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03/09/2010

Ch. 28 a - Crépuscule serein avec le blé qui lève

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 28 a - Crépuscule serein avec le blé qui lève.

 

 

{1} Quand, après ce long jour que fut l’existence, le soir commencera à tomber sur des épaules lourdes de combats souvent inutiles et que la fatigue pèsera sur des corps que diminue l’âge, les yeux brillants des petits-enfants estomperont lassitudes et harassements.

 

Cette levée de petits moineaux turbulents nous rajeunira du tintement clair de leurs rires, du rose délicat de leurs joues et de la joie qui allume leur regard … tandis que s’imposera en nous ce sentiment de renouveau printanier qu’ils apporteront avec la fraîcheur et la grâce naïve de leurs babils et pépiements.

 

Être grands-parents, sentiment ineffable de richesse et de prolongement… Seconder ses enfants-parents dans une complémentarité complice et utile tout en s’enrichissant encore d’expériences nouvelles, apporter la détente, la patience de l’âge et la disponibilité de la retraite, ce sont là des démarches d’une qualité rare quand elles sont réalisées dans un souci intelligent de favoriser la croissance heureuse de ce « blé qui lève ».

 

Le conflit des générations n’est pas une vaine assertion. Plus que jamais, notre époque capricieuse nous y confronte, tellement nos modes de vie ont diamétralement changé. Ce rapport parents, grands-parents est donc difficile à établir sans un très gros effort de dialogue, d’information et de compromis.

 

Notre microcosme familial fut épargné de ce souci-là parce que depuis toujours, nous abordons avec franchise et ouverture ce phénomène de changement des mœurs et des conceptions philosophiques dans un souci du bien de nos jeunes, confrontés maintenant à un contexte environnemental tellement compliqué et révolutionnaire qu’il est difficile à gérer pour tout le monde.

 

L’opposition de traditions et de méthodes existant nécessairement entre deux civilisations aussi éloignées l’une de l’autre que ne le sont l’occidentale chrétienne et l’orientale bouddhiste-animiste, compliquée de sa spécificité  nippone, viendra rendre nos problèmes d’autant plus aigus qu’ils devront s’accommoder des compromis établis pour en tenir compte.

 

A l’époque où j’écrivais ces lignes, cette génération montante était composée de trois petits-enfants délicieusement eurasiens : chez Patrick et Michiko, une fillette belle comme une fleur, intelligente et studieuse, ainsi qu’un petit garçon timide, délicat comme une porcelaine, féru d’informatique en digne émule de son père et, chez Béatrice et son « beau prince », un petit bout déluré, spontané et rieur, adorable petite fille qui nous étonne tous par la précocité de son intelligence.

 

Depuis, une seconde petite fille, adorable et primesautière, est venue s’ajouter chez notre fille aînée le 1 février 1971.

 

Notre fils Benoit, quant à lui, s’est épris d’une charmante personne qu’il a épousée le 28 août 2010, agrandissant le cercle de notre famille avec ses deux adolescents chaleureux, studieux et très éveillés.

 

C’est dire la composante merveilleuse d’une levée « exotique » de cette moisson que nous avons le plaisir de voir grandir et embellir au fil des jours, et qui nous environne d’une telle aura de plénitude qu’elle constitue à elle seule la plus grande source de l’authentique bonheur.

 

Les moulins des Bonzes

Et les chapelets des nones

Ont empli les cathédrales du ciel

De douces mélopées

Que nos petits enfants miels

Ont repris en chœur.

 

La chanson des rizières,

Le soupir des blés d’or

Se mêlent en leur âme

Pour renaître en mystères

Que cachent leurs yeux longs.

 

Quels grands moments précieux que sont ces parties d’école que l’institutrice-Leïna jouera avec son grand-père, élève indiscipliné et fantasque qui ne comprend jamais rien et que le professeur devra sanctionner en lui faisant recopier des dizaines de fois les erreurs corrigées,…. Le pauvre grand-père en passera la langue de concentration…. pendant que le « prof » se tordra de rire…

 

Et tous ces travaux d’aiguille, de cuisine, de tissage, de dessins et peintures avec une grand-mère si adroite et merveilleuse magicienne qu’elle transformait les plus misérables loques en vêtements de poupée somptueux, les plus minables pâtons en gâteaux dorés et brillants, les pelotes de laines en pièce de tissus aux dessins savants, et qui, en outre, croquait sur un papier toile des paysages ou sujets féeriques qu’une petite fille emmenait peupler ses songes.

 

Il y eut aussi les rêves d’un petit garçon plein d’imagination qui matérialisait ses appétits d’exploits dans des batailles épiques que livraient ses figurines de chevaliers et sarrasins des croisades, anachroniques sur camions, tanks et missiles derniers cris. Le grand-père en adjoint efficace avait fort à faire pour redresser hommes en armures, chevaux, barricades et canons, sans arrêt bousculés dans de violentes bagarres.

 

Et puis encore ces merveilleuses séances de sorcellerie dans le mystère du jardin, plein de caches fleuries et d’insectes bourdonnants dans les lourdes senteurs chaudes de la végétation ensoleillée…. Leïna, magicienne, étendait des bras incantatoires sur ses compagnons qu’elle transformait en animaux-assistants, grâce à une potion magique faite d’eau putride récoltée des jarres décoratives dans laquelle elle faisait macérer des pétales de fleurs cueillies dans les parterres et les buissons.

 

Les buissons ont levé

Des joues de pommes rouges,

Les insectes bruissaient

Des chants de fol été.

 

Les pommes de rose-bonheur

Se sont ornées de rires,

De cascades de perles

Dans des frimousses-fleurs.

 

Des yeux de douce joie-belle

Se sont allumés de ciels,

Se sont parés de longs cils

Comme les oiseaux des îles.

 

 

Adolescents tous les deux maintenant, ils sont studieux, brillants dans les études, frais et spontanés, étudient et pratiquent tous les deux le japonais avec leur maman et une école japonaise ... Léina, joue du violon, est performante en danse classique qu'elle pratique depuis toute petite, tandis que Kenzo, très fort en informatique rivalise avec son père dans le domaine, tout en se détendant physiquement dans un mouvement de jeunesse.

 

Et enfin l’exaltante satisfaction de recommencer tout cela avec la plus petite, Marie-Ambre, celle qui nous rappelle tellement sa mère, celle qui ouvre des yeux en amande étonnés mais ravis sur tout, avide de savoir et de connaître, celle qui fut tout de suite une adorable petite fille, surprenante de fraîcheur et d’intelligence qui se love d’instinct dans les méandres compliqués de notre monde super-technique pour s’y adapter et s’en servir avec un à propos révélateur de grandes facultés d’adaptation.

 

Quel plaisir pour les grands-parents d’alimenter ce cerveau-buvard qui veut apprendre, qui enregistre avec une fidélité surprenante tout ce qu’on lui donne pour approvisionner cette fringale de savoir. Et quel plaisir de taquiner ce petit bout rieur qui ne demande que ça …. Et qui répond avec malice…

 

L’ivresse du bonheur s’empare aussi de nos cœurs quand deux petits bras de chaleur veloutée viennent spontanément nous étreindre et qu’une bouche fruitée nous picore de baisers-fleurs… ; une tête délicatement tiède d’enfant heureux se glisse ensuite dans le creux d’un cou qui a vraiment été placé là pour le ravissement des deux.

 

Une bouche pour une fleur

Des étoiles dans les yeux

La fraîcheur d’une source

Le murmure des clochettes

Le babil de l’enfant clair,

C’est tout cela qu’elle offre

Quand elle ouvre les bras.

 

Un duvet de velours

En baisers rouges-rosés

Réchauffe nos cœurs usés,

Fatigués de leur long jour.

 

Un petit enfant sage

Caresse de vieux visages,

Ensuite un angelot

Se blottit sans un mot

Tout au creux d’une épaule.

 

Deux vies de longue présence

Lèvent au ciel un front ridé

Pour un merci adressé

Vers les dieux de l’innocence.

 


J’ai écrit ces lignes, il y a quelques années, tellement je voulais éterniser des moments ineffables de bonheur, un sentiment de douceur infinie qui m’envahissait quand mon « petit soleil » dans l’attente de son deuxième bébé, … (une petite sœur pour sa première merveille), … venait se reposer chez nous … se détendre, … retrouver le giron maternel … les yeux brillants de profonde félicité …

 

Ah ! Les yeux, ces fenêtres du cœur qui s’ouvrent sur des espaces qui s’étendent bien loin dans l’infini de l’amour … les yeux, ces portes de l’âme que l’on pousse pour accueillir les convives au repas du bonheur … les yeux, ces oiseaux de doux messages qui s’envolent en colombes de quiétude.

 

Ces yeux de partage et d’invite, ce sont ceux-là que notre fille nous offre quand nous l’écoutions parler de cette vie qu’elle porte en elle.

 

Ces yeux du bonheur dans l’attente prénatale, ils ont réveillé en nous le doux souvenir des sentiments qui ont précédé la venue de nos quatre enfants.

 

Quelle aura précieuse illumine alors le papa et la maman …, elle qui tient bien au chaud dans son corps ou tendrement contre son cœur, quand elle ne l’a pas porté, cette nouvelle vie … qu’ils vont ensemble entourer d’amour et d’espoir.

 

Elle portera le doux nom de Laure-Élise et découvrira pour la première fois le tendre sourire de sa maman le 3 juin 2005.

 

Lever les yeux de l’attente,

Voir le ciel d’un sourire,

Y guetter la source d’un rire,

Rêver d’un minois rose.

 

Imaginer des cascades

De bouches babillant,

S’assoupir aux clochettes

De campanules d’enfant.

 

Caresser du regard

Un ventre arrondi

Ou trouer l’azur

De l’oiseau d’argent.

 

Voir se lever la nuit

De l’attente,

La tendre nuit de l’espoir,

La lente nuit

De l’aube claire

Des poupon s qui naissent

En découvrant

Les yeux de leur maman.

 

Elle a cinq ans maintenant. Elle vient souvent maintenant trottiner près de son grand-père, malicieuse et volontaire, sachant si bien se faire comprendre, fidèle alliée de sa grande sœur qu’elle copie en tous points

 

Très personnelle et indépendante, elle aime s’opposer à ceux qui la contrarient, sans baisser les yeux, avec une ténacité déconcertante. Cette petite personnalité volontaire est surprenante et désarmante. Ses yeux, inquisiteur cherchent dans les vôtres la petite défaillance qui annonce la reddition.

 

On ne peut s’empêcher de camoufler un sourire amusé tout en soutenant un regard déterminé à vous faire lâcher. Heureusement, bons éducateurs, ses parents canalisent habilement cette personnalité naissante pour en sortir le meilleur profit possible.

 

Sa grande sœur, d’une maturité étonnante (elle a sauté une année scolaire) l’entoure beaucoup et contribue à l’éveil d’une petite intelligence que nous avons la joie de voir s’épanouir.

 

Deux petits bras

Serrent très fort

Et une joue si douce,

Frôle un vieux visage.

 

C’est le ciel et les étoiles

C’est la fraîcheur

De l’eau vive,

C’est la douceur

Des duvets de fleurs,

C’est la tiédeur

De la fin du jour.

 

Des petits yeux

De velours sombre

Qui nous affrontent

Avec un minois charmeur,

C’est un éclair

Par une nuit

De douce chaleur.

 

A cette palette exotique de sombres prunelles de velours et de joues de miel piquées d’or, viendront s’enrichir des yeux malicieux et des pommettes vives des deux enfants de l’épouse de Benoit (ils viennent de se marier le 28 août 2010) qu’il a adopté dans son cœur comme il l’avait fait pour ses sœurs.

 

Quelle heureuse complémentarité à notre histoire, notre si fantasque puîné viendra-t-il y apporter en introduisant Annick et ses deux enfants,  lui qui avait enfin trouvé celle qu’il espérait depuis toujours et qu’il recherchait en vain !

 

Qu’il est attendrissant de les voir se regarder tous les deux avec tant de ferveur dans les yeux, tant de tendresse dans le regard !

 

Pour nous parents, quel couronnement à une vie réussie que ce constat d’amour réciproque traduit par les yeux de nos enfants et beaux-enfants.

 

Et enfin, pour terminer tout cela en apothéose, il y a la découverte de ces deux « beaux gosses » qui sont venus compléter avec bonheur notre composante familiale :

 

Une jolie fille, adorable par sa spontanéité déconcertante, adolescente avec toute la richesse et la complexité que cela peut comporter. Son intelligence est brillante, mais elle s’en sert avec une telle acuité qu’il faut la canaliser.

 

Elle adore les enfants qui le lui rendent bien. Quel bonheur de la voir s’occuper des plus petits avec une tendresse vraiment maternelle. Ils sont pendus à ses lèvres quand elle leur raconte de jolies histoires sorties de son imagination débordante.

 

Et puis, il y a aussi son frère, ce beau garçon au profil d’adonis, cheveux naturellement et harmonieusement bouclés, gentil et spontané dont l’intelligence discrète ne demande qu’à s’épanouir.

 

Il est le fils qui manquait à Benoit, lui qui a tant de talents pour s’occuper des jeunes, et leur faire profiter de sa générosité naturelle et de son expérience.

 

Quand nous les retrouvons avec les autres dans nos réunions festives, nous constatons avec bonheur qu’ils ont tellement intégré harmonieusement notre composante familiale qu’ils donnent l’impression d’en faire partie depuis toujours.

 

Le grand aigle des cimes n’avait pas de compagne

Il l’avait cherchée dans les prés et les roseaux

Par grands ciels et vallons, cols, sentes et montagnes

Par forêts chaudes et folles îles aux oiseaux.

 

Elle vint à lui avec deux gentils oisillons,

C’était enfin celle qu’il avait tant cherchée,

Et qui le regardait avec ses yeux de fée,

Son cœur tendre et ses joues roses de passion.

 

Il l’aimera toujours en gentil tourtereau,

Ecrira son nom en le gravant dans le marbre,

Et construira pour elle un grand nid dans un arbre

Très doux et très chaud pour y loger ses perdreaux.

 

 

Le bonheur y fixa un rendez-vous de ciel

A tous les habitants de ce lieu féerique

Aux lapereaux graciles, aux oiseaux exotiques

Multicolores et beaux comme un grand arc-en-ciel.

 

 

°°°°°°

 

 

 

 

31/08/2010

Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays "du matin calme"

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays du "matin calme"

 

23} Agnès, notre amie coréenne, celle que nous appelions « notre petite sœur », faisait partie de la fête du mariage, sans son époux qui n’avait pu se libérer d’un déplacement professionnel important.

 

Après notre périple japonais nous la retrouverons à Séoul avec sa famille, pour une semaine qui nous permit d’apprécier, dans un dépaysement total, le gigantisme de cette ville de vingt millions d’habitants, fort éprouvée par la guerre des deux Corées de 1950 à 1953 et qui fut entièrement reconstruite.

 

Nos amis nous accueillirent royalement et nous firent découvrir le charme d’une ville qui, malgré son expansion démentielle, s’est efforcée de laisser transparaître les qualités essentielles de l’âme coréenne : la chaleur de l’accueil et la douceur pacifique d’un peuple qui fut toujours brimé par son voisin, le japonais conquérant.

 

Cette gentillesse de nos amis nous a toujours séduits et notre amitié s’est affinée de sentiments si précieux qu’ils sont devenus primordiaux dans nos existences.

 

Les cinq années que nous vécûmes ensemble marqueront nos âmes d’une empreinte de chaleureuse affection et de grand bonheur, davantage encore ressenti lorsque nous nous retrouvions à la campagne ou chez nous à Bruxelles pour de grandes fêtes familiales et lors de voyages entrepris ensemble comme la visite des châteaux de la Loire.

 

Il restera de ces souvenirs le sentiment d’un souci de communication chaleureuse entre deux sensibilités, l’occidentale qui s’enorgueillissait de son passé et l’orientale qui le découvrait. C’était particulièrement riche pour tous, les adultes comme les enfants qui resteront marqués par cet échange éclectique entre deux civilisations.

 

C’était dans le même esprit que, quelques jours auparavant, nous avions découvert le Japon et pénétré, en l’appréciant, la sensibilité d’une race que les conflits de nos histoires avaient rendus rébarbatifs et inamicaux ; il faut aussi avouer que la Corée, victime et plus latine, nous était affectivement plus proche.

 

{24} Au soir, nos amis nous ont invités dans le meilleur restaurant de Séoul, nous y avons dégusté les mets occidentaux les plus fins … dans le cadre luxueux d’un établissement qui pourrait rivaliser avec les meilleurs de nos grandes capitales … On se serait cru dans une grande artère de Paris … Comme quoi notre culture s’implante jusque dans le luxe.

 

{25} Agnès nous fit visiter les musées nationaux, afin de nous imprégner davantage d’une culture que nous ne demandions qu’à découvrir et qui nous fut intelligemment décrite et commentée par notre amie, très avertie en histoire de son pays par ses études universitaires et son métier d’antiquaire.

 

{26} Nous toucherons également au folklore et à l’art culinaire coréen, contrastant étonnamment avec ce que nous venions d’apprécier au Japon.

 

Si le raffinement de la cuisine japonaise réside dans l’originalité de la présentation monochrome où le poisson qui est la nourriture essentielle du pays domine, celle de la Corée sera très riche de la couleur de nombreux légumes presque crus finement taillés et artistement présentés accompagnés du très fameux kimchi (préparation condimentaire de mets divers et de légumes dans des couches de « pili-pili » et mûrie dans des pots de terre enterrés).

 

Quand elle était en Belgique, notre amie campait à la cuisine d’où elle ne sortait plus, pour nous présenter une variété incroyable et succulente de plats colorés, agrémentés de kimchi et arrosés de vin rosé ou soju (vin coréen équivalent du saké).

 

Pendant notre séjour, nous serons surtout impressionnés par l’originalité et le pittoresque d’un repas gastronomique végétarien pris dans un silence monacal pendant que des musiciens aux instruments anciens envoûtaient la salle d’une mélodie étrange, mais d’une délicatesse extrême.

 

Pratiquée dans le silence, c'est un rite et une religion officiée tant dans la finesse et le raffinement des plats, mettant en valeur toutes les nuances colorées et la beauté des mets végétariens, que par l’ambiance feutrée, méditative et sereine que répandaient le public et les musiciens. Nous en retirâmes un sentiment de grande détente qui vint à point nommé requinquer nos organismes fatigués.

 

{27} Cependant, nos amis nous réservaient l’apothéose : un séjour dans l’île de Jeju, située à quelques centaines de kilomètres de la Corée du Sud et qui bénéficie d’un climat que jalouseraient les îles paradisiaques du Pacifique.

 

Volcanique à outrance, cette terre coréenne est surprenante, tant par son ciel d’un bleu intense que par son sol noir-encre des matières que rejetèrent la centaine de volcans qui y émergèrent aux époques les plus reculées de la formation de notre planète.

 

Les autochtones proposent aux touristes des sortes de génies protecteurs qu’ils disposent partout pour contrer les mauvais esprits et grossièrement taillés dans la lave typiquement grêlée lors de son effusion incandescente.

 

Son climat paradisiaque l’a fait privilégier par les Coréens comme lieu idéal de vacances et de voyage de noces, aussi nos amis, en reconnaissance de l’accueil reçu quand ils étaient en Belgique, tenaient à nous offrir un séjour dans cette île merveilleuse.

 

Ils nous y avaient réservé une des plus belles chambres dans le meilleur des nombreux hôtels luxueux de l’endroit qui pouvaient rivaliser avec les plus importantes places touristiques du monde.

 

C’est dire les moments de détente ineffable que nous y connûmes dans la quiétude de l’environnement et dans le sentiment d’affection qui nous unissait à nos amis.

 

Cerise sur le gâteau comme on dit maintenant, notre ami Michel était le géologue spécialiste de l’île, reconnu dans le monde entier comme la sommité dans l’étude d’un type de phénomène très important de glissements tectoniques qui ont laissé des failles profondes dans certaines structures volcaniques comme dans cette île et dont l’étude permet d’en retracer l’histoire.

Ces travaux ont d’ailleurs fait l’objet des thèses de doctorat que notre ami avait défendues à Bruxelles et Séoul.

