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18/08/2008

Á MES FRÈRES DU NORD... ET DU SUD...

Allons-nous bientôt cesser de nous agresser tant d’un côté que de l’autre.  Ne faisons pas le jeu de ceux qui nous excitent et cherchent l’irrémédiable… !  Quand comprendra-t-on que nous serons tous perdants dans l’aventure du séparatisme ? 

Quand réalisera-t-on que chacun doit mettre de l’eau dans son vin, mais pas à un point tel que le mélange ne soit plus que de l’eau colorée !

Je suis probablement un vieux bonhomme naïf, bientôt octogénaire, qui se permet de poser des questions dont les réponses semblent pourtant évidentes :

Est-il normal que les habitants modestes des communes jouxtant un Bruxelles francophone soient soumis à l’arbitraire de censeurs tendancieux ? N’est-il pas souhaitable qu’on légifère loyalement sur la teneur d’une épreuve « éventuelle pour les communes pointilleuses » à subir n’importe où en Belgique pour prouver une connaissance « suffisante » de la langue « officielle » afin de bénéficier d’avantages accordés, en définitive, par les contribuables de ces communes ?

Un pays existe-t-il encore quand une partie de sa population n’a pas droit aux mêmes soins et que ses enfants ne sont pas partout traités de la même manière ?  Peut-on imaginer que ces régions « moins riches » admettront une telle inégalité dans n’importe quel accord. ?  Pourquoi rester « parents pauvres » dans un pays dominés par les « parents riches » ?  La tentation sera grande de se tourner vers le « prestigieux cousin voisin » qui parle la même langue, n’est pas économiquement mieux loti et qui apprécierait cette extension vers le cœur de l’Europe. Il faudrait alors donner à Bruxelles un statut de « Capitale Fédérale Européenne », et aménager un couloir pour que l’Europe ait un accès à sa capitale sans franchir une frontière (on patauge dans le ridicule).

Que deviendront alors nos « frères » du nord obligés d’adopter le profil bas d’une allégeance à ses voisins bataves ou bien de négocier avec l’Europe, en tant que petite entité nationale de six millions d’habitants, un statut économique qui serait probablement fort différent de celui de la Suisse.  Intelligents et pragmatiques comme ils le sont, c’est le genre de solution qu’ils n’envisagent même pas, leur tissu économique essentiellement commercial et international au sein de l’Europe en souffrirait trop.

A l’heure de la mondialisation, des frontières qui tombent, des économies et d’un monde industriel qui se rassemblent pour un meilleur rendement, toutes solutions isolationnistes est archaïques, voire néfastes.

Certains extrémistes des deux camps devraient comprendre cela et écouter les appels à la raison de leurs anciens qui prônent dialogue et respect de l’autre.

 Philippe Mailleux

17:22 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |

Commentaires

A mes frères du Sud

L'histoire brève de la Belgique que Mr. Mailleux avait mis sur ce site (mais qui a été retiré entretemps) donnait une image de deux frères (le Flamand et le Wallon) qui avait vécu beaucoup ensemble dans ce petit pays. Parfois, ça allait mieux pour l'un, parfoir pour l'autre, mais toujours ils étaient là pour s'aider. Voilà l'histoire de la Belgique comme elle est raconté dans la partie francophone du pays.
Pour un Flamand, cela n'est pas moins qu'une version révisioniste.


Voici la vraie histoire de la Belgique et ses deux frères.

Il y a longtemps, il y avait un homme dui devenait père de deux enfants, Jef et François. Dès leur naissance, le père favorisait François qui, dans ses yeux, était supérieur à Jef. Il n'hésitait pas à le dire maintes fois, et François, grandissant dans ce milieu, commençait à le croire lui-même. Quand il y avait du travail à faire, le meilleur travail était pour François. Le travail sale était pour Jef. François gagnait plus et devenait plus riche que Jef, mais néanmoins, Jef devait donner chaque mois une partie de son petit salaire à François et son père. Ces deux s'entendaient très bien, surtout parce qu'il parlaient la même langue. Quand Jef parlait, ils ne comprenaient rien, mais ce n'était pas grave. Ils étaient capable de lui commander ce qu'il devait faire et combien il devait leur payer, et cela suffisait.
Ils n'avaient pas de problèmes de conscience. Somme toute, si Jef n'était pas content, il n'avait qu'à devenir comme François. Jef l'essayait de temps en temps, mais ce n'était pas facile, et quand il l'essayait, François et son père se moquaient de lui. Finalement, Jef décidait qu'il voulait rester lui-même.

