple, c’est que, bien qu’imparfait, il est une bonne représentation de ce que je veux expliquer :  la boucle, dans mon exemple, est une droite qui ne fuit pas infiniment de part et d’autre d’un point donné, mais qui est infinie dans son recommencement puisqu’elle tourne en cercle. 

 

De plus, chaque boucle, aussi petite soit-elle, étant formée de points (en informatique de bits) qui peuvent avoir valeur d’origine, de chacun d’eux peuvent partir des droites et des volumes infinis (en informatique déclenchent, lorsqu’on le sollicite en interrompant la boucle, un programme qui permet d’atteindre le résultat recherché).  Comme en informatique la sortie de boucle créerait l’événement de l’espace-temps avec l’accident très aléatoire et momentané de la vie et de l’intelligence sur un déchet refroidi (notre terre) provenant d’une petite étoile : le soleil.

 

La boucle est infinie dans son recommencement dans l’attente d’un événement, peut être accidentel.

 

Cet événement est-il voulu par un Grand Concepteur ?

 

-----

 

Ma prospection m’a mené loin dans l’aventure, mais me pousse au cœur du problème à la lumière des connaissances actuelles, tellement nombreuses et éparses qu’il est difficile de les rassembler dans un tri qui se veut rationnel et que je me suis efforcé de rassembler pour tenter de cerner le « fondamental »

 

 

MELODIE DU FONDAMENTAL.

 

Équation des matières

Dans la donne du temps.

Équilibre des forces

Dans l’harmonie des souffles.

 

Confidence de l’espace

Dans des chants d’infini.

Les dieux sont au secret

Dans l’alcôve du néant.

 

L’inéquation du réel absolu

Est la vérité de notre monde

L’inéquation des forces

Est la vérité du temps.

 

Aberration de l’univers,

Inconfort de l’impuissance :

Tout semble illusion

Que sommes-nous vraiment ?

 

°°°°°°°°

 

En complément de la fin du vers, il est  intéressant de donner ici l’énoncé du cybernéticien  Heinz von Foerster (1911-2002) quant au mécanisme de notre perception : En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là °Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

On peut vraiment dire : « illusion, tout n’est qu’illusion,  dans le sens que son apparence n’est pas sa réalité physique.

 

C’est ce qui me pousse, à ce stade de mon cheminement dans l’inexplicable, à vouloir dépasser cet entendement.  Je voudrais  transcender la matière qui m’a organisé et qui m’a fait en me munissant d’un cerveau qui raisonne, qui pense, qui déduit, qui cherche, qui veut comprendre….  J’aimerais croire à cette « pensée », et la trouver hors de cette matière faite d’énergie qui a fabriqué mon intelligence.

 

J’aimerais m’échapper de cette prison de "l’espace-temps" pour trouver « l’Esprit » s’il existe et entrer en relation avec lui.  Mais je sais que c’est impossible même si les grands croyants prétendent le faire : ils restent prisonnier de leur condition humaine et d’un cerveau qui fonctionne avec les seules références qui proviennent des croyances de leur milieu.  

 

Si je me mets à raisonner, à penser, il m’est difficile de le faire d'une manière autre que dans un contexte de durée... Si je construis un raisonnement, il devra débuter et ensuite se poursuivre dans un contexte de temps. De même les hypothèses ne pourront être bâties que dans un contexte de situation dans l’espace.  Si nous définissons  le temps, nous ne pouvons le construire que dans l'espace.

 

Et on ne peut que les associer en «espace-temps » avec un début.  Aussi petit soit-il, l'espace a débuté et avec lui le temps. Si l’espace a débuté, il a créé un mouvement de durée, c’est-à-dire de temps.  L’espace et le temps sont progressifs : ils débutent et en principe finissent.

 

Mais alors, éternelle question : qu’y avait-il avant ?  La seule réponse  valable : rien !  Notre entendement humain devra se rendre à l’évidence.   Rien ou le néant absolu n’existe pas, si ce n’est dans notre vocabulaire….

 

Nous devrons dès lors admettre que quelque chose d’inexprimable existe qui occupe tout l’espace et tout le temps, que nous devons accepter sans comprendre parce qu’il ne répond à aucune de nos lois.  C’est vraisemblablement par anthropomorphisme que nous en avons fait un Dieu ou des dieux, soumis à certaines de nos lois spatio-temporelles. 

 

Bien qu’une hypothèse soit permise : celle d’un univers total de connaissance totale, absolument statique. Ce serait, en quelque sorte, le Dieu de la genèse. Mais alors le temps n’existerait pas et ne pourrait exister sauf si Dieu le créait. Pourquoi le créerait-il si c’est l’univers total de la connaissance totale et infinie ?