 

Aussi quel voyage passionnant et hautement intéressant fut-il, celui que nous eûmes le grand avantage d’accomplir avec lui dans ces montagnes et ces volcans, remontant ainsi au plus loin dans l’histoire de notre planète !

 

Grâce à ses commentaires éclairés, nous nous émerveillâmes, dans un lieu mythique pour des profanes comme nous, de ces failles que le glissement des sols avait produites, révélant des strates aussi jolies que nous interpellant, témoins vieux de milliers voire de millions d’années, si présents devant nous que nous les caressions du doigt.

 

{28} Non loin de là, nous irons nous entretenir avec des plongeuses cueillant des algues pour kimpas, ce mets très décoratif, préparé par les Coréens comme par les Japonais, fourrés de riz, légumes et petits mets fins, pour être ensuite découpés en tronçons et disposés en pyramide sur un plat…  C’est très joli et délicieux, accompagné d’un mousseux.

 

Pendant deux jours nous écoutâmes ainsi notre ami, guide intarissable, patient pour notre incompétence, avec cette humilité charmante du vrai savant qui avoue son ignorance devant l’ampleur des problèmes.

 

Revenu en Belgique, nous aurons l’impression d’avoir quitté le pays depuis si longtemps et si loin qu’il nous semblait que nous avions changé de planète et que le temps s’était arrêté.

 

Nous ne pûmes nous empêcher d’éprouver ce regret nostalgique d’avoir laissé là-bas cette petite sœur qui allait reprendre sa vie de femme d’affaires qui exploite une usine de meubles d’une centaine de personnes dans une Chine inhumaine et déconcertante.

 

Attendris, nous aurions aimé une fois encore la prendre dans nos bras pour la soutenir, comme nous l’avions fait quand nous les avons découverts, un soir de Noël, elle et sa famille, adorables asiatiques désemparés, perdus dans une assemblée religieuse d’occidentaux arrogants.

 

------

 

Elle venait de loin

Si loin qu’elle pensait

Que le ciel les avait égarés,

Abandonnés sans espoir.

 

Elle rêvait d’ibis

Brodés sur des robes blanches

Et de douces complaintes

Psalmodiées par des enfants ocre

 

Elle chantait au soir

La cantilène des kayagums

Quand son âme pleurait

La nostalgie des rizières.

 

Elle a trouvé une sœur

Qui lui donna son cœur

A la place des rizières,

Et du bleu des ibis,

Du chant long des rivières,

Du cœur d’or des iris.

 

 

°°°°°°°°

 

Le hasard a voulu qu'aujourd'hui, 31 août 2010, date de cette publication dans le blog du journal "la Libre", Agnès, "notre petite soeur corréenne" est parmi nous après avoir participé à la célébration du mariage de notre fils puiné, Benoit, avec une adorable personne. L'événement a eu lieu ce samedi et a donné lieu à de grandes festivités et réjouissances.  La cérémonie s'est déroulée selon le rite druidique-animiste dans la nature, sous les grands hêtres de sa propriété dans le même esprit que son frère le fit au Japon suivant la tradition religieuse du pays - naissance et mariage suivant le rite animiste et funérailles suivant le rite bouddhiste - devant un autel de fruits, produits de la nature et évocation des forces naturelles.

 

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27/08/2010

Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

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qui viennent de s’écouler à

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Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

 

 

Notre « aventure sentimentale et intellectuelle japonaise » mérite une conclusion que je ne peux m’empêcher de faire, accompagnée de quelques considérations personnelles sur cette société qui m’interpellera toujours.

 

{21} La place de la femme d’abord. Contrairement aux idées reçues véhiculées par l’occident, son importance dans la culture artistique et littéraire est prépondérante. Cette primauté fut historiquement renforcée par la démocratisation de l’écriture phonétique « kana », très simple, inventée au départ pour les femmes, qui se répandit rapidement dans les milieux populaires et qui permit de transcrire facilement le japonais parlé.

 

L’écriture d’origine  chinoise  dite kanji, très difficile à apprendre, était pratiquée par les élites, prêtres, savants et intellectuels avec les inconvénients de son hermétisme, à tel point que pendant près d’un siècle les seuls écrivains japonais publiés étaient des femmes utilisant le kana qui garderont dès lors une importance primordiale dans la culture nippone.

 

Ajoutons aussi qu’avec les deux guerres, comme dans toutes les nations belligérantes, les femmes remplacèrent les hommes engagés dans les armées et occupèrent une place de plus en plus importante dans la vie économique. Cependant elles préfèreront rester au foyer car les mères portent la responsabilité de l’éducation des enfants jusque et y compris la réussite scolaire.

 

En second lieu, il faut mettre en exergue l’intériorité profonde de la pensée bouddhiste et de la philosophie zen (très différente de la philosophie chrétienne plus intellectuelle) qui constitue la motivation spirituelle profonde et parfois inconsciente de tout Japonais. Les moines ne sont pas nombreux, mais ils représentent l’idéal de l’adoration qui élève l’être humain vers la perfection de la prière-méditation pour atteindre l’Eveillé (Bouddha).

 

Et enfin, le rôle de l’individu masculin actuel qui garde avant tout le souci du bon fonctionnement d’une collectivité dans laquelle il accepte de n’être qu’un rouage. Cet individu est supplanté par la société et le groupe lesquels se chargent de son bien-être ; il est protégé, materné dès l’enfance (ce sentiment est appelé amae), il attendra de la collectivité qu’elle lui assure un avenir serein. La « mama » japonaise joue un rôle prépondérant dans l’éducation de l’enfant, surtout les garçons.

 

L’adulte sortant de l’université est son produit. Elle lui aura consacré tout son temps dès la naissance ; pendant son parcours scolaire jusqu’à l’université, elle l’entourera, le soutiendra, lui évitera les obstacles, taillera ses crayons, préparera ses effets, suivra des cours à sa place s’il ne peut le faire, jouera le rôle de répétitrice, ira jusqu’à se former dans les matières qu’il étudie pour mieux l’aider.

 

Les enfants de celles qui ne le font pas sont appelés avec pitié ou mépris des « kagi-ko », c’est-à-dire des « enfants ayant la clef » parce que leur mère travaille et s’occupe moins d’eux. Il faut bien se mettre dans la tête que l’individu japonais actuel est finalement l’œuvre de la femme et … des femmes…

 

Cette restructuration nouvelle de la société japonaise d’après guerre dans le cocooning a permit une adaptation performante de l’individu à la productivité industrielle. En effet, materné, sécurisé, l’individu entre dans la chaîne de production pour retrouver le bien-être et la sécurité à laquelle sa mère l’a habitué dès la naissance, à condition qu’il accepte d’en être un rouage obéissant.

 

{22} Évidement, tout ce qui précède n’a de valeur qu’en regard du Japon technique et industriel d’aujourd’hui, champion de la productivité. Le « mâle » japonais des siècles passés, hargneux, conquérant, stoïque dans la souffrance tels les héroïques samouraïs avait une conception toute différente de son devoir envers la collectivité nippone.

 

Son sens de l’honneur, exacerbé, le poussait au suicide. C’est le bien connu hara-kiri ou seppuku (s’ouvrir le ventre). A la suite de la défaite de la dernière guerre mondiale, des milliers de soldats et officiers ont préféré cette mort-là qui sauvait l’honneur parce qu’elle équivaut, dans l’esprit de ces époques, à une victoire sur l’ennemi.

 

Le seppuku est un rite atroce qui s’exécute entouré d’amis très chers. Revêtu de blanc, le suicidaire s’enfonce dans le ventre la lame de son poignard ou sabre d’un ou deux centimètres en évitant surtout de percer les intestins ce qui serait atrocement douloureux, ensuite il retire la lame d’un coup sec et se tranche la carotide. Un assistant lui donne avec son épée le coup de grâce sur la nuque.

 

Peuple incroyable, bouleversant, qu’un occidental juge trop vite et trop facilement. En écrivant ces lignes, défile dans ma tête tout ce que je viens d’écrire dans les quelques pages qui précèdent qui ne parlent que de douceur, de grandeur, de bonté…de philosophie de l’altruisme…..et pourtant ces hommes de courage et d’honneur comme tous les guerriers sont impitoyables et atroces pour les vaincus…. (calvaire des prisonniers américains de la dernière guerre qui moururent par milliers lors des retraites japonaises hors des territoires conquis dans le Pacifique) qui iront compléter le long cortège des vaincus de l’histoire, misérables esclaves se traînant dans la misère, l’ignominie et le supplice.

 

Finalement au-delà de ces exactions cruelles commises par toutes les puissances conquérantes depuis qu’elles existent, il faut surtout retenir le « miracle » japonais, permanent dans l’histoire : une faculté incroyable et rapide d’adaptation aux circonstances défavorables qui devraient l’anéantir, lui permettant de surmonter avec une vitalité surprenante tous les effondrements de son histoire qu’ils soient militaires (avec deux explosions nucléaires) ou naturelles (typhons et séismes), confinés, surpeuplés sur un territoire insulaire volcanique instable et ingrat.

 

Je terminerai ce passage par un chant profond d’affection à notre belle-fille, celle qui nous a fait connaître ce monde envoûtant, en hommage à un peuple qui fut notre ennemi d’hier, mais que l’union de nos enfants nous a fait aimer.


Mystérieuse et souriante

Elle jouait du koto

En versant des regards tendres

Sur son beau chevalier blanc.

 

Elle venait des dieux d’or

Qui s’entouraient de parures d’encens

Sa voix tintait des clochettes d’argent

Son cœur était doux d’amour.

 

Elle cherchait des oiseaux-rêves

A poser sur ses mains

Pour les porter à ses lèvres

Et peupler ses matins.

 

Il l’a vue sur son bateau

Qui levait les yeux au ciel

En, tirant de son koto

Des accents d’arc-en-ciel.

 

°°°°°°°



24/08/2010

Ch. 27 n - Us et coutumes du Japon insolite

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 n - Le Japon insolite - us et coutumes.

 

Ce soir-là, nous errions très détendus après une journée fatigante mais agréable, repus de temples et bouddhas de tous genres aussi déconcertants qu’étranges.

 

Avec mon épouse, nous nous étions légèrement éloignés de notre hôtel. Notre promenade nous avait conduits dans le vieux Kyoto fait de ruelles enserrées dans des petites maisons vieillottes avec court auvent de tuile, au charme certain, discrètement éclairées de l’intérieur par des lanternes de papier-parchemin plissé.

 

Chose étonnante pour ce quartier surpeuplé dans une ville qui l’était tout autant, grouillant d’humanité interlope, ce soir-là, l’endroit était calme et désert.

 

Nous descendions la voie qui s’ouvrait devant nous, attentifs au charme exotique que révélait chaque maison, chaque fenêtre entr’ouverte sur de tout petits intérieurs, étonnamment sereins et paisibles comme si ce havre avait été épargné du vacarme ambiant.

 

Dans ce silence religieux, peut-être bordé du lointain bourdonnement du brouhaha de Kyoto, le son clair des socques de bois typiques de ceux que portent les geishas se mit à tinter dans cette atmosphère feutrée de fin de jour.

 

C’était  une maiko ou une apprentie-geisha (traduction de geisha : personne cultivée) à laquelle on exigera de passer de longues années à se pénétrer du raffinement de l’accueil dans la cérémonie du thé, l’art floral, la danse, le chant… et l’art de la conversation distinguée… même si elle devient osée quand elle sera attablée avec des convives-clients éméchés.

 

Le bruit de ses pas nous rejoignit, de plus en plus clair, de plus en plus sonore… Nous la saluâmes et elle nous répondit d’une légère inclinaison de la tête avec une grâce exquise.

 

Elle poursuivit son chemin, descendant la ruelle pour s’estomper sous l’auvent d’une maison « close ».

 

Elle était vêtue d’une robe d’un rouge éclatant. Son visage était maquillé de blanc et les lèvres vermillon ; sa coiffure était une œuvre d’art, piquée de peignes et épingles dorées et elle s’enveloppait d’une sorte d’étole de velours noir laissant apparaître sur le dos la traditionnelle large ceinture nouée très haut et retombant très bas, lui donnant cette silhouette typique que révèlent abondamment les ouvrages sur le Japon.

 

Cette apparition fugace, dans la ruelle-oasis de cet univers coloré et trépidant de Kyoto, fut comme un baume apaisant notre mental agressé depuis quelques jours par la promiscuité d’une humanité surpeuplée, pourtant si bien organisée et disciplinée.

 

{17} C’est bien cela le paradoxe de cette civilisation nouvelle, greffée d’américanisme, économiquement fort par la productivité et l’ingéniosité de ses travailleurs et chercheurs. Nous l’avons mieux réalisé lorsque nous fûmes écrasés par le gigantisme de Kobe, ville portuaire d’industrie et de chantiers navals que nous visiterons le lendemain.

 

{18} Déconcertant, ce Japon nouveau, américanisé dans l’artificiel et le gigantisme, superficiel dans ses immenses salles de « patchinko » jeu d’adresse et de hasard où des billes en dégringolant dans des chicanes déclenchent parfois des cascades de jetons monnayables ou naïf et enfantin dans ses démonstrations de « karaokés » grâce auquel chacun peut se croire la révélation du moment en s’enregistrant devant une caméra avec accompagnements et effets sonores camouflant habilement les « couacs » de l’incompétence.

 

Pourtant, sourdent doucement d’un passé grandiose mais sévère, le moindre geste, la moindre attitude reste pénétrée de cette finesse d’accueil et de déférence qui caractérisera toujours ce peuple étonnant.

 

Nostalgique de son histoire prestigieuse, empreinte de grande philosophie et de raffinement, les Japonais demeurent viscéralement attachés à leur passé bi-culturel de grandeur, de traditions et de religiosité bouddhiste-animiste.


Nous ressentirons tout cela au cours de notre voyage, affinant et amplifiant des sentiments qui étaient déjà les nôtres, en participant d’une manière habituelle à la vie de notre fils Patrick et de son épouse japonaise et en les épaulant dans leur commerce de vieilles choses et de meubles anciens qu’ils ramènent du Japon et de la Corée.

 

Nous invitons ceux qui nous lisent à visiter (sans engagement) notre magasin qui est un vrai musée de vieilles choses rapportées du Japon exposée dans un cadre vaste et original (200 m²). adresse : Schelma, chaussée de Waterloo 417 à 1050 Etterbeek - Tel : 02 346 06 40. (www.schelma.com)

Cette assistance nécessite de notre part un important effort d’étude et de documentation sur l’antiquité extrême-orientale ainsi qu’une approche sérieuse de la culture et de l’histoire de ces régions.

 

C’est bien pénétrés de cet esprit que nous nous sommes efforcés de saisir toute l’intériorité et la profondeur que ce peuple sait donner à tous ses actes, non seulement dans sa vie de tous les jours, mais aussi dans les moments qu’il réserve à la contemplation et à la prière accomplis dans la simplicité fondamentale des monastères bouddhistes. Si on n’a pas saisi ça, on n’a rien compris de ce monde aussi étrange qu’interpellant.

 

{19} Ainsi, la cérémonie du thé ou chanoyu est fondamentalement profonde dans sa simplicité et sa sérénité recueillie : c’est un partage de sentiments intérieurs avec d’autres… dans la détente de l’esprit et l’élévation simple et cordiale de la pensée en dehors d’une quelconque démarche intellectuelle ou philosophique.

 

Ce « rite » deviendra la plus ancestrale, la plus répandue et la plus traditionnelle des manifestations de l’univers non seulement nippon mais aussi coréen et chinois avec ses règles, ses maisons, son vocabulaire, sa philosophie du geste qui doit être simple et beau, sobre…empreint de chaleur accueillante…

 

Il doit créer chez les participants un climat d’accueil et de détachement des soucis quotidiens. La conversation sera brève, discrète et ne portera que sur des sujets anodins. Cette manifestation peut être suivie d’un repas de riz, de soupe, légumes, poissons… et « arrosée » d’un peu de saké chaud.

 

La préparation du thé est elle-même tout un art qui a ses maîtres et ses écoles. Il doit être battu avec un fouet en bambou jusqu’à former une surface écumeuse. Il sera crémeux et amer (koicha) ou léger (usucha). La tradition la plus répandue est celle transmise par le maître Seno Rikyû (1522-1591) qui prônera l’idéal du « wabi ».

 

Le chanoyu (cérémonie du thé) peut être considéré comme le pôle philosophique central de la culture japonaise sur lequel vinrent se greffer les autres formes de l’esthétisme tels l’art des jardins que j’ai déjà évoqué, celui de l’ikebana qui consiste à réaliser des arrangements floraux très simples mais d’une très grande valeur esthétique, la calligraphie qui a ses maîtres, ses écoles, ses techniques, sa profonde histoire qui remonte au premier millénaire, la poterie et la céramique dont la tradition est vieille de 10.000 ans et qui subira les influences des trouvailles coréennes (cuisson à grand feu) et chinoises (au plomb) pour en arriver aux techniques les plus fines du vernissage et de la peinture.

 

Ce souci de raffinement dans le geste simple, médité même, se traduira dans tous les actes de la vie courante des Japonais, ainsi lemballage des achats qui sera tout un art long à apprendre exercé par de jeunes femmes (étudiantes) à côté des caissières, rivalisant de finesse et d’adresse dans la présentation de l’objet qui vient d’être acquis.

 

Cette tradition de la présentation raffinée était une obsession dans le passé (avant l’apparition des supermarchés) à tel point que la moindre marchandise de consommation courante était toujours emballée avec art et goût et ornementée d’accessoires naturels divers : feuilles, branches, feuillage, paille…

 

C’est dans le même esprit de spiritualité animiste-bouddhiste dans la considération des choses simples qu’il faut ranger le respect du papier que l’on évitera de couper, qui est fait pour être plié suivant les règles et traditions de l’origami.

 

Dans une démarche voisine, il faut sans doute comprendre l’art patient et subtil de la teinture à la pâte des kimonos qui permet d’obtenir les plus riches couleurs. C’est un travail de longue patience effectué par des artistes talentueux comme Kako Moriguchi, pour lequel la confection d’un kimono peut prendre six mois.

 

Objet d’art, celui-là, le netsuke : le vêtement masculin ne comportant pas de poches, les objets usuels tels pipes, blagues à tabac, sceau de la signature ou boîtes à médecine (médicaments) étaient attaché à la ceinture (obi) et retenus par une sorte de bouton (netsuke en japonais). Ils devinrent vite des objets de décoration, recherchés les collectionneurs du monde entier, taillés souvent dans l’ivoire ou dans un bois précieux.

 

Raffinement aussi dans la préparation des mets fins en cuisine que notre belle-fille nous avait déjà fait apprécier, mais que nous dégusterons sur place, tels  les célèbres sushis, faits de poisson cru très frais artistement confectionné par des cuisiniers spécialisés ou les fins sashimis coupé sur le dos du poisson et présentés dans un cérémonial particulier appelé shikibocho.

 

Dans les grandes villes, nous nous étonnerons des repas au comptoir entourant un « maître-queux » de l’endroit, opérant avec art et habileté tout en veillant à ce que chacun soit continuellement approvisionné.


Nous ne dédaignerons cependant pas le bol démocratique de nouilles servi « à la sauvette » au comptoir dans une ambiance de populace pressée et interlope ou à la table de petits restaurants démocratiques paisibles et discrets.

 

{20} Avec nos compagnons de voyage, nous ne manquerons pas de participer aux festivités et attractions que le Japon offre en abondance aux touristes aussi bien folkloriques que locales.


Aussi, musique, théâtre, poésie seront aux nombreux rendez-vous que nous ménageait une ville de tradition et d’histoire tel Kyoto. Nous fûmes interloqués, décontenancés même, cependant ravis de découvrir les théâtres kabuki et nô, dépaysant par la couleur, les grondements gutturaux, les gestes démesurés et les décors simplifiés.

 

Le genre nô, plus raffiné et moins populaire déconcerte par de longues tirades, ponctuées de roulements de tambour et battements de pieds des acteurs. Les masques qu’ils portent sont des œuvres d’art et le spectacle est étrange mais envoûtant ; le sera également, celui du Bunraku (théâtre de marionnettes) où les longues envolées dramatiques accompagnées par un chœur de chanteur donnent le frisson de l’étrange.