Les années s'écoulaient. Jef n'était pas heureux, mais il ne pouvait rien faire contre François et son père. Cependant, les mauvais traitements avait un effet inattendu. Jef devenait un travailleur qui savait se débrouiller, même dans la plus grande misère. François par contre, s'accoutumait à la vie plus facile. Somme toute, il pouvait toujours compter sur une partie du salaire de son frère. Pourquoi est-ce qu'il se ferait des soucis ? Et sans qu'ils s'en apercevaient, Jef devenait plus riche que François.
François trouvait ça très injuste. Ce n'était quand même pas de sa faute qu'il gagnait moins qu'avant ! C'était la faute des autres. Heureusement, il avait son frère Jef qui, comme dès leur jeunesse, lui donnait chaque mois une partie de son salaire. Mais François trouvait que Jef n'était plus aussi sympatique que dans leur jeunesse. Il l'importunait toujours avec des questions, comme "pourquoi François ne comprenait toujours pas Jef, même s'il avait eu une longue vie pour l'essayer", et "pourquoi Jef avait toujours du donner plus d'argent, même quand il était plus pauvre que François", et "pourquoi François disait chaque fois que c'était vraiment la dernière fois que Jef devait payer, quand ce n'était pas vrai". Il trouvait Jef très arrogant maintenant. François trouvait qu'il avait quand-même toujours aidé Jef quand il était au besoin ! C'était maintenant le tour au Jef de faire quelque chose pour lui. Et Jef devait savoir qu'il était impossible de le comprendre, avec sa manière particulière de dire les choses. Jef n'avait pas le droit de lui demander d'essayer de le comprendre ! Il suffisait que Jef comprenne ce que François disait. Le fait que Jef insistait était la preuve qu'il était toujours aussi grossier que dans sa jeunesse. La nature ne se trahit pas.

Maintenant, François et Jef étaient malcontents les deux. Jef était frustré. Il ne se sentait pas respecté par son frère, parce que François ne voulait toujours pas faire l'effort de le comprendre. François était frustré parce que lui, le meilleur des deux frères, était si gravement frappé par la malheur, et dépassé par son frère grossier. Il commencait à avoir peur de son frère. Somme toute, il avait des difficultés à le comprendre. Qui sait quel plan il avait dans sa tête ! Donc il commencait à s'imaginer des choses, et il commençait à raconter partout dans le village quel truand son frère était, que Jef voulait le forcer à parler comme lui, qu'il voulait le laisser tomber comme une pierre, que Jef était devenu riche sur le dos de François….
Evidemment, cela ne faisait qu'aggraver la situation.


Epilogue fictif (il faut garder l'espoir)
Jef et François avaient des fils. Le fils de François voyait que la famille de Jef était plus riche et que Jef avait plus de succes que son propre père. Il voyait que les tensions dans la famille n'aidaient personne. Pour progresser ensemble, il était important de bien collaborer et de prendre la responsabilité pour ces choix. Il ne comprenait pas pourquoi son père avait toujours été trop fier pour apprendre la langue de Jef, pendant que Jef avait toujours montré la bonne volonté de parler la langue de François. Dorénavant il voudrait faire l'effort de parler aussi la langue de Jef. En plus, il concluait un accord avec le fils de Jef, qui promettait de continuer à l'aider au maximum, à condition que l'argent était bien utilisé. Comme le fils de François ne craignait pas la responsabilité, il trouvait cela un compromis très honorable.
La nouvelle approche avait du succes. Bientôt le fils de François n'avait plus besoin de l'aide du fils de Jef. Quand ils se voyaient, ils se comprenaient très bien. Comme ils se respectaient, le fils de Jef parlait la langue de François quand il visitait la famille de François. Le fils de François parlait la langue de Jef quand il visitait la famille de Jef. Tout le monde s'accordait bien. Quand l'un avait besoin d'aide, l'autre était là pour l'aider; mais jamais l'un profitait de la bonne volonté de l'autre.

FIN

Écrit par : Karel Lemmens | 28/08/2008

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