 

D’autre part,  si Dieu est la plénitude totale, que vient faire l’homme dans cet état ? Comment justifier que « Dieu a besoin des hommes » ?  Théoriquement la situation de Dieu ne nécessite rien, pas plus l’homme et son intelligence, puisque Dieu est total et surtout qu’ « Il » n’a pas à être accompli : c’est un raisonnement de « créature » qui suppose que le « créateur » a besoin de lui.

 

Pourquoi  « inventer » l’homme dans le temps et sa misérable intelligence ?   Pourquoi lui imposer un parcours qui dépend de sa « chance » et si peu de son mérite et de ses responsabilités ?  Pour de toute façon se retrouver dans cet espace total, cet absolu de tout que seul notre cerveau de mammifère intelligent a imaginé avec son mécanisme de pensée.

 

La plupart des scientifiques nous affirment que notre monde est né d’une aberration physique :  il y a autant de matière que d’antimatière,  l’une annihilant l’autre ; le « Big Bang » serait la résultante d’un déséquilibre inexplicable :

 

il ne serait resté qu’un peu de matière (ne fût-ce qu’une particule d’énergie) pour lancer « notre » univers et « notre » espace-temps…. 

 

Ceux qui croient à une intervention « divine » pourraient la situer alors.  Comment comprendre cependant cette soudaine « exception divine » de l’utilisation de l’espace et du temps ?  « Les desseins de Dieu sont impénétrables » seule réponse insatisfaisante des croyants !

 

Quelles qu’en soient les raisons, qu’était-elle cette fameuse microseconde ou parcelle de temps, ou cet accident de l’équilibre des forces ?  Cette théorie a-t-elle encore des défenseurs avec les nouvelles avancées dans le domaine ?  (Voir à ce sujet, la conclusion de la partie 1 – E = mc²)

 

Une autre hypothèse : l’univers total serait en perpétuel mouvement.  Il serait donc logique qu’après le Big bang, il y ait le Big crunch (c’est-à-dire l’effondrement total et l’annihilation, l’accident de la particule inexplicablement subsistante se reproduisant immanquablement dans un temps infini).  Dans l’infini, ce qui se produit se renouvellerait indéfiniment…  Le temps ne serait-il qu’un rouage d’un mécanisme universel ?

 

Cette théorie du « Big Crunch » est maintenant mise à mal  par la plupart des scientifiques qui lui préfèrent celle des «super- cordes »  qui présenterait le grand avantage de rendre compatible la théorie de la relativité d’Einstein valable aux grandes dimensions et celle des lois de la mécanique quantique pour les petites dimensions. °inspiré ou retiré des articles de Guy Duplat – La Libre 2/12/2005 qui conseille aussi de se référer au livre de Brian Greene (voir références dans les notes de la partie 1)°

 

L’espace serait constitué d’innombrables « branes » qui peupleraient l’univers.   Le nôtre d’univers, aussi immense soit-il, serait collé sur un de ces « branes ».  Le big-bang viendrait d’une collision entre deux « branes » provoquant une explosion d’une ampleur inouïe créant notre univers en un temps infiniment court. (A titre d’exemple si l’univers avait eu la taille de notre ADN au départ, il aurait atteint celle de la voie lactée en un milliardième de milliardième de seconde)  °ibidem°

 

Les cordes (10-33 cm.) se sont étirées d’un bout à l’autre de l’espace de notre univers pour l’occuper tout entier.  °ibidem°

 

Les particules élémentaires seraient nées des vibrations de cordes microscopiques. On parle aussi de sept dimensions (recroquevillées, invisibles) qui s’ajouteraient aux quatre connues (longueur, largeur, hauteur, temps). °ibidem°

 

Avec les satellites, libérés de la stratosphère qui les rendent moins performants, on possède maintenant des données précises sur les premiers instants de l’univers en analysant la lumière que l’espace envoie aux instruments (des outils utilisant des radio-éléments venant en complément des appareils optiques).  Il semblerait que 95 % de la masse de notre univers nous soit caché dans de mystérieuses matières et énergies noires dont le vide quantique.  °ibidem°

 

Le Big-Bang n’est plus le début de tout, mais se serait produit en « bourgeon » d’un univers-total ;  ce n’est plus qu’un phénomène accidentel qui s’est produit dans le mécanisme général.  (ce qui ne fait qu’augmenter notre insignifiance). Il nous faudrait utiliser un autre œil que le nôtre (ou un autre organe) par le truchement d’un instrument à inventer, pour voir ce qui s'y passe °ibidem°

 

Quant à la vie, comme elle n’est possible que dans un univers à trois dimensions d’espace permettant d’engendrer une physique et une chimie stables, un autre univers que le nôtre ne pourrait la porter.  °ibidem°

 


 

 

 

 

 

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