 

Reçus abrupts et agressant, ces sons caractéristiques de l’univers sonore nippon, en s’atténuant, se convertiront en accents familiers pour s’installer en arrière-plan de mon subconscient en fond pour instruments à cordes pincées tel le koto qui est très simple : une caisse de résonance et 13 cordes en fil de soie ou nylon.


Il est long de deux mètres environ et se joue posé sur le sol, la musicienne assise en tailleur derrière. Notre belle-fille s’en sert très bien, ses parents lui ayant fait donner des cours, un peu comme chez nous le piano était enseigné aux demoiselles de bonne famille.


 

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20/08/2010

Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

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Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

 

 

{12} Après le Japon mystique, nous subîmes l’envoutement d’une culture ancienne que nous les occidentaux ne connaissons que par son caractère insolite voire folklorique … Il est nécessaire de se débarrasser de nos préjugés pour en apprécier toute la richesse et la profondeur essentiellement philosophique et religieuse … en quelque sorte, il faut changer de planète …

 

Kinkaku-ji, le pavillon d’or édifié à la fin du XIVème siècle pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu, a brûlé en 1950, a été entièrement reconstruit identique à l’original en 1955 et redoré à la feuille d’or en 1988.  Il se miroite idéalement dans l’immense pièce d’eau qui l’entoure.

 

En fin de journée, c’est un régal de couleur quand il apparaît dans la douceur du soir, serti dans son écrin d’arbres taillés avec la délicatesse de ces orfèvres du feuillage que sont les jardiniers du site, tout en se reproduisant en frémissements vieil or à peine sensibles, sur la surface d’une eau sombre.

 

Mais que dire alors des jardins du palais Katsura, un des plus beaux endroits du monde dans la perfection des formes, dans l’harmonie des teintes (et nous n’avons pas connu les délires de l’automne) et dans les jeux qui mettent aux prises ces jongleurs de lumières, ces magiciens de l’ombre, et ces dieux du feuillage que sont ses jardiniers, merveilleux prêtres officiant sur l’autel de la beauté pure.

 

Au bord d’une étendue d’eau moirée de jade qui reflète les ombres pastel des arbres ciselés en plateaux de feuillage légèrement bombés, des lanternes de granit coiffées de leur dôme à quatre faces se terminant en boule, posées sur un socle prolongé d’un pied, s’avancent religieusement dans l’eau noire de l’étang, soutenues par quelques roches polies, dans un ballet de pierres rondes.

 

Des îles d’arbustes, façonnés en coupes d’offrandes aux dieux, découpent le bleu du ciel de taches olivâtres.

 

Les grands arbres, comme de beaux oiseaux-voiliers, étendent leurs ailes de branches taillées en symphonie vert-azur comme une invocation de moines, les mains ouvertes vers le ciel.

 

Des voiles de jardins d’or

S’ouvrent dans l’azur brillant

Des soirs clairs de ciels légers.

 

Des dentelles de soie lourde

S’allongent en nappes d’eau noire,

Des lanternes de prières

S’avancent en phares d’étangs,

Et des galets gorgés d’eau

Scintillent au soleil.

 

Des soieries jade et ombre

Se mirent dans l’eau vert sombre

Comme un manteau princier

Qu’on étend sous les pieds.

 

{13} Nara, à une demi-heure en train de Kyoto, nous faisait découvrir l’ancienne capitale du Japon avant Kyoto, et l’origine historique du bouddhisme au Japon où se retrouvent de nombreux temples et Bouddhas dont le fameux « Daibutsu » en bronze recouvert d’or (le plus grand du monde – 16,2 mètres de haut et 452 tonnes). L’empereur Shômu qui la fit ériger en 752, exigea de tous les Japonais de lui fournir tout le cuivre et l’or du pays pour sa confection.

 

Cette statue (appelée Bouddha Vairochana) trône dans le très grand Todaî-ji (traduction : grand monastère de l’est), le plus important des monastères provinciaux, datant du huitième siècle, mais souvent détruit avec sa statue et reconstruit depuis, à tel point que bien peu de choses subsistent de ces époques si ce n’est la ferveur religieuse de tout un peuple qui n’a cessé de le reconstruire.

 

La plus spectaculaire de ces interventions fut, à l’époque Kamakura (1185-1533), celle du shôgun Yoritomo qui l’avait rasé et qui ordonna au moine Chôgen de récolter les moyens de sa reconstruction en 1180 dans un style inspiré de l’Inde et de la Chine.

 

{14} Pour mieux nous pénétrer de la complexité de la religiosité japonaise, nous n’avons pas manqué de visiter le « Kasuga shrine », sanctuaire animiste familial des Fujiwara et ses innombrables lanternes de fer (pas très anciennes) mais très importantes dans la culture animiste.

 

L’ambiguité de la bi-culture nippone mérite le rappel de quelques éclaircissements. Pour des raisons philosophiques de non-violence, les bouddhistes qui se sont « insérés » très délicatement dans le tissu religieux foncièrement animiste de l’époque, ont prôné la complémentarité des deux croyances, soucieux de ce que l’une prolongeât l’autre.

 

{15} Les kamis devinrent ainsi les « protecteurs » du bouddhisme. Au départ, les temples se sont établis en prolongement des sanctuaires animistes. Certains historiens ou maîtres du shinto iront même jusqu’à prétendre que les bouddhas ne seraient finalement que la transposition, l’émanation ou même le complément des kamis.

 

Cependant, plus intellectuel, le bouddhisme devint le fondement philosophique de la pensée nippone grâce surtout au travail profond mais très altruiste et pas du tout « évangélisateur » des moines bouddhistes qui seront toujours des modèles de ce qu’il y a de plus haut dans l’idéal humain d’élévation personnelle de l’âme, sans arrière-pensée de « récupération ».

 

{16} Après 1868, le gouvernement Meiji promulgua la séparation du shintoïsme et du bouddhisme et imposa la croyance en la divinité de l’empereur. En 1871, le shintô devint religion d’état et le bouddhisme toléré comme complément à la spiritualité de chacun.

 

Il fut de plus décrété que les sanctuaires et rites nationaux seraient officialisés, que les prêtres animistes deviendraient des agents de l’état et que chaque citoyen devrait se faire enregistrer dans les sanctuaires animistes locaux comme nous le faisions par le passé dans nos paroisses.

 

Bien entendu, avec la décléricalisation, comme chez nous, ces pratiques seront remplacées, depuis la fin de la dernière guerre, par une officialisation à la commune.

 

Nous qui avons pénétré cette « bi-culture » et qui la vivons au quotidien avec la famille de notre fils aîné, en ressentons toute la valeur, la richesse et la faculté d’apporter non seulement des réponses animistes aux problèmes de la vie de tous les jours, mais également des solutions bouddhiques aux interrogations plus intellectuelles suscitées par les grands problèmes de l’existence.

 

C’est dans cet esprit que dans les foyers ont lieu les grandes réjouissances de la naissance et du mariage qui se font suivant le rite animiste alors que pour le décès, on fera appel aux bouddhistes plus compétents dans leur démarche intellectuelle de l’approche de l’au-delà.

 

Nous avons compris et vécu cela au mariage de notre fils qui, célébré suivant le rite animiste, nous a profondément marqué par sa profonde valeur symbolique, comme le seront toujours les cérémonies religieuses occidentales.

 

Les lourds jardins shintos

Se sont engrossés de fruits,

De fleurs, d’arbres en feuilles

Et de mimosas jaunes.

 

Les ventripotents kamis

De terre rouge et vernis blancs

Se sont groupés en chœur

De potiches flammées.

 

De longs oiseaux de ciel

Se sont allongés bleus

Sur l’eau de soie noire.

 

Des nuages de pivoines roses

Se sont gorgés de pulpe d’eau,

Pour abreuver les kamis-dieux.

 

 

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17/08/2010

Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique.

 

{9} Après le « pèlerinage » à un des deux chancres ouverts de de l’inconscience humaine dont il est impératif de tirer des leçons, nous nous efforcerons de pénétrer en profondeur la culture nippone pour mieux nous assimiler à notre belle-fille japonaise, ses proches et nos futurs petits-enfants.

 

Kyôto, anciennement Heian-Kyô (traduction : capitale de paix et tranquillité), ville historique-musée, haut-lieu du bouddhisme nous marquera tous de son empreinte de particulière grandeur qu’un passé de plus de mille ans (794 à 1868) de piété et ferveur bouddhique a gravée dans la matière de ses temples et statues, sous l’autorité éclairée mais absolue de l’empereur, divinité consacrée par le shintoïsme.

 

C ette dualité de croyance n’est pas facile à saisir par nos civilisations chrétiennes, cependant, il faut essayer de se pénétrer de la théologie asiatique et surtout japonaise.

 

Le Dieu unique de la Bible et du Coran à l’origine de tout, à la base de nos civilisations occidentales, provient d’une conception religieuse qui a débuté dans les populations nomades des déserts du nord-est africains, lieux tellement propice à la méditation et à un ascétisme libérateur de la pensée intérieure et profonde.

 

La pensée religieuse japonaise est davantage orientée vers l’élévation personnelle parallèlement à la vénération de forces dont il n’est pas important d’en trouver la raison si ce n’est qu’elles viennent d’un « cosmos déifié » coiffé par un empereur divinisé.

 

On comprend mieux alors la complémentarité de deux philosophies au Japon, l’une, le shintoïsme, basée sur les forces naturelles qui sont l’émanation ou le fruit de puissances inconnues et l’autre, le bouddhisme où la vénération et le culte de Bouddha, l’ex-richissime prince Siddhârta Gautama devenu mendiant à 29 ans qui a découvert le nirvana ou la vérité et le bonheur suprême … : ses adeptes le considérèrent alors comme le guide inspiré des hommes.

 

Dans ce berceau de la culture religieuse nippone que fut Kyoto, nous nous laisserons envahir par un intense désir de la pénétrer en profondeur, si faire se peut, afin d’en saisir au maximum les tenants et aboutissants.

 

{10} D’abord le château Nijō, construit un peu après 1600, par le shogun Tokugawa, avec son entrée galbée à la chinoise nous surprit par la munificence de ses décorations vieil or.

 

Je me laissai envahir par un sentiment étrange et contradictoire, à la fois de refus d’une civilisation post-féodale du culte des potentats, comme je le fus, autrefois, à Versailles pour les Bourbons, mais aussi d’admiration respectueuse pour le travail génial des artisans et ouvriers qui l’ont réalisé dans une ferveur religieuse, qu’on ne peut s’empêcher de ressentir au moindre des détails architecturaux.

 

Cette première entrée en matière dans ce monde nippon étrange, mystérieux, d’un modernisme exacerbé cependant toujours dominé par des croyances et des rites desquels nous, occidentaux chrétiens, ne parvenons pas à saisir la cohérence, la subtilité et plus encore la grandeur, fut pour moi l’objet d’une grande interpellation dans la construction de ma pensée métaphysique.

 

Envahi comme je l’ai été par le mysticisme étrange du mariage animiste de mon fils dans sa simplicité fondamentale d’appel aux forces naturelles, je ne pouvais qu’être interpellé par son complément en ferveur religieuse des bouddhistes qui sourdait de chaque pierre taillée en autel, de chaque boiserie sculptée ornée d’or ou de verni rougeâtre, de chaque Bouddha grandiose ou discret, et surtout de chaque arbre, arbrisseau ou buisson taillé pieusement comme un rite de prière.

 

{11} C’est dans cet esprit de ferveur que je pénétrai avec mes compagnons de voyage dans ce que la religiosité peut offrir de plus raffiné, de plus fondamental dans sa pure simplicité et qui est véhiculé par la pensée zen, le temple Ryoanji et son jardin de gravier blanc.

 

C’est en pèlerin que j’entrai dans cet endroit au bras de mon épouse. Une communion de pensée nous unissait. D’instinct, nous avons fait le vide intellectuel de nos cerveaux, pour ne laisser affleurer que la félicité animale des premiers âges, celle de corps détendus que le soleil couchant caresse de rayons tièdes.

 

Cette discipline de ressourcement est fondamentale dans la culture zen ; nous ne sommes probablement pas arrivés à faire ce vide de toute pensée, tellement chez nous le mécanisme cérébral de la distraction est devenu automatique et spontané, utilisant les espaces inoccupés.

 

Les membres de l’ordre soto, à genoux sur des « tatamis » de paille tressée, pratiquent cette méditation dite « zazen » pendant près d’une heure, trois ou quatre fois par jour.

 

C’est certes à mettre en parallèle avec la démarche de nos moines contemplatifs chantant les psaumes dans leurs cloîtres. Arrivent-ils cependant à cet état d’abstraction totale de la pensée ?

 

Le temple Ryoan-ji, dans sa simplicité monacale et la pureté de ses lignes dans un environnement de verdure dont la moindre branchette et la moindre pousse sont des œuvres humaines que des milliers de doigts ont façonnées en prières, restera avec le mariage animiste de notre fils un des points forts de notre « pèlerinage ».

 

Nous nous sommes promenés longuement, silencieusement dans des sentiers que respectaient les visiteurs du moment, aussi attentifs que nous à ne pas rompre l’envoûtement.

 

Notre lente promenade méditative nous amena tout naturellement devant le jardin de gravier de pierre blanche du monastère dont l’origine remonte au quinzième siècle, à l’initiative du seigneur Hosokawa Katsumoto.

 

Il s’agit d’une grande surface rectangulaire de gravier blanc, ratissée religieusement par des moines, sur lequel sont dispersés trois groupes de quinze rochers moussus. Ils sont placés là en repos du regard qui s’est saoulé de l’immensité blanche du gravier….

 

Nous nous sommes assis sur le promenoir en planches noircies pour nous laisser envahir d’une montée ineffable de calme et de détente. J’y ai retrouvé quelques moments de méditation qui avaient marqué ma jeunesse de croyant pieux, je ne pense cependant pas que j’aie atteint le mysticisme cérébral véhiculé par la pensée zen….loin de là…. pour sûr…

 

Du fond des âges

Repus dans leur caverne,

Les premiers rêveurs ont goûté

La grandeur du silence,

La paix de l’ombre,

Et la joie du repos.

 

Les dieux de la pensée

Ont offert

Aux moines des temples

Et ceux des cloîtres,

L’offertoire intérieur

De l’oblation du silence.

 

 

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13/08/2010

Ch. 27 k - L'importance du papier au Japon

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant lt;/p>

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch.27 k –L’importance du papier au Japon.

 

Maintenant que j’écris ces lignes, après avoir longuement visionné et médité le film de notre voyage, je commence à mieux saisir l’importance qu’il faut accorder à une chose aussi simple, mais si fondamentale que le papier. Nous, les occidentaux, le considérons comme une matière sans valeur, méprisable, à peine digne de nous torcher, à gaspiller sans scrupule et à éliminer par sacs entiers.

 

Pour les bouddhistes et animistes du Japon, le papier est une matière noble. Il y a un art de le confectionner, patiemment, dans une prière et dans le recueillement… En Corée et en Chine aussi, il y a des secrets et un rite pour sa f abrication comme jadis pour le parchemin chez nous, mais avec en plus une sacralisation spirituelle qui en font un objet de culte.

 

A Nagasaki et Hiroshima, dans les mausolées de grande sobriété placés à peu près à l’épicentre de l’explosion nucléaire, sont attachées des milliers de bandelettes de papier qui prennent le rôle sacré du souvenir, mais aussi de la prière vers les âmes des défunts et les puissances supérieures.

 

Ce rite bouddhiste-animiste qu’il faut ranger aux côtés de l’ikebana, la taille des arbres, la calligraphie, la cérémonie du thé et autres, est une sorte d’appel au recueillement dans la profondeur d’une méditation propice à l’élévation de la pensée vers l’au-delà des croyants.

 

Il faut une longue pratique de ce type de discipline intérieure pour la dissocier de son accessoire que sont en l’occurrence les bandelettes de papier, comme le sont aussi les clochettes des temples, gongs et moulins à prières.

 

Cela m’a remis en mémoire le long bâton garni de bandelettes que l’officiant animiste faisait onduler cérémonieusement autour de mes enfants mariés pour appeler sur eux les faveurs du bonheur dans la fécondité dans le même esprit que nos prêtres encensent ceux qu’ils veulent magnifier parce que bénéficiaires d’un sacrement qui les a sanctifiés.

 

Couché sur le marbre

Le corps d’un arbre

A livré son âme au papier,

En soif d’encre et couleur,

Faim de page à magnifier

Dans la gloire et la splendeur.

 

La page frémissait de pensées,

Le pinceau caressait les signes,

Les signes s’envolaient au ciel

Et les bonzes s’inclinaient.

 

L’écriture fut oiseau

L’écriture fut roseau

L’écriture fut lumière

L’écriture fut prière

 

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S’il est un art japonais universellement connu c’est bien celui de l’origami ou pliage du papier. Il est devenu mondial et il y a des « artistes » qui rivalisent d’adresse et d’ingéniosité partout. En France, il y a une association des « plieurs de papiers ».

 

Il serait originaire de Chine et s’appelait janzhi et comprendrait aussi le découpage.

 

L’origami japonais viendrait d’un rite religieux, très ancien, de représentation d’une divinité dans les cérémonies Shinto

 

Le pliage le plus difficile est l’Hippocampe, mais le plus célèbre est la grue à cause d’une histoire merveilleuse mais triste d’une petite fille qui est devenue, au Japon, mais aussi dans le monde, un symbole de paix et d’entente universelle dédié à l’enfance, avenir de notre société.

 

Cette fillette japonaise fut atteinte par les rayons de la bombe atomique d’Hiroshima et est morte en 1955 à l’âge de douze ans.

 

Elle avait survécu miraculeusement et semblait en bonne santé, elle faisait même de la course à pied.

 

Elle avait deux ans quand la bombe explosa. … Elle ne fut même pas blessée, alors que ceux qui étaient à cet endroit furent presque tous tués ou gravement atteints.

 

Jusqu’en 1954, elle semblait avoir échappé aux effets de la radioactivité et menait une vie tout à fait normale jusqu’à faire du sport de compétition. Cependant, un jour, après un relais, elle ressentit les premiers effets d’un mal insidieux, la leucémie qui sommeillait sans doute en elle et auquel peu de survivants de l’explosion atomique ne réchappèrent.

 

Son état s’aggravant, elle fut forcée d’être soignée en milieu hospitalier et c’est alors qu’une amie de classe lui parla d’une ancienne légende japonaise qui racontait que celui qui confectionnait mille grues en origami verrait un vœu exaucé.

 

La petite Sadako, c’était son prénom, courageusement se mit à plier des grues en papier dans l’espoir de guérir et de recommencer son sport favori … Après une courte rémission qui lui permit de rentrer chez elle, son mal empira et elle dut retourner sur son lit d’hôpital.

 

Elle y mourut le 25 octobre 1955 à l’âge de douze ans.

 

Ses amis de classe et de sport émerveillés par son courage, non seulement finirent de plier les 1000 grues, mais amplifieront le mouvement dans toutes les écoles japonaises avec récolte de fonds pour élever une statue en mémoire de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.

 

La statue, élevée bien haut dans le Parc de la Paix à Hiroshima sur un piédestal en granite, représente Sadako, en tenue de sport, tenant dans ses bras largement ouverts une grue en or.


 

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10/08/2010

Relais d'un appel du Professeur Christian de Duve

 

 

 

« Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

_

Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

-

RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.

_

 

A ce stade de mes mémoires qui relate notre voyage au Japon, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Nagasaki, une des deux villes anéantie par un bombardement atomique comme le fut quelques jours auparavant la ville d’Hiroshima, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

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Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes … ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant que si on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question : la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à «  l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de contrôler les naissances.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

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06/08/2010

Ch. 27 j - Hiroshima et Nagasaki, chancres de l'humanité.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.


Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 j – Hiroshima et Nagasaki, chancres de l’humanité.

 

{8} Après l’accueil des familles, une prise de contact avec les proches de notre belle-fille, le mariage religieux et les festivités qui suivirent, nous avions prévu de réserver deux semaines à une visite touristique du Japon avec ceux qui nous avaient accompagnés.

 

Dans une sorte de pèlerinage, nous avons débuté ce périple par une journée d’hommage recueilli à Nagasaki, une des deux villes martyres de l’inconscience atomique l’autre étant Hiroshima, plaies béantes de la dernière guerre mondiale, qui impressionna tout le monde.

 

Unanimement, nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons pour l’avenir de notre planète.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et ce record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la folie napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, ces donneurs de leçons, qui ont provoqué les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.


Enfin, en réveillant ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter avec tristesse de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous lassés, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

°°°°°

 

C’était déjà un avertissement pour les « apprentis sorciers » que nous sommes devenus … Nous jouons inconsidérément avec des forces fondamentales dont l’ampleur dépasse nos moyens de contrôle …

 

Un autre appel solennel a été lancé par le professeur Christian de Duve, grand scientifique humaniste, mon maître à penser, qui a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique, intitulé « Génétique du péché originel » dans lequel il nous avertit que si nous ne changeons pas fondamentalement nos sociétés en généralisant la limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irons vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, dans un entretien qu’il a eu avec le journaliste scientifique Guy Duplat, "si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu."

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation, proclame le savant, « qui va engendrer des événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste »… »

 

Aussi, le professeur terminera sa mise en garde, en reprenant la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son « discours de la peur » en 1947 : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps »,

 

J’avais dix-huit ans et j’entends encore le tribun terminer son appel de cette voix vibrante de prétoire qui caractérisait ses interventions et me souviens des longs applaudissements qui suivirent...

 

Plus que jamais l’appel de ce visionnaire, au lendemain de la guerre, doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque qui ne fait qu’établir un constat que tout homme sensé peut faire à la lecture des dernières données statistiques de l’évolution de la population mondiale.

 

Si nous consultons l'abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6,793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

D'autre part, les plus sérieux prévisionnistes tablent sur une capacité maximale de population mondiale sur notre planète évaluée à une petite dizaine de milliards ...


Comme dit le journaliste scientifique Guy Duplat, si nous ne faisons rien, nous allons droit dans le mur …

 

 

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Aujourd'hui, le 6 août 2010, dans tous les pays du monde, ce sera la commémoration du 65 ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima et dans trois jours, le 9 août, celui de Nagasaki

 

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03/08/2010

Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


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Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon.

 

 

Après la cérémonie religieuse, qui s’était tenue au même étage dans les locaux adaptés de la « maison de mariage », mais séparés par un immense hall d’accueil, les participants se présentèrent à un comptoir de réception derrière lequel deux gentilles employées enregistraient les présents en espèce, devoir traditionnel dans ce pays, qu’elles inscrivaient avec indiscrétion et ostentation sur un beau parchemin dans le but de constituer la dot souvent importante de la famille, des amis et proches.

 

Nous nous sommes retrouvés ensuite dans une immense salle avec tout l’équipement nécessaire à la réalisation d’une très grande fête : musiciens, estrades pour les mariés accompagnés suivant la tradition de leurs témoins de mariage, balcons pour animateurs, musiciens, discours et intermèdes, jeux de lumières etc. …..

 

Le banquet dans cette salle de conception superbe, fut à la hauteur de cette journée particulièrement réussie. Coutume surprenante, même incongrue pour les occidentaux, mais qui dénote du respect animiste de la nourriture : un sac luxueux contenant tout le matériel nécessaire à la récupération des restes (très abondants) du repas était prévu sous la table devant chaque convive qui devait les emporter soigneusement.

 

Le repas était servi suivant la tradition japonaise de plats nombreux, colorés, raffinés, présentés artistiquement sur des plateaux tournants centraux disposés sur chaque table et que chaque convive orientait suivant son choix. C’est très convivial et commode !

 

Une scène était prévue où se produisaient musiciens, animateurs professionnels ou convives-amateurs tels un ex-patron de Michiko, excellent baryton, une tante dans une démonstration de danses traditionnelles qu’elle pratiquait en amateur et….. nous-mêmes, invités par le présentateur à nous produire et qui fut époustouflé par le plus anarchique des bans de l’alouette que nous avons écorchée plutôt que plumée dans une cacophonie incroyable. Je crois que les Japonais s’en souviendront longtemps comme du plus étonnant des karaokés occidentaux…

 

A souligner la beauté particulière des vêtements que les mariés enfilèrent au cours de cette journée :

 

A la cérémonie religieuse, la future épouse revêtira la tenue de mariage animiste : une robe en soie d’un blanc irréel, très sobre, décorée ton sur ton de motifs végétaux qui apparaissent en légère surbrillance. Elle porte une coiffe d’une immaculée blancheur qui lui cache toute la tête jusqu’au front et garnie à l’arrière d’un bouquet décoratif jaune-doré,. L’effet de pureté et de grâce de cet ensemble est saisissant, d’autant plus que ma belle-fille est une très jolie personne

 

Quant au futur marié, il portera, non sans fierté, le traditionnel demi-manteau (montsuki) sur une jupe-culotte à rayure (hakama) que les Japonais revêtent depuis l’époque Edo.

 

Pour la réception et au banquet, la mariée se retirera pour réapparaître somptueusement revêtue de la superbe et majestueuse robe de mariée pourpre, (Kimono) brodée de fils d’or et décorée de gracieux ibis blancs évoluant dans un décor de fleurs stylisées, vêtement également porté depuis l’époque Edo (1603-1868).

 

Le maquillage est une œuvre d’art des professionnels japonais, très sobre, faisant ressortir toute la beauté raffinée du visage féminin en faisant apparaître la douceur de l’expression du regard, souligné par de légers sourcils relevés et le mystère d’une bouche discrètement rougie que la mariée en respect des traditions de retenue des jeunes épousées s’efforcera de maintenir réservée.

 

Ses cheveux, d’un noir profond qui est le secret des coiffeurs japonais, seront montés en œuvre d’art avec peignes et longues épingles à bouts dorés.

 

Enfin, pour s’aligner sur la tradition occidentale et moderne de l’habillement nuptial, la fin du banquet se passera en apothéose, lumière éteinte pour une apparition du couple en vêtement de mariage occidental, (troisième changement de toilette) avec les artifices les plus spectaculaires pour ce genre de spectacle (jeux de lumière, musique nuptiale, enfin tout ce qu’il faut pour ajouter une (fausse) note barnumesque, héritée de l’influence américaine).

 

Cependant, détail symbolique très sympathique, les époux viendront allumer les bougies disposées au centre de chaque table… tout en saluant et remerciant chaque convives, avant d’aller découper le gâteau monumental qui trône sur la table des mariés et témoins.

 

Semeur de lumière

Au cœur de chacun

Ils se sont portés

Devant chaque table

Pour endormir la fin du jour

Dans la douceur de leur amour.


 

La journée se termina par une réception chez le parrain dentiste, suivie d’une sortie dans des bars huppés de Fukuoka bien arrosée de bonnes bières japonaises corsées ou non au saké.

 

L’ambiance devint de plus en plus joyeuse et mémorable, j’eus même l’honneur d’être embrassé sur le nez par un des convives que mon appendice nasal d’occidental obsédait.


Les jours suivant le mariage de nos enfants furent consacrés à une visite du Japon historique et typique. Le temps était merveilleux de douceur, se situant heureusement tout juste avant la période des pluies du mois de juin.

 

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30/07/2010

Ch. 27 h - Le mariage religieux au Japon

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

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Ch. h - Le mariage religieux au Japon.

 

 

{6} Ainsi que déjà signalé, la cérémonie religieuse du mariage est pour la plupart des Japonais célébrée en respectant le rite shintoïste tandis la cérémonie funéraire sera bouddhiste.

 

Les représentants les plus proches des deux familles (une dizaine de chaque côté) furent invités a pénétrer dans un lieu fort insolite pour nous, une chapelle shintoïste, située dans une « maison de mariage » devenue d’usage courant dans ce pays minutieusement organisé pour gérer un espace domestique très limité.

 

Nous sommes entrés en file indienne pour nous asseoir derrière une longue table étroite disposée de part et d’autre de la salle de manière telle que les familles se trouvassent en face l’une de l’autre et perpendiculaires à l’autel animiste très coloré, où étaient rassemblés dans un désordre du plus bel effet une représentation de produits de la nature : fruits, verdures alimentaires, fleurs….ainsi que diverses figurations des forces naturelles.

 

Sur cette table était disposé un plateau pour chaque assistant, dans lequel se trouvaient une serviette blanche et une coupelle de faïence.

 

Les futurs époux accompagnés des témoins ont suivi pour prendre place au centre de la salle, les deux couples étant placés l’un derrière l’autre, sur des sièges et devant une tablette qui supportait également les accessoires du mariage.

 

Le prêtre de ce rite animiste, revêtu de ses ornements et habits religieux, se mit à moduler une sorte de mélopée incantatoire vers les forces animistes, comme pour les appeler à féconder symboliquement le couple. Il faisait onduler en même temps une sorte de fouet fait de longues bandelettes de papier très blanc en prononçant des prières, pendant qu’une douce et harmonieuse musique, très envoûtante et mystique, nous plongeait dans un recueillement qui nous surprit mais ravit tous, croyants comme incroyants.

 

Ce fut alors que nous saisîmes en profondeur la sensibilité de l’âme japonaise et la richesse de sa culture. Le raffinement de ce peuple est tellement particulier qu’il faut avoir vécu comme nous ce partage de sentiment entre nos races, pas du tout faites pour se comprendre, autour d’un acte aussi fondamental et essentiel pour l’être humain que celui de la célébration de l’union de son couple, pour en apprécier toute la valeur symbolique.

 

Mon frère a filmé ces instants précieux et maintenant encore quand la pellicule me révèle la grandeur du moment, et que je peux apprécier et revoir en détail le recueillement « fraternel » de deux familles si éloignées l’une de l’autre, je ne peux que me laisser envahir d’un sentiment d’ineffable bonheur et de compréhension mystique.

 

Après ce qui devait être un nouvel appel aux esprits de la nature, l’officiant se tourna vers les futurs époux pour procéder aux rites du mariage.

 

Une sorte de petite coupe plate en porcelaine fut distribuée à tous les assistants par deux jeunes filles presque identiques en robe blanche et longue chevelure retenue par un nœud. Elles y versèrent un peu de vin de riz.

 

Nous avons accompli le rite avec conviction, gagné par la symbolique du geste ; les assistantes le répéteront à deux reprises, dans des coupes de formats différents.

 

Maintenant encore, je me remémore ces moments en les réservant comme essentiels dans la construction de ma pensée philosophique :

 

J’étais à quelques pas de ce prêtre, dans ces atours religieux brodés d’or, manifestement pénétré de son rôle, procédant avec une conviction respectable, à un rite jugé par nous, les occidentaux, primitif et inconcevable, exercé pourtant par un peuple intelligent et profond qui s’y soumet avec la même foi que celle nous avons en pratiquant nos propres croyances.

 

Mieux, j’ai été tellement marqué par la solennité et l’importance du moment qu’il reste gravé au plus profond de mon subconscient mystique comme ayant une valeur d’engagement moral et religieux aussi important que celui qui fut nôtre lors de notre engagement chrétien.

 

Depuis ce moment, je me suis souvent penché rétrospectivement sur le sens philosophique qu’il faut donner à ces démarches de valorisation sacrée de l’acte fondamental de formation d’un couple quel qu’en soit le rite.

 

L’organisation de la société japonaise est très déconcertante en raison des contradictions qui ne peuvent qu’interpeller les représentants de civilisations monothéistes comme les nôtres.

 

La mythologie japonaise est inhérente à sa culture et le fondement de sa philosophie. Il n’y a pas très longtemps que la provenance divine de l’empereur fut remise en question et abolie. Les souverains du japon étaient considérés comme descendants d’Amaterasu Ômikami, déesse du soleil et reine des dieux (kamis).

 

Les pratiques religieuses sont finalement un amalgame de shintoïsme, de bouddhisme, de confucianisme et même de taoïsme. Avant le bouddhisme, la religion animiste se contentait de dieux mal représentés, de dévotions à des « divinités » locales, et de rituels aux produits de la nature, comme les fruits et les plantes.

 

Le panthéon Shinto s’est donc enrichi du bouddhisme inspiré du Mahayana (grand véhicule) qui venait de l’Inde du nord par l’Afghanistan (Gandhara), le Tibet et la Chine, pour s’implanter tardivement en Corée au quatrième siècle et au Japon au sixième siècle de notre ère. Un deuxième courant de pénétration, véhiculant le Theravâda (petit véhicule ou enseignement des anciens) privilégia le reste de l’Inde, le Sri Lanka et l’Asie du sud-est.

 

Les empereurs ont renforcé ce courant bouddhiste en encourageant l’intellectualisation de la spiritualité animiste dans le Kojiki (recueil de choses anciennes) et le Nihon-Shoki ou Nihongi (chroniques du Japon). Pour pénétrer la masse animiste, les religieux bouddhistes prétendirent que les bouddhas étaient un prolongement supérieur des kamis.

 

Le shintô, qui est la « Voie des kamis (dieux) » est la religion du foyer, de la famille. Nous l’avons si bien ressenti lorsque nous fûmes reçus par le cousin, futur « témoin » de mariage », dans la pièce consacrée aux ancêtres dont les portraits couvrent les murs, autour de l’autel animiste de la famille.

 

Cette pièce d’invocations, de souvenirs mais aussi de réceptions est réservée aux grandes circonstances familiales, aux manifestations festives comme, en l’occurrence, celle de l’accueil des représentants de la future belle-famille de leur nièce dont ils avaient accepté d’être une sorte de parrain du mariage.

 

Sur les photos de famille, les parents de la mariée et nous seront placés en couple de part et d’autre des mariés encadrés des cousins-témoins qui en deviendront ainsi tout au long du mariage des acteurs essentiels mis à l’honneur.

 

Si j’accorde autant d’importance à cette journée dans un chapitre consacré aux instants de bonheur qui ont enrichi ma vie, c’est qu’elle y a une place fondamentale pour le symbolisme de ce moment de sacralisation qui marque d’une empreinte profonde la vie d’un couple et de son entourage, comme ce fut le cas, lors de mon propre mariage et celui de ma fille.

 

Cela n’empêche cependant qu’il faut relativiser les choses. L’amour prime tout : le « Grand Amour », celui qui dure une vie n’a besoin d’autre chose que d’être partagé et manifesté en permanence. Il n’est donc pas important que ce sentiment soit « officialisé » pour qu’il change de valeur : il fait partie d’une autre dimension

 

 

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27/07/2010

Ch. 27 g - Changer de planète !

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

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Ch. 27 g - Changer de planète !

 

5} Notre fils aîné, Patrick épousa Michiko en mai 1993 à Fukuoka, la ville des parents de la future épouse, située dans l’île de Kyushu. Ce sera pour nous, les occidentaux, la famille et les amis qui nous avaient accompagnés l’occasion d’un étonnant séjour et d’un dépaysement total dans une civilisation surprenante faite d’ancestrales traditions nippones et de modernisme à l’américaine.

 

Nous crûmes changer de planète tellement tout nous paraissait étrange et nous en perdions tous nos repères à tel point que nous n’osions nous éloigner de l’hôtel sans accompagnateur.

 

Comme il se devait, dés notre arrivée, nous fûmes conviés à faire la connaissance d’une famille que nous ne connaissions forcément pas.

 

En premier lieu les parents de Michiko : un militaire droit comme un i, aussi souriant que discret et son épouse, avenante et bien agréable personne, très ouverte à la culture occidentale, d’un accueil chaleureux, très frustrée de ne pouvoir communiquer avec nous : nos langues sont tellement différentes, sans racines communes, tellement éloignées de notre structure verbale qu’il est difficile d’y trouver des repères mnémoniques.

 

Ma vieille mémoire s’est échinée en vain à mémoriser et prononcer d’une manière compréhensible pour les Japonais quelques mots tirés d’un petit manuel de poche pour touristes ; ce qui me rassura, c’est que mes interlocuteurs n’en sortaient pas mieux que moi, bien que plus jeunes…

 

Il y avait aussi une grand-mère souriante déformée par l’âge et pliée en deux comme toutes les vieilles Japonaises qu’on voyait trottiner allègrement, courbées presque à angle droit, le dos cassé par les tâches ménagères traditionnellement réalisées à même le sol.

 

Et puis le couple de cousins qui avaient accepté d’être parrains-témoins de mariage, coutume shintoïste (au Japon, on suit le rite shintoïste pour le mariage et le bouddhiste pour les obsèques) ; ce parrainage est lourd de responsabilités car il impose le devoir d’assister les parrainés aussi bien moralement que physiquement et financièrement.

 

Ces cousins exploitaient à Tosu (dans l’île de Kyushu) une importante clinique dentaire très moderne dont mon épouse testa l’efficacité à la suite de la perte fortuite d’un plombage, ce qui lui permit d’apprécier le confort des soins dentaires en position couchée, pratique révolutionnaire pour l’époque.

 

A ces cousins bien affables succéderont les autres membres collatéraux, aussi aimables qu’accueillants avec cette particularité bien amusante du salut de convivialité au cours duquel nous rivalisions de courbettes de plus en plus basses, chacun s’efforçant, par civilité, d’avoir le dernier mot, créant ainsi les situations acrobatiques des plus cocasses qui s’achevaient par un grand éclat rire bien sympathique.

 

Dans les jours qui suivirent, précédant le mariage, nous avons eu l’occasion de bien nous pénétrer de l’ambiance coutumière du milieu provincial de notre future belle-fille, très traditionnel et fort éloigné de celui des grandes villes comme Tokyo.

 

Nous avons eu le privilège avec Michiko, gentille cicérone, de goûter à d’insolites et merveilleux endroits comme ce petit temple, tout près de chez elle, perdu dans sa végétation exubérante, aux senteurs délicates de jasmin, dans un bourdonnement intense de vie subtile comme si les Bouddhas du petit édifice religieux murmuraient de lancinantes prières.

 

Le soir, dans notre chambre d’hôtel, le téléviseur nous faisait assister aux matchs du championnat mondial de sumo, qui se déroulait ces jours-là.

 

D’abord surpris et plutôt réprobateurs, nous finîmes par réaliser que plus qu’un sport de compétition, il s’agissait-là d’une expression de la philosophie nippone dans ses traditions et ses lois ancestrales, manifestant en quelque sorte l’exaltation de la force simple exercée suivant un rituel, dans le respect de l’autre et dans le geste fondamental comme dans la pensée zen. Il faut comprendre ça pour comprendre le Japon.

 

Nous eûmes aussi le plaisir d’être accueillis par les parents de Michiko dans leur jolie maison, entourée d’un jardin aux arbrisseaux soigneusement taillés par le papa, amateur de ces plantes artistement modelées suivant la tradition japonaise.

 

Là encore, la longue démarche sereine du jardinier qui taille les branches, avec une patience recueillie dans l’esprit de la pensée zen et dans l’amour de formes naturelles non imposées suivant des règles géométriques comme dans nos grands jardins ou nos parcs occidentaux, fait partie de traditions ancestrales propices à l’élévation intérieure.

 

Le mariage devait avoir lieu dans une immense « maison de mariage » équipée de plusieurs étages de salles conçues à cet effet. C’est impressionnant ce souci du grandiose et de la perfection du détail bien nippon.

 

Ces établissements, très importants, permettent la célébration de plusieurs cérémonies et banquets (pratiquement un par étage) dans un luxe de détail et de raffinement exceptionnels. Cette manifestation coûte très cher (10 à 15.000 euros) et les familles économisent dès la naissance, elle comprend la cérémonie religieuse shintoïste et le banquet avec animations et spectacle. (Le prochain sous-chapitre détaillera cet événement réalisé dans la plus pure des traditions japonaises).

 

 

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23/07/2010

Ch. 27 f - Comme un biscuit de Saxe.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

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et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch.27 f – Comme un biscuit de Saxe.


C’est intentionnellement que j’ai remonté le temps depuis celle qui vint la dernière, mon petit cristal de roche, pour aboutir à celui qui combla un si long et impatient désir qu’on ne croyait plus à sa réalisation.

 

Il était si beau, si attendu, si désiré, si sublime qu’il nous semblait tomber du ciel.

 

C’était le plus fin des biscuits de Saxe que nous avions rangé dans la vitrine de nos rêves…. un teint délicat… des cheveux d’or sombre… ondulant légèrement dans un appétit de soleil

 

Bouffée de bonheur, quand je rentrais le soir, accueilli par deux têtes bondes, l’une souriante et radieuse, l’autre qui me tendait les bras…. Ces instants étaient si précieux que j’enfermerai ces pierres rares dans l’écrin de mes souvenirs…

 

Y avoisineront ces plages de sable blanc de la mer du Nord,… fluide sur des petons de porcelaine…. avec en fond…. des vaguelettes et des cris de mouettes….

 

Il y aura aussi l’appel de la campagne avec la vie des champs et des fermes ….. la découverte de la nature qu’il se mit à aimer et les oiseaux et les insectes que je lui appris à observer….

 

Et puis, comme son grand-père, il se passionnera d’oiseaux exotiques de volières…, nous en construirons une grande dans notre courette avec abri à l’intérieur de la maison.

 

Adolescent, il aimera l’aventure et l’exotisme dans un environnement qui y était propice : ses sœurs, nos amis coréens et tous les autres que nos activités inter-culture nous amèneront à fréquenter.

 

Pour se préparer à l’existence difficile de l’aventurier, il voulut s’endurcir de la vie rude des unités militaires de para-commando avec sauts en parachute et escalades de rochers abrupts.

 

A 23 ans, il concrétisera cet appétit d’autres cieux en suivant notre amie Agnès qui retournait en Corée et lui trouva un emploi de professeur de  français.


Il y restera trois ans à peine… : Sa rage de changement, d’aventures et de sensations le poussèrent à chercher d’autres horizons.

 

Le triangle d’or, la Chine, le transsibérien et le retour en Belgique par les pays de l’Europe de l’Est à l’époque du communisme satisferont son appétit d’aventures et l’envoûteront de leur caractère insolite et dangereux … ce seront six mois d’un voyage extraordinaire dans des régions peu traversées par les occidentaux de l’époque (1989).

 

Avec des compagnons de voyage improvisés au hasard des rencontres, il traversera toute la Chine rouge en utilisant des moyens de transport aussi insolites que ces petits tortillards surchargés qui besognent péniblement dans les provinces ancestrales et qu’on aborde surtout par les fenêtres à la conquête d’une minable place en piétinant d’incroyables détritus…..

 

Avec ses compagnons, il s’est parfois trouvé entouré de braves gens qui voyaient des blancs pour la première fois et qui les regardaient de loin avec crainte comme s’ils étaient des yetis descendus des montagnes (ses compagnons étaient de robustes et grands Australiens).

 

Il ramena d’étonnantes photos de ces endroits insolites, tels ces étals de bouchers avec, pendus aux crochets, les animaux les plus incroyables figurant au menu des autochtones qui en font leur quotidien, si pas leur mets de choix (rats, souris, serpents, animaux crevés, rongeurs de toute taille, chiens, chats, rapaces,…. enfin tout ce qui court, vole, nage… à tel point que les étrangers qui sont là-bas prétendent que les Chinois mangent tout ce qui bouge….)

 

Revenu en Belgique, il lui prit la fantaisie de s’envoler pour l’Espagne pour y lancer un commerce d’antiquités en provenance de Corée et du Japon que notre amie, la coréenne Agnès devenue exportatrice de ces articles, lui procurerait.

 

Chose amusante, mais étonnante pour quelqu’un qui venait à peine de quitter le nord-est asiatique, c’est dans la pension où il se trouvait à Barcelone qu’il fit la connaissance et s’éprit d’une jeune Japonaise qu’il épousera plus tard et qui était venue y perfectionner sa connaissance de l’espagnol, langue qu’il apprenait lui-même.

 

Un jeune garçon très blond

Sorti du cœur des fées

Riait dans les étoiles

En brillant de grands yeux.

 

Ce bel enfant des villes

S’était épris des champs,

De grandes clairières

Et de vie dans les mousses.

 

Ce passionné des îles

Rêvera d’orient

De pagodes et de temples

Mais aussi d’oiseaux fauves.

 

Ce chercheur de grands ciels

Repoussant l’horizon

Trouva dans les voyages

La paix de sa raison.

 

Comme je le signalai plus avant, Benoit se lançait de plus en plus dans le parapentisme et décida d’abandonner le commerce d’antiquités asiatiques qu’il menait avec sa mère.

 

C’est ainsi que Patrick revint au pays pour continuer l’affaire. Il ramenait avec lui la jolie Japonaise à qui il avait fait une cour empressée et qu’il avait conquise sur les terres madrilènes.

 


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20/07/2010

Ch. 27 e - Le chevalier des routes.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 27 e - Le chevalier des routes

 

Bruno, mon filleul et neveu, on s’en souvient, a vécu avec nous une bonne partie de sa jeunesse. Aussi fantasque que ses cousins, il s’est acheté une vieille maison qu’il retape complètement avec beaucoup de minutie. C’est un noctambule qui préfère travailler la nuit ... Il a le sommeil du "juste", aussi quand il dort, le réveiller est une performance …

 

Il fut pour nous un précieux collaborateur qui nous assista avec persévérance, dévouement et compétence dans la restauration et l’agrandissement de notre maison de Meux.

 

Un des voyages que nous avons entrepris avec lui, en 1975, vaut la peine d’être conté tellement nous y avons vécu des moments merveilleux, toutes les composantes s’étant réunies pour combler nos attentes : temps splendide, bonne humeur et réussite exceptionnelle de tout ce que nous entreprenions, avec un équipage aussi pittoresque que farfelu (huit personnes dans un vieux break, un rien poussif, aménagé pour l’aventure – l’arrière typique de ce genre de véhicule avait été transformé en habitacle confortable pour Patrick et Benoit, qui y trouvaient un espace agréable avec table de jeux – ma mère et mon épouse occupaient la banquette arrière et les filles, Béatrice et Christine, toutes petites alors, passaient de l’un à l’autre suivant leur humeur ou fantaisie, tandis que je conduisais avec, à mes côtés, Bruno comme guide et assistant.) Il m'avait aidé à transformer le toit en vaste « soute» à bagages pour emporter tout ce qu’il fallait pour la tribu.

 

Notre équipage, pittoresque pour l’époque, nous valut un intermède assez désopilant bien qu’humiliant.

 

Notre projet était d’aller faire passer quinze jours en Suisse à tout ce monde, dans le Valais à Verbier, station haut perchée où nous avions loué un chalet spacieux, que nous ne pouvions atteindre qu’en grimpant une route dangereuse à une seule bande - celui qui montait devait céder le passage à celui qui descendait en reculant jusqu’à une aire de doublement, ce qui était très difficile avec un engin aussi lourdement chargé et poussif.

 

La frayeur de ma petite bande était grande et je fus bien aise d’être intelligemment guidé par mon filleul Bruno qui adorait ça, et me conseillait avec sang-froid, ce qui nous valut d’atteindre le haut sans encombre.

 

Ma tribu s’y installa confortablement et ma mère était aux anges, d’autant plus qu’une de nos excursions d’un jour eut pour but Montana et la Villa Notre Dame. Elle et ma famille purent ainsi voir ce coin de paradis où j’étais resté deux ans et qui m’avait permis de retrouver la santé.

 

La Suisse est un pays merveilleux mais ses habitants, sans doute excédés par le comportement envahissant et souvent suffisant de touristes arrogants, de plus privilégiés par un passé exempt de guerres et d’envahisseurs qui les avait confortés dans leurs habitudes pantouflardes,… sont devenus froids, condescendants voire hostiles…..

 

Nous en avons fait l’humiliante expérience, le jour de notre excursion à Montana. Nous nous étions arrêtés le long d’une de ces routes de montagne peu fréquentées pour nous détendre et nous rafraîchir. Un peu plus haut à quelques centaines de mètres, un de ces chalets typiques de la région.

 

Nous n’étions là que d’une bonne demi-heure, heureux de cette halte reposante et de la plénitude d’un temps particulièrement doux, qu’une voiture de police agressive s’amena en trombe pour nous faire déguerpir d’une manière peu amène comme de vulgaires bohémiens.

 

Après nous avoir malmenés, ils ont fait demi-tour, ce qui nous fit supposer qu’ils avaient été appelés par les habitants suisses du chalet (le drapeau y flottait) établis cinquante mètres plus haut qu’on voyait aux fenêtres. Nous ne faisions pourtant que nous rafraîchir et avions juste sorti un petit siège pour ma mère.

 

Ce comportement insultant nous blessa profondément tant par la manière que par l’humiliation qu’il engendra….maintenant encore j’en éprouve quelque peine….

 

Et pourtant, la Suisse est le pays de Dunan, qui a créé l’indispensable Croix-Rouge, la base et même le moteur de tant d’actions universelles généreuses.

 

Cet intermède dans un chapitre consacré au bonheur peut surprendre, mais permet quelques réflexions sur sa fragilité….et surtout les moyens de s’en prémunir en réfléchissant aux motivations de l’autre…

 

Ainsi, au tout petit incident qui nous occupe, finalement bénin et anecdotique, on peut, peut-être, trouver des justifications suffisantes à l’action des gens de cette villa et à leurs policiers pour comprendre, le raz le bol éprouvé en cette période de l’année, par l’arrogance des touristes et le peu de respect qu’ils ont d’un environnement exceptionnel qu’eux défendent bec et ongles…

 

Peut-être que notre troupe de huit personnes, turbulente par ses quatre jeunes enfants, était la goutte qui avait fait déborder un vase déjà rempli des excès d’autres villégiateurs….

 

Dans cette circonstance et par la suite, tant qu’il restera avec nous, Bruno, à mes côtés, n’était pas seulement le neveu qui me soutenait mais aussi le frère que j’avais perdu. J’étais heureux de la maturité qu’il avait atteinte depuis qu’il nous avait rejoint dans un moment difficile de son adolescence.

 

Il devint l’assistant dévoué qui s’efforçait de m’aider dans toutes mes entreprises et Dieu sait si je ne cessais d’en trouver de nouvelles…

 

Peu bavard, très efficace, j’ai toujours été porté par l’affection de ce filleul que je sentais profonde… Ce sentiment fait aussi partie du bonheur parce qu’il environne de cette « aura » qui fait chaud au cœur.

 

Comme son père dont il était la réplique, la chance lui tourna souvent le dos. Lui aussi eut la vie fut bouleversée par un accident grave : une chute de moto lui abîma le bas-ventre et l’estropia longtemps. Ce ne fut qu’au prix de la volonté et du courage remarquable hérités de son père qu’il parvint à retrouver une vie normale.

 

Il sera toujours pour moi, comme le fut mon beau-frère Daniel, un assistant dévoué dans la réalisation de mes entreprises, grâce auquel je pus réaliser quantité de projets aussi fantasques que démesurés.

 

C’est un passionné de sports moteurs, mais surtout de moto avec laquelle il fait corps… Il est fou de vitesse, avide de sensations fortes….

 

Il aime cette étreinte de l’air que son bolide écarte tout en l’enveloppant telle une amante passionnée, alors que l’angoisse de la peur lui étreint le ventre….

 

Succombant à mon travers de « poète excessif », je ne peux m’empêcher de traduire en quelques vers dithyrambiques la splendeur du « Chevalier des routes » comme je l’avais fait pour le « Grand oiseau des cimes ».

 

Ivre de bitume avalé,

Fou de vent et virages,

Preux chevalier,

En sa monture d’acier

Défiant soleil et nuages

En rapace des rubans noirs,

Tel l’aigle du soir

Plongeant dans les halliers.

 

C’est le chevalier des routes,

L’avaleur de côtes,

Le descendeur des pentes

Qui se lève et se penche

Tel l’oiseau des vagues

Qui flirte avec la mer.

 

Il est l’amant du vent

Que sa machine violente ;

Il est le roi des routes

Que ses sujets redoutent ;

Il est le dieu des bolides

Pour des fidèles avides.

 

Cet audacieux motard, professionnel des Chemins de fer dont il est un des chefs d’équipe, spécialisé dans les TGV, se laissera prendre aux doux yeux d’une charmante personne avec laquelle maintenant il partage la vie et les projets.

 

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16/07/2010

Ch. 27 d - Le rival des aigles

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 d - Le rival des aigles.

 

Un fils, c’est l’orgueil et le prolongement des pères, la fierté et l’adoration des mères. Nous en avons eu deux, tellement différents : autant l’un est méthodique, scientifique et ordonné, autant l’autre est fantaisiste, poète et farfelu….

 

Mais ce qu’ils ont en commun c’est la passion de la découverte, des voyages, de l’exotisme et…de l’informatique…

 

Benoit, le plus jeune des deux, est un passionné de ciels, un optimiste au cœur d’or, qui aime aider, secourir….sauver….

 

C’est ainsi qu’il a pu trouver dans son métier « agent des services d’urgence » où sont regroupées toutes les fonctions autrefois attribuées aux pompiers et ambulanciers, l’occasion de laisser éclater ses qualités altruistes, son goût du risque et de l’aventure, son horreur de la vie rangée…pantouflarde…

 

Ce fut toujours l’oiseau qu’il fallait remettre dans le nid parce qu’il s’en échappait…. à tel point que sa mère l’aurait bien attaché à sa jambe…

 

Ses études en pâtirent, bien sûr, mais comme moi, il compensera par un autodidactisme persévérant.

 

Il s’éclatera dans le scoutisme en devenant un chef de troupe très actif, entreprenant jusqu’à spécialiser ses garçons dans la spéléologie et l’alpinisme.

 

C’était dangereux et risqué, mais il était attentif et prudent. Il pratiquait ces disciplines avec son assistant et ami qui sera un fidèle compagnon le suivant partout et toujours y compris dans son métier.

 

C’est avec lui qu’il créa une école de parapente, sport de montagne qui balbutiait doucement en Belgique et qui consistait à s’élever d’une hauteur soutenu par une sorte de parachute dirigeable pour s’envoler bien haut, bien loin et parfois longtemps en profitant des courants aériens.

 

Ce sport d’altitude, finalement peu coûteux, connaissait un essor fantastique dans les stations de haute montagne où nos deux compères se rendaient souvent pour y pratiquer l’alpinisme. Ce goût des grands espaces lui était venu pendant son service militaire aux para-commandos.

 

C’est ainsi que devenus des fanatiques de cette activité nouvelle, ils rêvèrent de la pratiquer en Belgique, à partir de quelques crêtes dans le Namurois ou encore grâce à un moteur d’automobile enroulant un long câble qui les lançait dans les airs tout en les décrochant de l’engin.

 

A cette époque, Benoit avait entrepris avec mon épouse un commerce de meubles et d’objets anciens provenant de Corée que notre amie, Agnès, retournée dans son pays et qui y avait créé l’activité commerciale d’exportation de ces articles, lui procurait à de bonnes conditions.

 

Nous lui avions fourni les fonds nécessaires au développement de cette activité qui démarra sur les chapeaux de roue : cet article était nouveau en Belgique.

 

Deux ans avant, notre amie, toujours elle, avait trouvé un boulot de professeur de français à Séoul pour notre fils, Patrick, qui se passionna pour l’histoire et les vieilles choses du pays.

 

Benoit qui s’était mis dans la tête le projet de créer un commerce d’articles de sport et une école de parapente avec son fidèle ami chef-scout, lui proposa de revenir en Belgique pour y continuer l’activité qu’il avait lancée avec sa mère.

 

C’est ainsi que nous l’avons aidé financièrement et administrativement à lancer une seconde activité. Malheureusement, l’affaire ne parvint jamais à décoller valablement et nous fûmes contraints de la liquider.

 

Fou de ciel et d’espace, Benoit ira retrouver à Bagnères-de-Luchon ses amis pyrénéens et les hauteurs de Superbagnères d’où il s’enivrera d’espace et de grandeur dans un cadre de hautes montagnes, parmi les plus beaux du monde.

 

Moniteur de parapente, il y restera sept ans, parfaitement intégré au milieu pourtant très fermé des Pyrénéens jusqu’à prendre leurs habitudes, leur accent et leur béret.

 

Il s’y découvrira une nouvelle passion, la sculpture et le modelage.

 

Nous l’y avons retrouvé quelquefois dans sa petite maison au charme si typique et à la décoration intérieure originale propre à son caractère artiste.

 

Il nous parlait alors de sa passion pour la région et nous emmenait en pensée avec son parapente, le long des gorges et des flancs montagneux, au-dessus de vallées lilliputiennes, dans le scintillement des sommets à la blancheur éternelle….

 

Il nous disait aussi le bonheur des sentes et des pinèdes, la récolte des cèpes et des bolets, la pèche aux écrevisses dans les torrents de montagne, le guet aux ours (il n’y en a plus que quelques-uns), si secrets dans des hauteurs désertées par les hommes, le frisson du pressentiment de leur présence à quelques pas dans la nuit et l’angoisse de leurs grognements furieux…..

 

Il y avait surtout le récit de cet enivrement de l’espace dans ce cadre sublime qu’il savait si bien nous faire partager….

 

Pendu à ses lèvres, nous l’écoutions et revivions avec lui la grandeur de certaines situations et avons participé intensément à la plus belle histoire de sa vie…. il nous la conta, un soir, avec une flamme que je ne lui connaissais pas dans les yeux.

 

Il voguait suspendu à son bel engin qui gonflait les plis de sa voile du vent permanent des hautes altitudes.

 

Dans ce silence unique fait du vide de l’esprit et de la mystique d’un souffle venu d’ailleurs, il planait lentement au-dessus de cimes blanches, de pics ocre, de flancs brûlants de soleil, de vallées lointaines que coiffaient quelques nuages de neige fouettée…

 

Ce fut alors que vint se joindre à lui…. un aigle…. le plus grand, le plus royal, le plus beau de tous les aigles, celui que ses yeux magnifieront toujours….

Le cou tendu, le bec en éperon, l’œil aigu, il planait comme lui, porté par un souffle permanent d’altitude….

 

Ils volèrent longtemps ainsi, de concert, lentement,… majestueusement, virant de l’aile, prenant de la hauteur, glissant en enivrants méandres ou lentes plongées…. tandis que le vent leur caressait sublimement le ventre….

 

Le rapace orgueilleux l’avait respecté… et lui faisait une escorte royale… il finit par plonger vers une imperceptible proie que seul son oeil avait pu découvrir…..

 

Dans le poème qui va suivre, je n’ai pu m’empêcher de chanter le grand oiseau des cimes que ce fils sera toujours pour moi, ivre d’espace et de grandeur …..

 

Le grand oiseau des cimes

Que de lents ciels animent

Défiait les nuages

Qui peuplaient ses mers sages.

 

Toutes ailes étendues,

Il survolait les nues

En s'enivrant du vent

Qui gonflait ses évents.

 

Le grand oiseau des cimes

Caressera l’argile,

Choisira ses pinceaux,

Pour provoquer l’abîme

Que violent ses vaisseaux

 

Le grand oiseau des cimes

Retrouvera l’abîme

Pour poser ses bateaux

Et s’étourdir de rêves

De grands mats et de grèves.

 

Benoit goûtait à tout, insatiable, à la recherche de sensations, aussi l’immensité de la mer et le romantisme du bateau à voile ne pouvaient que l’attirer, c’est ainsi qu’il fit partie d’un équipage de catamaran dans les mers du sud.

 

Il entreprit le tour du monde en V.T.T. (vélo tous terrains), traversera le Canada pour longer toute la côte de l’Amérique du Nord et s’embarquera avec son vélo pour la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie…

 

Il allait s’enfoncer dans l’incroyable Australie quand nous le rappelâmes pour répondre à une convocation de la Ville de Bruxelles qui l’invitait à commencer une carrière d’agent de ses services d’urgence qui assurent maintenant les charges autrefois dévolues aux pompiers et ambulanciers.

 

Il en avait réussi autrefois les examens, bien classé, et n’avait été écarté de la sélection que pour des raisons d’appartenance linguistique qu’un recours au conseil d’Etat avait permis finalement d’annuler.

 

S’investissant à fond dans un métier qui lui convenait à merveille, il pourra mettre en valeur les qualités naturelles qui font la richesse de sa personnalité : altruisme, dévouement, dynamisme, audace, goût du danger, performances athlétiques….et les connaissances que lui avaient apportées l’obtention et la pratique de son brevet officiel de secouriste….

 

Casse-cou éternel, il utilisera les nombreux jours de récupération (deux jours pour vingt-quatre heures de travail continu selon la règle de ce métier) pour exercer un boulot complémentaire d’élagueur où il met à profit ses qualités d’escaladeur.

 

Passionné de moto, il s’entend comme larron en foire avec son cousin Bruno (mon filleul, aussi amateur de sensations fortes que lui) pour effectuer de longs voyages ou randonnées.

 

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13/07/2010

Ch. 27 c - Le petit soleil.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

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et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 25 d - Le petit soleil

 

Pleurer le bonheur, ça gonfle la poitrine…. c’est d’abord immense et profond…..et puis c’est infiniment doux, de la douceur des crépuscules quand ils fraîchissent la canicule….

 

J’ai caché ma faiblesse derrière une colonne du grand hall d’accueil de l’aéroport qui venait de nous faire découvrir un coin de paradis…. : vision d’une madone tenant dans ses bras une petite fille souriante et frêle qui lui caressait tendrement le visage….

 

Cette image lumineuse dans la foule bruyante et bigarrée des voyageurs, elle s’isolera, elle s’auréolera de lumière pour se graver dans mon souvenir….

 

Ce geste spontané de tendresse d’une enfant qui avait déjà été marquée dans ses quelques premiers mois d’existence par la maladie et la souffrance (une maladie mortelle aurait dû l’emporter) vers celle qui avait tant d’amour à donner, sera annonciatrice d’un courant affectif qui émanera toujours d’elle et qu’elle projettera sur son entourage.

 

Sa sœur d’abord qui en avait tellement besoin pour se rassurer. Comme je l’ai signalé plus avant, elles sont comme des jumelles qui trouvent dans l’autre des réponses aux problèmes spécifiques de leur situation, dans un environnement occidental souvent maladroit et exclusif.

 

Nombreux seront-ils ces moments de bonheur que nous ressentirons à les voir se taquiner dans une entente délicieuse ou se glisser des confidences de midinettes avec rires cascadés comme des clochettes lamaïstes mues par le vent.

 

Maintenant encore dans leur plénitude d’adulte, elles restent tributaires de leur histoire jumelée et complices de sentiments très subtils et particuliers que nous, leurs parents, percevons avec tant de tendresse et de compréhension.

 

L’aînée porte bien son nom : Béatrice l’heureuse,…. toujours souriante, toujours joyeuse…. toujours aimante….

 

Si tendre, si affectueuse que toute petite déjà, elle se réfugiait dans mes bras, pour enfouir son front dans mon cou….. ; j’osais à peine serrer contre moi cette subtile tiédeur de l’enfance pendant que deux petites mains effleuraient la mienne…, je sentais alors grimper en moi ce profond soupir du bonheur….

 

Maintenant encore, elle ne peut s’empêcher de manifester sa tendresse envers tout son entourage à la moindre occasion, avec des yeux brillants d’émotion, un sourire attendri et une spontanéité qu’elle ne peut s’empêcher de manifester en un geste de chaleureuse affection.

 

Cette aura de bonheur dont elle tentera toujours de s’environner, elle tournera à l’obsession jusqu’à vouloir la forcer chez ceux qui en ont le plus besoin : les déprimés, ceux que la vie fragilise et qui ne voient le bonheur que comme une très lointaine étoile.

 

Brillante infirmière psychiatrique, elle encourage, elle crée le meilleur environnement affectif en prodiguant son merveilleux sourire à ceux qui s’enfoncent dans le désespoir, mais surtout avec la douce, chaude et tendre lumière de ses yeux en prélude à ce bonheur qu’ils cherchent sans grand espoir….

 

C’est bien cela qu’elles nous ont apporté nos deux petits pinsons d’orient : le carillon du rire de l’une, pur comme celui des cordes de harpe et le tendre regard de l’autre, doux comme le velours d’un pétale de rose :

 

Une perle de rosée au bord d’une fleur

C’est une clochette de printemps,

Une mésange au bout d’une branche

C’est le ciel qui s’y penche.

 

Une petite fille qui tend les bras

Au cou de son papa

C’est l’azur qui environne

Et le soleil qui ronronne.

 

C’est la perle de rosée

Au bord de ses yeux.

C’est la mésange

Qui chante en son cœur.

 

Sa petite sœur au rire de cristal,

Qui cascade de cœur en cœur,

C’est le chant des sources

Et la fraîcheur des matins clairs.

 

C’est la perle de rosée

Qui s’éclaire des feux du jour,

C’est la mésange

Qui palpite

En son écrin de vert velours.

 

 

Un prince charmant sommeillait en son cœur. Elle l’avait toujours regardé de loin, de très loin parce qu’il était grand, très grand, presque dans les étoiles pour une si petite fille….

 

Elle en avait toujours rêvé….de ce copain de son frère qui la regardait parfois avec un grand, éclatant mais doux sourire et des étincelles malicieuses dans les yeux….

 

Ce qui devait arriver, arriva…. la petite fille devint une jeune et mignonne femme….et le prince charmant s’éprit d’elle….

 

Ils s’épousèrent par un des plus beaux jours de printemps. Le soleil était si heureux qu’il en inondait le ciel si fort que le bleu n’en était que plus bleu….et les arbres plus verts….et les fleurs plus fleurs….

 

Dans ce conte de fées (vrai), il y avait une jolie maisonnette tapie dans les bois et des grands hêtres…. Le frère et son ami en avaient fait un merveilleux havre d’accueil pour ceux qui allaient célébrer une union avec toute la ferveur d’un jour éclatant le bonheur….

 

C’est avec émotion que j’en revis encore les premiers moments dans l’environnement somptueux des grands hêtres…. :

 

Nous nous étions assis avec les invités sur la terrasse qui bordait la maison et goûtions la fraîcheur des frondaisons que trouait de pinceaux d’or un soleil en fête…

 

Un écureuil, après avoir rangé ses petits, nous lorgnait de temps à autre, en passant le bout du nez hors du creux où il nichait…

 

Un peu plus loin, dans un espace en clairière, cachée aux yeux de tous, une calèche attelée de deux gros chevaux attendait avec un cocher en redingote coiffé d’un haut de forme (c’était une surprise du marié à tout le monde).

 

La future mariée s’était préparée et nous apparut radieuse de soie blanche et coiffée d’une ravissante capeline….. son visage, sous la voilette, était lumineux et ses yeux légèrement embrumés d’émotion semblait atteindre la plénitude du bonheur suprême…..

 

Vinrent alors, pour moi, des instants parmi les plus précieux de mon existence :

 

La calèche apparut sous les applaudissements d’un entourage surpris et ravi, visiblement gagné par le romantisme féerique de la situation dans ce cadre idyllique, vibrant de lumières qui se jouaient d’ombres tendres ….

 

La maison de mon fils Benoit se situe dans un bois de haute futaie qui s’étend pas très loin de la petite ville de Wavre où devait se dérouler la cérémonie religieuse du mariage.

 

Ce fut donc dans ce décor de feuillage et de grands arbres que je connus des moments de bonheur qui se sont gravés profondément dans mon souvenir et que je me rappelle avec délice….

 

Je devais conduire la future mariée devant l’autel, comme c’est la tradition, on m’invita donc à prendre place dans le véhicule avec ma fille.

 

Vinrent alors ces moments précieux que je veux distiller lentement pour mieux en communiquer toute la valeur.

 

Le parfum de subtile fraîcheur des hêtres qui s’éveillent, se mêlait à la tendre tiédeur de l’humus des chemins encore chauds de la douceur d’une belle nuit de printemps.

 

J’entends le pas des chevaux qui frappe sourdement la terre battue, le grelot des colliers, une fauvette qui chante…, un merle qui siffle….

 

Mes yeux caressent le dos rond et luisant du vieux cocher, les ombres feuillues qui s’inclinent et nous saluent,… les bribes de soleil qui lutinent les branches,… et nos visages… et nos cœurs….

 

Mais surtout, il y a cette petite main de ma fille qui est posée sur mon bras et qui tremble le bonheur, il y a sa tiède présence contre moi dans le berceau de la calèche qui sublime plus encore des instants inoubliables.

 

Il y a aussi ces passants qui nous acclament quand nous traversons la petite ville au petit trop de nos chevaux… et cette place devant l’église que nous contournons dans la foule de nos amis, ravis de la poésie du moment.

 

Dans l’église qui rayonnait de tous ses vitraux ensoleillés, je confiai ma fille à son beau prince qui s’avança avec elle vers l’autel où ils allaient sacramentellement unir pour la vie leur couple merveilleux.

 

Nous avons fêté cela ensuite dans un endroit pittoresque à souhait  : un ancien moulin à eau aménagé en salles de banquet avec l’originalité de sa conception fonctionnelle transformée en plateaux d’accueil.

 

Le temps magnifique permit une réception chatoyante dans la propriété qui entourait le moulin avec quelques musiciens de jazz pour agrémenter la fête.

 

Au dessert, je me suis autorisé à sortir quelques vers dithyrambiques pour mieux encore magnifier une journée qui fut exceptionnelle aux yeux de beaucoup :

 

C’était un bel oiseau

Qui s’en venait du ciel.

Ses yeux étaient très beaux

Son teint était de miel.

 

Béatrice pour nom,

En joie comme un pinson,

Calmant de son sourire

Ceux qui craignaient le pire.

 

Tu es petit amour

Un rayon de soleil

Qui bercera toujours

Nos rêves et nos éveils.

 

-----

 

Un très grand et beau prince,

Un jour, vint à passer

A ses pieds s’est jeté,

Tremblant qu’on ne l’évince.

 

Philippe est bien son nom.

Il est fort comme atlas,

Franc, généreux et bon.

Mais qu’il a de la classe !

 

-----

 

Est-il un plus beau havre

Que ce grand nid à Wavre

Pour de beaux oisillons

Qui bien s’y blottiront ?

 

°°°°°°°°°°°°°

 

09/07/2010

Ch. 27 b - Le carillon de son rire.

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 , deux fois par semaine.

 

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Ch. 25 c - Le carillon de son rire.

 

{4} Au creux de nos mains, il y a un tout petit oiseau qui nous regarde avec des yeux tendres…. un petit oiseau aux grands yeux d’inquiétude… qui a si peur de perdre le bonheur…

 

Ce petit oiseau-là, c’est le ciel qui nous l’a donné un si beau jour de fin d’été 1972 ... pour elle, le temps s’était fait tendre et doux …

 

Nous lui avons donné le nom qui lui convenait : Christine, comme cristal ...  comme le cristal du carillon de son rire quand il étincelle le bonheur….

 

Les feuilles de l’avenue et des parcs se coloraient déjà de couleurs chaudes…. Du vieil or des marronniers à la pourpre sombre des érables : ils avaient revêtu leur grand apparat d’accueil….

 

Heureux de bonheur, nous l’avons emportée dans nos bras en lui murmurant de tendres choses qu’elle écoutait timidement ...

 

Elle est devenue maintenant une jeune femme douce et discrète qui nous ouvre souvent son cœur en nous révélant la grandeur de ses sentiments….

 

Son rire est une source claire qu’on écoute ruisseler avec sa fraîcheur et sa pureté cristalline. En écrivant ces lignes, je l’entends monter depuis le jardin jusqu’à ma table, accompagnant le parfum des roses ...

 

Le bonheur c’est le rossignol

Qui chante en son cœur

Quand le ciel est heureux

Et que la pluie n’est plus.

 

Que sa pensée est triste

Quand souffrent les petits ânes,

Les  plus minables de ses amis,

Mais que ses mains sont douces

Quand elles soulagent leurs plaies !

 

Son cœur est un petit oiseau

Qui voudrait s’envoler

Mais qui a si peur

De la cruauté du monde.

 

Elle est maintenant le passereau des mers, avide d’horizons, mais qui n’a pas assez de la terre entière pour s’assouvir de la beauté du monde.

 

Avec son « globe-trotter » de compagnon, joyeux routier qui fait le tour du monde (à vélo), elle se plonge au cœur des continents pour y découvrir la vie des autres et la beauté des sites.

 

Dans mes « rêves éveillés » je la retrouve souvent entraînant son vieux père dans la magie du Chili, du Pérou et de la Cordillère des Andes, les couleurs de Costa Rica, la folie grandiloquente des « Boys américains », l’angoisse des Grands Canyons, le mystère des pyramides, le bleu des lacs et des glaces scandinaves, l’équivoque irlandaise, les brumes écossaises…..

 

J’aime sa conversation profonde qui m’entraîne dans les sentiers de ses réflexions et conclusions sur les contradictions du monde et de la pensée….

 

Que d’instants inoubliables je partage avec elle en communion d’esprit, rehaussé de la profondeur de l’affection du père pour sa fille !

 

Elle s’étourdit de la musique des langues, écoute chanter les mots ... dans sa bouche, ils prennent des sonorités qui enchantent … c’est la mystique des harpes avec le trouble des violons….

 

Ce que j’envie ce don merveilleux qu’elle a de s’identifier aux gens au point d’en sentir l’âme et de la comprendre avec une sensibilité à vif en s’efforçant de leur parler avec toute la richesse des nuances.

 

Les langues, c’est sa passion, le plus clair de ses loisirs se passe à étudier ou perfectionner ses connaissances linguistiques (anglais, espagnol, néerlandais, suédois, allemand, italien, japonais, arabe….et le français, sa langue maternelle)….

 

Elle a ouvert le monde

Pour y tourner des pages

Des pages aux tranches d’or

Qui racontent le bleu des mers.

 

Elle aima les fjords,

Chanta au son des banjos,

S’enivra du parfum des vagues,

Se lova dans la laine des lamas.

 

Ses doigts ont caressé la vague

Ses yeux ont bu l’horizon

Ses mains ont effleuré les stèles

Ses pieds ont foulé les sables.

 

Son cœur cherche le vent

Qui pousserait sa voile

Vers d’autres océans,

Vers d’infinies étoiles.

 

°°°°°°°°°°

06/07/2010

Ch. 27 a - Le bonheur, distillat de la condition humaine.

&g

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 29. a - Le bonheur, ce distillat subtil de la condition humaine.


{1} Le bonheur est un oiseau frêle qu’il faut enfermer doucement dans les mains pour le protéger de tout ce qui le blesse…. il est si fragile qu’on le ménage en lui réservant un petit nid tiède tout au fond de l’âme….

 

Le bonheur, on en rêve pour se donner du courage dans le long chemin de l’existence, quand on se bat pour continuer,… avancer,… gagner…

 

Le bonheur, on le recherche aussi à la table de celui qui en est tellement riche qu’il le donne…. on le regarde avec envie, sans oser entrer dans la chaîne de ceux qui comme lui, le distribuent sans compter …. parce qu'il provient d’une source qu’ils ont découverte et qui ne tarit jamais…

 

Le bonheur, c’est le distillat laborieux sorti du grand alambic de la vie qui a mélangé labeur et peine avec savoir et expérience….

 

Le bonheur est un sentiment si grand, si difficilement définissable que même les plus recherchés des vocables de notre si belle langue française n’arrivent pas à en exprimer suffisamment toute la richesse et la grandeur.

 

Le poète, alors, se déchaîne et ses vers s’éclairent de la sonorité des mots, de la musique des pieds, tout en se colorant du chant des rimes.

 

Le bonheur, c’est le ciel quand il sourit,

Le bonheur, c’est une flamme dans les yeux,

Le bonheur, c’est le retour des hirondelles,

Le bonheur, c’est le friselis des sources.

 

Le bonheur, c’est l’enfant qui sommeille,

Et l’adolescent qui s’éveille,

Le bonheur, c’est l’avidité de savoir,

Mais aussi, la quiétude de la connaissance.

 

Le bonheur est un enfant clair

Qui barbotte, les pieds dans l’eau,

C’est aussi le petit oiseau

Qui pépie au cœur des mères.

 

Le bonheur est un homme sage

Qui se penche sur son printemps

En se berçant des belles pages

Qui chantent ses jours et son temps.

 

{2} « Se souvenir du bonheur, c’est aussi du bonheur » est le titre du beau livre écrit par le poète-chantant qu’est Salvatore Adamo, cet autre grand naïf qui n’a pas peur d’avouer sa candeur et qui l’affiche ouvertement.

 

C’est dans le même esprit que je vais raconter avec ferveur des instants, …des parcelles parfois, de cette « aura subtile » qui a valorisé certains moments précieux de mon parcours.

 

C’est en évoquant certains souvenirs, dans un registre plus calme, plus paisible…. mais intense, que je m’enivrerai d’heureuses réminiscences telle cette tendre quiétude que me réservait l’aube des matins clairs dans la douceur d’un tiède soleil, ou la torpeur des heures chaudes de midi, rafraîchies par l’ombre des grands arbres, et, si subtiles, les senteurs du soir…. enivrantes, ensorcelantes…. annonciatrices de nuits parfumées….

 

Il y aura encore les chants d’éveil du printemps,… ceux de l’été qui ronronnent le soleil et bourdonnent la vie des champs…. les soupirs de couleurs et de brames de l’automne…. et ceux de l’hiver dépouillé, dans son infinie blancheur,…. son confort devant l’âtre.

 

Nombreuses sont-elles ces étincelles de bonheur chez ceux qui les reçoivent au creux de l’âme pour y raviver les douces braises de souvenirs intenses.

 

Il y avait si longtemps

Que je cheminais :

J’en avais les jambes dures.

 

Aussi, je me suis arrêté,

Et me suis retourné,

Une fois encore.

 

Il y avait des collines,

Des crêtes et des ravins,

Des bois et des rivières.

 

Il y avait des soleils partout

Dans les pentes et dans les prés

Dans les cœurs et dans les yeux :

Eux seuls demeuraient

Dans l’étendue de mes souvenirs.

 

Si je privilégiai ce jour-là parmi tant d’autres, c’est que plus encore, je connus la grandeur de la complémentarité, la plénitude de l’unisson, la douceur de la tendresse….

 

{3} Elle était à mes côtés, frêle parce que protégée, ardente parce qu’amoureuse, belle parce qu’heureuse….. Elle vivait de fleurs, sa voix était fraîche comme la rosée de ses roses. Son cœur avait la gaieté de ses myosotis, ses yeux riaient les gentianes, les cyclamens, les narcisses et les tendres œillets de son jardin…..

 

Je me sentis plus grand, plus fort que le grand mâle qui se bat la poitrine en défiant des mondes….

 

Des pinsons de bonheur s’étaient élevés dans l’azur et s’égosillaient tant qu’à mourir….

 

Ce souffle-là, il est si léger

Qu’il s’élève très haut,

Plus haut que les étoiles,

Plus haut que l’infini.

 

Ce souffle-là est si tendre

Qu’il est chaud de douceur

Qu’il est tiède de velours

Qu’il est clair de lumière.

 

Ce souffle-là est si grand

Qu’il emplit la terre entière.

Ce souffle-là est si grand

Qu’il défie tout l’univers.

 

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02/07/2010

Ch. 26 c - Vade-mecum de la comptabilité

&

 

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

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et la valeur de nos croyances

 

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 26 c  –  VADE-MECUM DE LA COMPTABILITÉ

 

COMPRENDRE

LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN.

(Vade-mecum de vulgarisation)

HISTORIQUE ET PRINCIPES


La comptabilité fonctionne suivant un système exposé par le franciscain Luca Pacioli en 1494, qu’on a dénommé « la théorie de la comptabilité par parties doubles ». Ce procédé ingénieux dont on ne connaît pas l’origine exacte, consiste à inscrire dans un registre à deux colonnes (le journal), les opérations (écritures) de la journée en appliquant la technique qualifiée de « parties doubles » par laquelle une opération est « balancée » par sa contrepartie, ce qui permet d’établir un équilibre parfait entre les « comptes » de ce qui a été appelé : le bilan d’une activité lucrative. A titre d’exemple : on inscrira les entrées (débit) d’une « écriture » de caisse dans la colonne de gauche du « journal » et sa « contrepartie » (crédit) (par exemple, le remboursement d’une dette par un client) dans le « compte » de ce client pour annuler sa dette. La tenue à jour de ces comptes individualisés permet d’en tirer une « balance » ou un « bilan » actualisé.

°°°°°

Le bilan, du latin bis, deux (fois) et lanx, plateau, d’une « affaire », s’inspire du principe de la balance (de l’italien balanciare, peser) qui est aussi vieux que celui des échanges. Il consiste à rechercher l’équilibre entre des choses échangées et des « poids » conventionnels suspendus de chaque côté de ce qui s’appelle le « fléau » d’une balance et, en faisant le total de ces poids, d’en déterminer un résultat négociable. C’est le même principe de l’équilibre entre les choses qui est utilisé pour chiffrer dans le temps la valeur « à jour » d’un investissement dans une affaire à vocation surtout lucrative grâce à la technique comptable dite «par parties doubles » qui établit pour ce faire une balance entre l’ACTIF de cette affaire (ses avoirs ou ses biens valorisés » et son PASSIF (ses dettes).

 

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Dès le développement du procédé, il a été convenu d’appeler « écriture » une opération inscrite dans un « journal » à deux colonnes : livres, cahiers, fiches ou « listings » (documents imprimés résultant de la technique informatique) :

 

L’une, des DÉBITS, dans laquelle on mentionne tous les AVOIRS ou BIENS VALORISÉS, soit l’ACTIF d’une affaire et l’autre, des CRÉDITS, pour ses DETTES (ou son PASSIF).

 

Ces dettes seront de deux natures selon, pour le particulier, qu’elles existent envers lui-même par son apport personnel dans l’affaire (fonds investis) ou pour une société, qu’elles soient contractées envers les actionnaires par leur investissement dans le capital ; pour l’un comme pour l’autre, on y ajoutera les dettes envers les tiers qui n’ont pas été réglées au comptant (à la caisse) en faisant une distinction entre celles qui sont dues dans l’année (court terme) et les autres qui ne le seront que dans une ou plusieurs années (long terme).


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A la création de n’importe quelle affaire, la première action consistera à inscrire le détail de « l’inventaire » de départ : à l’actif, le relevé chiffré détaillé de tous les biens qui sont investis et au passif, les dettes envers soi-même (fonds investis par un particulier) et ses dettes envers les tiers.  En ce qui concerne la société ce seront le capital versé par les propriétaires-actionnaires ainsi que les dettes envers les autres tiers.

 

Ensuite, pour actualiser cet inventaire d’enregistrer, dès qu’elles se présentent dans le temps, les opérations qui le modifient. Ce procédé permet d’établir à tout moment la situation exacte d’une affaire et l’état de ses moyens afin de donner à ses gestionnaires la possibilité de la gérer efficacement.

 

Chaque écriture, inscrite dans le « journal à deux colonnes », qu’elle soit composée de plusieurs montants ou simple, devra toujours faire apparaître une égalité mathématique parfaite entre les débits et les crédits dans le but d’obtenir une « balance » absolue entre les comptes quels que soient le nombre d’opérations et leur complexité.(Voir exemple d’écritures en fin du chapitre)

 


EN RÉSUMÉ, DE CE QUI PRÉCÈDE, IL DÉCOULE QUE LE PROCÉDÉ COMPTABLE CONSISTE Á ÉTABLIR UNE BALANCE ENTRE :

l’actif ou les avoirs (solde positif au débit des comptes) :


Actif : biens qui ont été affectés à une activité par un particulier ou par une société dans le but de générer des bénéfices ou de remplir une mission (associations sans but lucratif).

et le passif ou les dettes (solde positif au crédit des comptes) :

 

c’est-à-dire, pour le particulier, les sommes qu’il y a consacrées, appelées dettes envers lui-même de même que celles qu’il a contractées envers ses créanciers, alors que pour une société, ce seront les sommes appelées capital que lui ont confié les actionnaires ainsi que les dettes qui ont été nécessaires au fonctionnement de cette société.

 

Par la suite, en principe chaque année nommée l’exercice, pour garder cet équilibre entre l’actif et le passif

 

par le jeu des mouvements comptables (appelés écritures comptables) et leur total, le montant investi pour le particulier ou le capital et ses prolongements pour la société sera augmenté des bénéfices non prélevés pour le particulier ou non distribués pour la société ou diminué des pertes subies à la date de la clôture, en général le 31 décembre de chaque année.

 

Ce bénéfice ou cette perte auront été établis, chaque année, grâce au compte de « résultats » qui enregistrera les charges qui l’ont diminué et les revenus qui l’ont alimenté.

 

Schématiquement, on peut imaginer une balance dont la fonction essentielle est de maintenir l'équilibre entre l'actif (à droite) et le passif (à gauche) , comme le sont les objets qui sont déposes dans ses plateaux dont certains sont chiffrables par le poids qu'il représente, la différence en comptabilité constituant le bénéfice ou la perte, selon qu'elle se situe à l'actif (perte) ou au passif (bénéfice).

 

 

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EXPOSÉ DÉVELOPPÉ DE LA TECHNIQUE.

Avec entre {} mention du n° du plan comptable minimum normalisé en vigueur dans le Marché Commun (voir ce plan en dernière page du chapitre.

 

Les actifs se répartissent en deux catégories suivant leur durée d’existence :

 

Les actifs immobilisés sont ceux qui durent normalement plusieurs années. On constitue des réserves (amortissements) par prélèvements annuels sur les bénéfices en vue de pourvoir à leur remplacement pour vétusté ou inadéquation. Ils sont admis fiscalement suivant des taux imposés. Ils se subdivisent en :

 

Immobilisations incorporelles les frais d’établissement (frais de départ, d’installation…. À amortir) {20} et des valeurs négociables ou non ( le fonds de commerce, les frais de recherches, les brevets, licences, marques, etc. …) {21}

 

Immobilisations corporelles (valeurs à amortir en plusieurs années selon leur durée d’utilisation potentielle pour constituer une réserve de remplacement comme les terrains et constructions {22}, les installations, les machines, l’outillage {23}, le mobilier, le matériel de bureau, le matériel roulant {24} les locations financements (leasings) {25}les autres {26} ceux qui sont en cours et les acomptes versés {27}) et aussi les Immobilisations financières (Participations et créances dans des entreprises (filiales) liées (+ 50%) {280 et 281} ou avec liens de participation (- 50%) {282 et 283} ; autres actions et parts {284} et autres créances dont les « créances douteuses » {285} et aussi les cautionnements versés en numéraires (poste, téléphone, fax, gaz, électricité, prov. locatives, modem…) {288}

 

Créances à plus d’un an {29} (créances commerciales, douteuses et autres…)

 

les actifs circulants sont ceux qui, en principe, ne se dévalorisent pas ou peu parce que transformés rapidement en liquidité par l’activité de l’affaire, c’est-à-dire :

 

Le réalisable :

1.- Les stocks et commandes en cours d’exécution : les fabrications {30 à 33}, les marchandises {34}, la vente d’immeubles pour les entrepreneurs {35}, les acomptes versés sur achats pour stocks{36} les commandes en cours d’exécution {37}

2.- Les créances et les dettes à un an au plus : les créances commerciales - ce que les clients qui n’ont pas payé au comptant (au comptoir) doivent encore – {40} ainsi que des divers comme la TVA, les impôts et précomptes à récupérer {41}, les créances douteuses {417} et diverses {416}, les produits à recevoir {414}.

 

Les placements de trésorerie et valeurs disponibles : les actions de la société elle-même {50}, les actions et parts des autres sociétés{51}, les titre à revenus fixes {52}, les dépôts à terme {53}, les valeurs échues {54}, les Ets de crédit (banques) {55}, les Ccp {56}, les caisses {57}, les virements internes (comptes de régularisation appelés transferts qui contiennent momentanément des éléments à identifier ou en suspens.) {58}

 

Le passif, quant à lui, est constitué de l’ensemble des dettes que le particulier ou la société ont contractées pour l’activité exercée, soit :

 

Vis-à-vis de soi-même (le particulier) ou vis-à-vis des actionnaires (la société). Biens corporels en nature ou liquides (fonds) qui ont été investis au départ de l’activité pour la faire fonctionner.

 

Pour les sociétés, on l’appelle le capital {10} qui est acté dans l’acte constitutif établi par le notaire à leur création (actuellement, minimum 61.500 € pour les sociétés anonymes et 18.550 € pour les sociétés à responsabilité limitée : scrl, sprl, sprlu,).

 

Ces fonds investis ou le capital seront augmentés, en fin d’exercice (en principe une année) pour les particuliers des bénéfices non prélevés, quant aux sociétés, leurs résultats bénéficiaires seront affectés en « bénéfices à distribuer », en « réserves » ou en « reports à nouveau » selon leur destination décidée par l’assemblée générale des actionnaires qui se tient une fois par an à une date prévue par les statuts, mais qui ne peut être inférieure à un mois de la date de l’assemblée générale ni supérieure à six mois de la date de la clôture de l’exercice comptable concerné.


Vis-à-vis des tiers, subdivisés suivant leur durée en :

 

Dettes à plus d’un an : Emprunts contractés auprès des établissements de crédit (banques) ou autres et les dettes dont la durée dépasse un an {17}.

Dettes à un an au plus : dettes qui échoient dans l’année provenant des « Dettes à plus d’un an » [42] ou à court terme subdivisés en dettes financières {43} (établissements de crédit : banques, comptes-courants, promesses, emprunts…)

Dettes commerciales{44} (fournisseurs, factures à recevoir….)

Dettes fiscales, salariales et sociales{45} (impôts, TVA, précomptes, ONSS, rémunérations dues, pécule de vacances….)

Dettes diverses {48}

Dettes découlant de l’affectation des résultats {47} (Pour les sociétés, décision annuelle de l’assemblée générale de distribuer tout ou partie des résultats ou de leur donner une destination particulière : dividendes, tantièmes aux administrateurs, report sur l’exercice suivant etc.)

Il existe aussi des comptes d’attente et de régularisation pour les éléments qui concernent l’exercice suivant afin de respecter l’annalité des résultats : charges à reporter{490} produits acquis{491} charges à imputer{492} produits à reporter{493} comptes d’attente{499}.

 

Le résultat d’une année est donné par le compte de résultats.

 

On obtient l’équilibre de la balance d’une année (un exercice) grâce aux résultats qui proviennent de la différence entre les charges de cette année, et les profits que l’activité a générés.

 

Si les charges (total des comptes présentant un solde au débit) sont supérieures aux profits (total des comptes présentant un solde au crédit), il est évident que l’activité est en perte puisque les charges sont supérieures aux profits ; dans le cas contraire, il s’agira du bénéfice de l’année (exercice).


On décidera alors de son « affectation », soit pour le particulier en le prélevant ou pour une société en le distribuant aux actionnaires. Si on ne le fait pas ou s’il y a un reste, ils iront augmenter les fonds investis du particulier ou, pour les sociétés, portés dans un compte de prolongement du capital : « réserves {13} » bénéfice ou perte reporté {14} de provisions diverses {16}. Sont prévues aussi les plus-values de réévaluation {12} les primes d’émission {11} et les subsides en capital {15}


Dans une comptabilité primaire faite « à la main » comme dans le passé, on inscrivait journellement les « écritures » dans un « Journal » que l’on retranscrivait ensuite dans ce qu’on appelait alors le « Grand livre » dont chaque page ou un certain nombre de pages étaient réservées à chaque compte du plan comptable afin de les tenir à jour et de prendre en temps utile les mesures ou décisions adéquates.


Dans les comptabilités importantes, le grand livre était tenu sur feuillets ou fiches séparées par des « teneurs de comptes ». Le procédé fut amélioré par l’introduction de la comptabilité à décalque (papier carbone) économisant les doubles transcriptions manuelles, ensuite dactylographique avec compteurs mécaniques développés par la firme américaine de caisses enregistreuses « National » supprimant les additions et la mise à jour des soldes : des comptables « passaient les écritures » sur des « manifolds » et des « mécanographes » les recopiaient sur les machines qui effectuaient la mise à jour dactylographique des comptes, ainsi que les balances et bilans.


Puisqu’il s’agissait de retranscription des mêmes données, en fin d’année les totaux du Grand livre et ceux du Journal devaient être rigoureusement les mêmes ainsi que, bien entendu, l’équilibre entre les débits et les crédits. En palliant les défaillances humaines résultant des additions « visuelles » erronées et des retranscriptions inexactes de chiffres dans les livres, les nouvelles techniques informatisées ont permis d’économiser les calculs et d’épargner aux professionnels le « cauchemar de fin d’année » de la recherche fastidieuse des « erreurs de mouvement » qui en résultaient.


Les « charges » et les « produits » se ventilent suivant le plan comptable décimal normalisé en vigueur dans le marché commun qui permet toutes les extensions possibles en tenant compte de la spécificité de n’importe quelle activité. Il faut remarquer que le chapitre 6 est réservé aux frais et le 7 aux revenus et que leur différence donne le résultat de l’année. (Voir en dernière page un résumé assez complet de ce plan – les chapitres 8 et 9 restent disponibles pour des usages particuliers).


Il existe aussi le chapitre zéro, qui est réservé aux « Droits et engagements hors bilan » appelés aussi « comptes d’ordre ». Il mentionne pour mémoire, des comptes débits et crédits sans influence sur le résultat, tels que les garanties constituées par des tiers pour compte de l’entreprise {00} ou personnelles pour compte de tiers {01} ou réelles constituées sur avoirs propres {02} ou reçues {03}, les biens et valeurs détenus par des tiers en leur nom mais aux risques et profits de l’entreprise {04}, les engagements d’acquisitions et de cession d’immobilisation {05}, les Marchés à terme {06}, les biens et valeurs de tiers détenus par l’entreprise {07}, Les droits et engagements divers {09}.


Il est utile de signaler également que le plan comptable minimum normalisé (PCMN) a prévu un compte {609} variation des stocks qui peut être utilisé à la place du compte {71} ou avec lui, l’un {609} servant à la mise à jour régulière de la valorisation des stocks (inventaire permanent) et l’autre {71} à acter la valeur exacte du stock physique à la fin de l’exercice comptable en tenant compte des dépréciations et manquants.


Des extensions à ce plan seront créées en fonction des particularités propres à des activités commerciales (ou non), aussi éloignées les unes des autres que la comptabilité des pouvoirs publics, des ASBL (associations sans but lucratif), des gérances d’immeubles, des banques, des groupes ou entités juridiques avec filiales, succursales et autres et surtout, dans sa complexité, celle des industries avec les matières premières, les fabrications et les produits finis qui viendront en fin de parcours rejoindre les marchandises en stock.


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Avec l’introduction des moyens informatiques, les comptables disposent maintenant d’un outil prodigieux qui économise les retranscriptions et calculs de tous genres, facilite les corrections, les suppressions d’écritures erronées, (autrefois, il fallait les annuler en passant leur contraire), permet l’établissement de balances et bilans à n’importe quel moment, de situations de trésorerie, tableaux d’amortissement, plan comptable, déclarations fiscales claires et proprement présentées etc.


L’intervention de « petites mains » se limite désormais à la retranscription sur le clavier de « l’ordinateur » du numéro du compte, du montant, de sa position en débit ou crédit et éventuellement d’un libellé succinct ; l’écran très explicite contrôlé par la « souris » ou des touches de raccourci, permet un travail propre et efficace qui autorise l’élaboration rapide de situations claires, éventuellement transmise par « Internet ».


Outillé comme il l’est et fort de l’expérience qu’il ne cesse d’acquérir par la diversité des problèmes de sa clientèle, le comptable est devenu le collaborateur indispensable de l’entreprise, capable plus que jamais de déceler, à temps, les faiblesses ou les lacunes d’une affaire et de conseiller ses gestionnaires sur les mesures financières ou autres à prendre pour favoriser son développement ou empêcher sa déchéance.


La loi impose la publication des comptes annuels et annexes dont le bilan social suivant le schéma complet édicté par la Centrale des Bilans, aux entreprises dont la responsabilité des actionnaires ou associés est limitée à leur apport et qui répondent aux critères de taille suivants : une moyenne annuelle de travailleurs occupés qui excède 100 personnes ou plus d’un des critères suivants : moyenne annuelle du nombre de travailleurs occupés = 50 ; chiffre d’affaires annuel = 6.250.000 € ; total du bilan = 3.125.000 €.


Sinon ces entreprises sont tenues de déposer un schéma abrégé.. Cette exigence permet la publication des données essentielles de toutes les affaires qui ont limité leur responsabilité financière à leur apport.


En cas de perte de plus de la moitié du capital, la loi impose la liquidation de la société ; pour éviter cette éventualité les associés (ou le propriétaire) interviendront par des apports supplémentaires en utilisant le compte {794}.


D’autres critères existent pour les ASBL et fondations.Ces données qui comportent une vingtaine de pages, sont disponibles à la Banque Nationale sur support informatique – Centrale des Bilans – Internet : www.bnb.be – les banques en disposent et fournissent à leur clientèle ces données individualisées sur demande.



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EXEMPLES D’OPÉRATIONS COMPTABLES

 

Exemple d’écritures suivant le plan comptable minimum normalisé (PCMN) en vigueur dans le Marché Commun. (voir résumé de ce plan en dernière page.)

 

Achats de fournitures de bureau et de documentation chez un libraire :

Débit du compte 611 Fournitures de Bureau : 200 € (libellé : papèteries diverses)

Débit du compte 612 Documentation : 300 € (Libellé : revues comptables)

Crédit du compte 57 Caisse (sortie de caisse) ou Crédit du compte 44 Fournisseurs : 500 € (paiement en espèces ou inscription de la dette envers le libraire)


 

Achat d’une marchandise A dont le stock au 1 janvier est évalué à 550 €

Débit du compte 60 Marchandises  A : 1.000 € (Libellé : achats de marchandises A. )

Crédit du compte 55 Banque ou 44 Fournisseurs 1.000 € (Libellé : paiement par carte de crédit ou inscription de la dette envers le Fournisseur pour paiement à l’échéance)

 

Vente d’une marchandise A

Débit du compte 57 caisse ou 40 Clients : 2.000 € (Libellé : entrée de caisse ou inscription de la créance envers le client.

Crédit du compte 70 Chiffre d’affaires  A : 2.000 € (Libellé : vente à A, référence X)

 

Écriture de fin d’année après inventaire physique du stock A évalué dans l’exemple à 550 € en tenant compte des dépréciations, pertes ou éventuellement revalorisations :

Débit du compte 34 Stock Marchandise A : 250 € Libellé : alignement sur l’inventaire physique en valeur réelle au 31/12. (300 au 1 janvier plus 250)

Crédit du compte 71 Variation du stock  A : 250 € (Libellé : valorisation du stock au 31/12)

 

Dans le bilan de fin d’année, on trouvera le compte « 34  Marchandises A » à sa valeur réelle d’inventaire valorisé au 31 /12 (solde 1/1= 300+250 = 550 €), le compte « 70 Chiffre d’affaires A » renseignera le total des ventes A de l’année (2.000 €), tandis que le compte « 71 Variation du stock A : 250 € » aura servi de correcteur pour enregistrer le stock à sa valeur physique réelle au 31/12.

 

Comment se présentera le Bilan de fin d’année :

 

60 Marchandises A          Débit 1.000

71 Variation de stock      Crédit   250

Prix de revient                             750

 

70 Chiffre d’affaires        Crédit 2.000

Prix de revient                 Débit     750

Bénéfice                           Crédit 1.250

 

 

Les dépenses pour biens durables (investissements) sont inscrites à l’actif pendant la durée évaluée de leur existence et diminuée chaque année de la valeur correspondant à leur dépréciation théorique, de façon à l’amortir (l’annuler en valeur). Le fisc a établi un tableau des taux admis. Exemple d’écritures :

 

Achat de mobilier

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, un bureau)

Crédit du compte 57 Caisse ou 44 Fournisseurs : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, facture y) Enregistrement du règlement ou de la dette.

 

Amortissement en 10 ans dans le cas d’une écriture annuelle d’amortissement :

Débit du compte 6302 Amortissement mobilier : 100 € (Libellé : prise en charge d’un amortissement en 10 ans : 1/10 de 1000)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 100 € (Libellé : Amortissements de l’année actés au passif du bilan) Constitue une réserve de remplacement admise par le fisc.

 

Situation dans le bilan après 10 ans :

Tant que le mobilier est utilisé, il reste présent dans le bilan tout en étant amorti en valeur par le compte d’amortissement..

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 (solde débiteur)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 1.000 (solde créditeur)

Solde au bilan  : 0

Lors de la mise hors d’usage, il y a lieu d’annuler ces comptes en les contre-passant l’un par l’autre et en actant le bénéfice exceptionnel résultant d’une revente éventuelle.

 

 

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PLAN COMPTABLE NORMALISÉ (résumé explicité)

 

1. FONDS PROPRES, PROV. PR. RISQUES,

CHARGES ET DETTES à + D’UN AN .

10. Capital (société) ou Fonds investis (particulier)

11. Primes d’émission (société)

12. Plus-value de réévaluation (société)

13. Réserves (société)

14. Bénéfice ou perte reporté(e) (société)

15. Subsides en capital (société)

16. Provisions et impôts différés

17. Dettes à plus d’un an

2. FRAIS D’ÉTABLISSEMENT, ACTIFS

IMMOBILISÉS, CRÉANCES à + D’UN AN.

20. Frais d’établissement (frais de constitution…)

21. Immobilisations incorporelles (études, brevets)

22. Terrains et constructions

23. Installations, machines et outillage

24. Mobilier et matériel roulant

25. Immobilisations détenues en location-

financement et droits similaires (leasing)

26. Autres immobilisations corporelles

27. Immobilisations corporelles en cours et

acomptes versés

28. Immobilisations financières (participations)

29. Créances à plus d’un an

3. STOCKS ET COMMANDES EN COURS

D’EXÉCUTION .

30. Approvisionnements, matières premières

31. Approvisionnements, fournitures

32. En-cours de fabrication

33. Produits finis

34. Marchandises

35. Immeubles destinés à la vente

36. Acomptes versés sur achats pour stock

37. Commandes en cours d’exécution

4. CRÉANCES ET DETTES A UN AN AU + .

40. Créances commerciales (clients)

41. Autres créances (diverses et douteuses…)

42. Dettes à + d’un an échéant dans l’année

43. Dettes financières

44. Dettes commerciales (fournisseurs)

45. Dettes fiscales, salariales et sociales

46. Acomptes reçus sur commandes

47. Dettes découlant de l’affectation du résultat

décidée par l’Assemblée Générale des actionnaires.

48. Dettes diverses

49. Comptes de régul. et d’attente (fin d’année)

5. PLACEMENTS DE TRÉSORERIE ET

VALEURS DISPONIBLES.

50. Actions propres (de la société elle-même)

51. Actions et parts (actions d’autres sociétés)

52. Titres à revenu fixe

53. Dépôts à terme

54. Valeurs échues à l’encaissement

55. Établissements de crédit (comptes Banques)

56. Office des chèques postaux (ccp)

57. Caisses

58. Virements internes (transferts de fonds)

6. CHARGES (anciennement frais généraux)

60. Approvisionnements et marchandises

(achats de matières premières, de fournitures, de services, travaux et études, sous-traitance, achats de marchandises, d’immeubles destinés à la vente, ristournes, remises et rabais obtenus 61. Services et biens divers (Loyers, charges locatives, électricité, eau, frais de bureau, documentation, PTT, frais de déplacement et représentation, frais de matériel roulant, honoraires et commissions, frais de magasin, d’achat, d’entrepôt, de vente, de foires, d’exposition, de publicité, d’intérimaires, les frais divers et aussi 618. Rémunérations et frais d’administrateurs et gérants indépendants.

62. Rémunérations, charges sociales et pensions des administrateurs appointés et du personnel employé et salarié

63. Amortissements, réductions de valeur et provisions pour risques et charges

64. Autres charges d’exploitation

65. Charges financières (intérêts, diff. change)

66. Charges exceptionnelles (prov. pr. risques)

67. Impôt sur le résultat

68. Transferts aux impôts différés et aux réserves immunisées

69. Affectations et prélèvements (Pertes reportées de l’ex. précédent, dotation aux réserves, rémunération du capital, des administrateurs ou gérants…)

7. PRODUITS (revenus)

70. Chiffres d’affaires (Ventes et prestations de services, ristournes et rabais accordés)

71. Variation des stocks (écriture résultant de l’inventaire physique de fin de période comptable (en général 31 décembre) permettant d’aligner le stock comptable sur le stock physique.

72. Production immobilisée (investie)

74. Autres produits d’exploitation

75. Produits financiers (intérêts placements)

76. Produits exceptionnels

77. Régularisation d’impôt et reprise de provisions fiscales

78. Prélèvements sur réserves immunisées et impôts différés

79.Affectations et prélèvements (Bénéfice reporté exerc. précédent, pertes à reporter et 794 intervention d’associés dans la perte)

 



 

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29/06/2010

Ch. 26 b -Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 26 c - Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel.

 

{11} En 1959, mon épouse, assistante-dentiste de formation, s’est reconvertie en comptable pour mieux adapter ses horaires professionnels à la conduite d’un gros ménage et d’une grande famille en m’assistant dans notre première affaire dégotée par annonce. C’était celle d’un grossiste en produits chimiques de haute technicité pour laboratoires ou industrie fine. Nous avons arrêté après quelques années pour mieux accueillir nos filles.

 

Ainsi que déjà relaté par ailleurs, un collègue de Labofina, en insistant beaucoup, me débaucha pour m’occuper d’une société dans laquelle il avait investi des fonds où il se méfiait de l’inexpérience ou de la candeur de ses deux partenaires : l’un, crédule, avait été trompé précédemment par son comptable, entraînant la déconfiture de la société et l’autre jeune sportif (perchiste), licencié en culture physique n’avait aucune connaissance ni expérience des affaires. De là l’insistance de ce collègue de Labofina pour m’y embarquer…

 

J’ai accepté à la condition de localiser le bureau comptable de cette affaire à mon domicile pour permettre à mon épouse qui en assurerait le suivi journalier de concilier plus facilement cette tâche avec ses activités ménagères et familiales.

 

Nous l’avons vue naître cette société et prospérer grâce à l’incroyable sens commercial du jeune perchiste, Jacques Van Steenwinkel, qui la poussera aux plus hauts sommets, tout en développant par la suite d’autres activités dans les domaines financiers et immobiliers.

 

Son partenaire actif, malchanceux, fut frappé quelques années après d’un infarctus cardiaque. Il venait de nous quitter après une réunion de travail et s’écroula, foudroyé, au volant de sa voiture avant même d’avoir pu démarrer.

 

Le plus étonnant, c’est que nous, les deux autres patrons et moi, qui venions de le quitter, pressés (il était tard), avions récupéré nos véhicules à quelques mètres de là, sans nous douter du drame qui venait de se produire.

 

Le jeune patron sportif, alerté par l’épouse du malheureux qu’elle ne voyait pas revenir, passa une bonne partie de la nuit à remuer ciel et terre pour le retrouver en le recherchant dans toutes les cliniques de Bruxelles.

 

Finalement, envisageant le pire, il interrogea les morgues et localisa notre pauvre ami : les services médicaux d’urgence, ayant constaté son décès, l’avaient directement transporté dans cet endroit sinistre et on ne sait pour quelles raisons n’avaient pas encore averti les proches.

 

A la suite de ce décès, mon collègue de Labofina préféra se retirer d’une affaire restée entre les mains d’un patron si jeune et inexpérimenté qui parvint à rémunérer honnêtement sa part de même que celle de l’héritière du défunt.

 

C’est ainsi que le jeune Jacques comme l’appelait son partenaire, devint le maître absolu de l’affaire et talentueusement la fit prospérer et grandir.

 

C’est un vendeur surprenant. Ainsi, voici l’histoire que notre ami décédé m’a un jour rapportée révélatrice de cette faculté et d’un culot peu commun, mais surtout de cette « aura » de sympathie qui émane de son personnage.

 

Ils étaient tous les deux « sur un très gros marché » comme on dit dans les affaires, qu’ils n’arrivaient pas à décrocher, tellement le « big boss » ne se laissait pas approcher, harcelé par les nombreux « représentants de commerce ».

 

Pas plus que les autres et malgré son talent, notre Jacques n’avait réussi à obtenir le moindre rendez-vous. De guerre lasse, une fois de plus refoulé par un cordon de secrétaires vigilantes, il saisit, pendue à une patère, une blouse d’employé dont il se revêtit.

 

Empoignant ensuite quelques fardes qui traînaient sur une table, il réussit à franchir tous les cerbères juponnés pas du tout surpris de voir passer un employé tellement préoccupé de devoir affronter le « croque-mitaine » qu’il en avait le nez plongé dans ses dossiers.

 

Sans frapper, il entra brusquement dans l’antre de «l’ogre » qui en resta bouche bée.

 

Est-ce son audace, sa jeunesse, son naturel sympathique ou encore un talent qu’il avait de désarmer ses interlocuteurs, toujours est-il qu’il put entamer des négociations qui aboutirent finalement à des prémices de conclusion de marchés très importants !

 

Une autre audace commerciale ou coup de flair de cet « homme d’affaires » brillant, fut de convaincre des pêcheurs de la côte belge enrichis par la vente de leurs terrains en zone balnéaire, habitués pourtant aux grands espaces du large, à passer leurs vieux jours dans un appartement qu’il leur vendra dans un complexe qu’il faisait construire sur la place principale d’Ostende.

 

Nos relations professionnelles devinrent rapidement amicales et nous avons eu l’occasion de passer de nombreux bons moments ensemble.

 

Après nos réunions de travail, Jacques nous invitait au restaurant ou chez lui pour d’agréables agapes avec ses proches ce qui nous permit d’apprécier leur compagnie.

 

Son épouse est une personne de qualité, d’un physique fort agréable, très accueillante et enjouée qui a toujours fait montre d’une grande force de caractère, surtout lorsqu’elle se dévoua à la rééducation de son fils qui avait subi un traumatisme cérébral grave à la suite d’un accident de la route.

 

Patiemment avec une détermination rare et une patience obstinée, elle parvint à guider son enfant pas à pas et lui faire retrouver l’entièreté de ses moyens, car il est bien connu que, dans ce genre d’accident, la reconstruction cérébrale dépend autant de celui qui l’entreprend que de l’entourage qui le soutient.

 

Maintenant ce fils que nous connaissons depuis l’enfance, seconde brillamment son père dans les affaires et est lui-même papa.

 

J’aimerais aussi évoquer la mémoire de la mère de Jacques avec laquelle nous avons eu des rapports amicaux lorsqu’il nous recevait en famille chez lui. C’était une personne d’un grand courage qu’elle a d’ailleurs manifesté en faisant preuve d’un rare sang-froid et de détermination lors d’un incendie qui ravagea sa maison dans laquelle elle se trouvait.

 

Il y en a aussi un que je ne voudrais pas oublier, c’est Marc, un beau-fils de notre patron, qui visite la clientèle Benelux de la société. Nos relations ont toujours été empreintes d’une grande estime mutuelle. J’apprécie beaucoup les coups de téléphone amicaux qu’il lui arrive de m’adresser depuis que nous avons cédé l’affaire comptable de Polytec à un ami de notre fils Benoit, qui a fait son stage chez nous .

 

Mais surtout, il m’est impossible de ne pas évoquer un personnage « haut en couleur »  : Françoise Labio qui fut engagée comme secrétaire mais devint très vite administratrice et pion majeur de la société. Nos relations devinrent amicales, favorisées par des rapports professionnels forcément très étroits : c’était elle qui nous transmettait les données à comptabiliser.

 

En dehors du travail, nous avons aussi partagé avec elle de bons moments autour d’une table en échanges culturels que lui permettait une culture très étendue. Elle adopta un petit Sénégalais très éveillé, ce qui ne fit qu’étendre nos affinités.

 

Le souvenir de tout ce qui précède et de leurs acteurs ne peut que me rendre nostalgique d’une époque qui a débuté en juin 1974 et s’est terminée en avril 1999, c’est-à-dire près de vingt-cinq ans, pendant laquelle j’ai vu naître et se développer une affaire brillante et prospère.

 

{12} Puisque je fais le tour des individualités que j’ai eu l’avantage de fréquenter, dévoués et compétents collaborateurs qui m’ont secondé à Fina Research et dans les sociétés du groupe dont j’avais la responsabilité administrative, je me dois d’en évoquer quelques-uns, toujours présents dans mes souvenirs tellement ils y tiennent une place importante.

 

François Reus, dont j’ai déjà parlé (Ch. 16), qui fut toujours à mes côtés avec une fidélité et un dévouement inouïs. Impressionnant, il menait de main de maître les services de maintenance indispensables à toute entité industrielle.

 

De même Liliane Golard que j’ai engagée à mes débuts, toute jeunette (17 ans), petite dactylo, qui deviendra par la suite la responsable du service du personnel assurant les relations financières et sociales avec les employés et ouvriers que notre société employait dans les différentes entités localisées dans nos bâtiments.

 

Gérarda Van den Eynde qui secondait Liliane Golard. Personne très jolie et dynamique ; ce fut une collaboratrice efficace et talentueuse qui arrêta sa carrière pour se consacrer à sa famille.

 

Micheline Mineur la remplaça. Très dévouée et fidèle assistante de Liliane Golard, elle nous quitta pour s’occuper avec son mari d’une librairie dans le centre de la ville.

 

Simon Debrux dont je me souviens avec émotion tellement son dévouement de plus de trente ans à la société et à ma personne fut d’une constance remarquable. Il avait en charge la gestion du département Photo-Imprimerie qui fut d’abord créé pour les publications de notre centre de recherches, pour s’étendre ensuite aux travaux du groupe. Il nous arrive parfois encore de nous téléphoner pour évoquer de bons moments ensemble.

 

Nicole Van der Stichelen fut la comptable que j’avais engagée pour me seconder dans la gestion administrative de la société Plycolfina qui avait son usine en Flandre, son siège social et son administration chez nous. J’ai évoqué plus avant les rapports amicaux que j’entretenais avec son administrateur, Léon Wolters, frère de notre président de l’époque, qui avait son bureau près du mien et avec lequel j’eus de passionnantes discutions culturelles.

 

Quant à Nicole, elle était surnommée « Miss Plycol » tellement son entregent, sa hardiesse et son dynamisme en faisaient un pilier indispensable à sa société.

 

Après l’arrêt des activités de cette entreprise qui fut revendue, cette employée dévouée fut reprise par une autre société du groupe où elle se fit remarquer par ses qualités professionnelles et une sagacité lui faisant découvrir, entre autres, des arriérés précieux ensevelis dans les arcanes d’un passé nébuleux..

 

Gabriel Benzaquen, Claude Brasseur et Claude Van Dijck qui se sont succédé furent des comptables talentueux et dévoués qui assuraient la gestion comptable de Labofina devenu ensuite Fina Research.

 

Leur dévouement à la société et à ma personne en fit toujours des collaborateurs remarquables. Quelle force d’avoir eu la chance d’être entouré, pendant toute une carrière, d’assistants pareils.

 

Il y en eut certes  beaucoup d’autres et parmi ceux-ci, j’aimerais mentionner avec émotion d’autres collaborateurs directs avec lesquelles j’eus parfois des relations professionnelles tendues. C’étaient des cadres du groupe qu’il avait fallu « replacer » pour diverses raisons dont la principale était la cessation de l’activité des sociétés qui les employaient.

 

Il me fallut alors déployer tout ce que les avatars de ma vie avaient construit dans mon subconscient pour faire face à des situations délicates avec patience, diplomatie et détermination. Ces collaborateurs au passé glorieux, certains plus âgés que moi, déchus par malchance, me plaçaient souvent dans des situations de désaccords que je ne pouvais trancher qu’avec l’autorité de ma fonction ce qui créait entre nous un climat de tension, voire d’inimitié désagréable.

 

Si ces lignes tombent sous les yeux de certains, qu’ils veuillent bien me pardonner des décisions qui n’étaient pas toujours fondées ou des prises de position dans des conflits en faveur de leur adversaire qui à leurs yeux n’étaient pas justes, mais où ma bonne foi n’était pas en cause, teintée souvent de raisons opportunes dictées par les circonstances.

 

En fin de carrière, il en fut un que j’aimerais mettre en exergue, tellement j’ai apprécié sa camaraderie : Hector Godard, le directeur comptable et financier d’une très grosse filiale de notre groupe qui avait été revendue.

 

Il m’assistait dans les tâches difficiles de gestion des entités annexes du groupe que nous abritions et dont on nous avait confié l’administration.

 

J’ai toujours admiré son honnêteté mais redouté son intransigeance. Je crois qu’il m’appréciait tout en n’étant intérieurement pas d’accord avec des positions opportunistes que je prenais.

 

Il avait commencé sa carrière au Congo et me révélait avec indignation sa réprobation envers l’attitude dépravée et scandaleuse de certains de ses collègues.

 

Cette rigueur et cette droiture intransigeante nous amenèrent un jour devant le grand patron du Petrofina d’alors, Adolphe Demeure de Lespaul. Ce fut une aventure épique que je me dois de raconter.

 

Parmi les nombreuses tâches que j’avais confiées à mon ami Hector, figurait la gérance du département « Photos-Imprimerie » du groupe dirigé par Simon Debrux dont j’ai évoqué le dévouement par ailleurs. Sa division imprimerie était conduite par un technicien que nous avions recruté, fils lui-même d’un petit imprimeur flamand de province.

 

Les deux hommes ne s’entendaient pas du tout. Le fils de l’indépendant nous reprochait des contraintes administratives qu’il estimait inutiles. Pire encore, il se disait persécuté par la rigueur des positions autoritaires de mon adjoint que je soutenais cependant.

 

Souffrant d’une telle situation, il adressa à notre tout grand patron, le président de Petrofina, une lettre attendrissante rédigée dans le français approximatif d’un néerlandophone, en dénonçant ce qu’il estimait être du « harcèlement moral » comme on dit maintenant.

 

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes, persécuteurs bien penauds, convoqués avec notre supérieur hiérarchique, un vice-président de Petrofina, Pierre de Tillesse, pour paraître devant notre « juge suprême », le Président de Petrofina, s’érigeant en défenseur de « l’opprimé ».

 

Recréons la scène : un immense bureau de « Grand Patron » dans lequel nous avançons tous les trois à pas feutrés sur la moquette épaisse et avec grande componction. J’eus le lourd honneur de prendre place en face du Président, le Vice-Président se trouvant à droite et mon brave Hector de l’autre côté.

 

D’abord très sévère et impérieux, le personnage qui est devant moi, me fait part de la lettre qu’il vient de recevoir et nous écrase sous des reproches d’abus de pouvoir qu’il ne peut tolérer dans ses sociétés.

 

Je me défends avec désespoir, les deux autres sont muets. Le « Big Boss » est sévère et mes dénégations obstinées le mettent en colère.

 

A bout d’arguments, je sors le dernier avec l’accent de la sincérité la plus profonde, mais qui pourtant était d’une naïveté ridicule bien que désarmante.

 

- Monsieur Demeure (Dans mon désarroi, je n’avais pas dit Monsieur le Président) avons-nous des têtes de tortionnaire ? Hector avait vraiment l’air d’un « Bon Papa » très penaud, quant à moi j’avais dit ça avec la candeur suprême du petit gentil.

 

Je vis le Président, perplexe, la colère tombant. Ses yeux s’adoucirent. Il nous regarda longuement, les yeux allant de l’un à l’autre, dans un silence total, mais qui était révélateur d'un renversement de situation.  Je réalisai alors que la partie était gagnée et qu’un gros poids qui m’écrasait la poitrine venait de s’envoler.

 

- Monsieur Mailleux, m’a dit le grand patron, arrangez tout ça avec toute la diplomatie et l’habileté dont je vous pense capable.

 

C’était gagné et ce fut un des meilleurs moments de ma carrière. Quant à l’imprimeur malgré tous les efforts que je fis pour polir les angles en m’entretenant souvent avec lui, je sentais qu’il restait persuadé d’être la victime d’une hiérarchie injuste.

 

Il y en eut d’autres, ainsi Jean Pauwels que Petrofina m’avait envoyé, lui aussi pour m’assister. C’était un parfait bilingue, provenant de la bonne bourgeoisie anversoise, ceux que les flamands extrémistes surnomment « fransquillons ». Son français châtié et sans accent était meilleur que le nôtre.

 

Nos rapports restèrent aussi tendus qu’ils le furent précédemment quand il était chef comptable de l’usine d’Oelegem en Flandre qui abritait le hall de fabrication des produits adhésifs, cher, on s’en souvient à mon ami Léon Wolters et que je croisais le fer avec lui. Comptable méticuleux, il n’appréciait pas du tout les écarts d’orthodoxie dans lesquels je voulais l’entraîner.

 

Il s’entendit à merveille avec un autre transfuge que Petrofina m’avait imposé, Gaston De Beys,